15/04/2009

Le Conseil communal du 5 mars 2009 en bref

Maison cale

- Le Bourgmestre a présenté le projet rentré par la commune de Herstal dans le cadre du plan de cohésion sociale 2009-2013 de la Région wallonne  L’objectif est, en synthèse, de lutter contre les formes de précarité et les facteurs d’insécurité en assurant le développement social des quartiers.  Le PCS se décline en actions coordonnées au sein de quatre axes : l’insertion socioprofessionnelle, l’accès à un logement décent, l’accès à la santé et le traitement des assuétudes (voir à ce sujet ma proposition de création d’un « point cannabis »), le retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels.  Concrètement, l’idée de la commune dans le cadre de ce PCS est de mettre en place une « maison de la cohésion sociale » ainsi que des relais installés dans des maisons intergénérationnelles, situées dans les actuels locaux de pensionnés (à Vottem, Milmort, Liers, Pontisse, La Préalle et Marexhe – où il devrait en être créé un).  Selon l’Echevin et le bourgmestre, cet outil devrait permettre aux partenaires d’avoir accès à  l’ensemble de l’information et d’avoir des lieux de rencontre et de travail mis à disposition par la commune.  Le budget afférant au PCS pour cette année est de 542.000 EUR, dont 25% à charge du budget communal.  Une dizaine de personnes devraient être engagées dans ce cadre.  L’opposition s’est, quant à elle, abstenue sur le projet, estimant que la réflexion n’était pas suffisamment aboutie alors que Herstal part de rien (notre commune a été classée 249e sur 262 en termes de cohésion sociale, tous les indicateurs étant dans le rouge).  La mise en place de cette maison de la cohésion sociale est certes une bonne idée, mais concrètement, quelle sera la politique menée ?  Tel que présenté, le projet de la commune laisse l’impression que l’on s’inscrit plus dans le registre des bonnes intentions que dans une politique globale et réfléchie à long terme.

- Dans le cadre du dossier de l’Esplanade de la paix, le projet d'arrêté de subvention a été approuvé majorité contre opposition, celle-ci doutant de la pertinence du projet dans le cadre de la revitalisation et estimant que le projet d’espace vert – ou plutôt de pelouse – est de la poudre aux yeux.  Le MR a pour sa part regretté l’autisme du Bourgmestre face au ressenti plus que négatif de la population par rapport au projet tel qu’exposé dans la presse.

- Le Conseil a voté à l’unanimité l’acquisition d’un système de vidéosurveillance destiné à surveiller les zones propices aux dépôts clandestins (bulles à verres, dessous de ponts, etc.)

- L’avenir du stade de football situé rue Delsupexhe à Herstal a été évoqué.  En effet, des rumeurs vont actuellement bon train quant à une éventuelle réaffectation  de celui-ci (centre commercial ou encore station essence avec relais pour routiers).  Le stade en question se situe sur un terrain qui appartenait initialement à la Région Wallonne.  En 2007, le SPW (anciennement MET) a revendu le bien à Urbanicom, qui souhaite y implanter un centre commercial de 5000 m².  La commune a déjà délivré le permis socio-économique, mais il faut encore voir l’avis du fonctionnaire délégué de la Région wallonne.  Le Bourgmestre soutient ce projet en raison du caractère déjà commercial de ce pôle et de la présence à proximité de la future ligne de tram.

- Le projet de ligne de tram, précisément, est revenu sur la table du Conseil.  La question était cette fois de savoir si cette donnée allait être intégrée au futur plan communal de mobilité (PCM).  Le Bourgmestre nous a fait savoir que le PCM ne parlerait que très vaguement du tram car à l’époque où l’on a commencé son élaboration, il n’y avait pas d’éléments concrets à ce sujet.  Ce plan n’est toutefois pas figé, il ne s’agit que d’une orientation stratégique, rien n’est donc définitif.  Au niveau du plan urbain de mobilité cette fois (PUM), qui est, lui, un outil supracommunal, tout ce qui est dit au sujet du tram, c’est que les conditions d’exploitation sont réunies dans la vallée de la Meuse, entre Jemeppe et Herstal, alors que ce n’est actuellement pas le cas ailleurs. C’est au TEC Liège et à la SRWT de réaliser une étude complète sur la meilleure manière de réorganiser le transport en commun en fonction du tram.  On sait déjà que des parkings-relais sont envisagés sur Herstal (l’un au terminus de Basse-Campagne et l’autre à Coronmeuse).  Mais les infos concrètes ne seront, selon le Bourgmestre, disponible que fin 2009 voire début 2010.

- Une enquête sur la propreté publique a été menée à la demande du Ministre LUTGEN dans les 262 communes wallonnes entre le 7 août et le 12 octobre 2008 par le bureau d’études SONECOM.   Sans grande surprise, les résultats de cette enquête, récemment dévoilés dans la presse, ne sont pas très positifs pour Herstal, classée comme « peu satisfaisante ».  L’Echevin a répondu ne pas encore avoir reçu les résultats détaillés de cette enquête, et donc, ne pas pouvoir les présenter au conseil.  Il a également souligné les actions déjà mises en place : existence d’un numéro vert, actions de sensibilisation et d’éducation, poubelles supplémentaires (y compris des poubelles spécifiques pour les déjections canines), achat d’une nouvelle balayeuse,...  L’Echevin a également fait part de sa volonté de faire réaliser une autre enquête, plus précise, destinée à compléter la démarche du Ministre.  Sur la propreté, à noter également cet article du journal La Meuse qui classe Herstal parmi les « mauvais élèves » en raison d’une augmentation de 2% du volume des déchets ménagers par habitant entre 2007 et 2008.

16/03/2009

Question orale de J. Maus relative à la création d’un « point cannabis » à Herstal

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Ma demande vise à la création d’un « point cannabis » sur notre commune. 

Loin d’être un lieu de délivrance de drogue, le point cannabis est un lieu gratuit et anonyme de prévention et d’information à destination des consommateurs, de leurs proches et de tout interlocuteur privilégié des jeunes. 

La tendance actuelle est à la banalisation des drogues dites « douces ».  Pourtant, différentes études tendent à démontrer que consommer de telles substances n’est pas si anodin que cela.  Outre les risques notamment de dépendance liés à la drogue elle-même, il y a ce qui entoure l’usage de celle-ci : problèmes de décrochage scolaire, sécurité routière, conflits familiaux etc.   

S’il ne faut pas diaboliser le cannabis, il est bien que les jeunes aient un interlocuteur privilégié vers qui se tourner pour recevoir des informations objectives, faire le point sur leur propre consommation voire recevoir un appui s’ils souhaitent diminuer ou arrêter.

C’est tout cela et bien plus encore qu’offre le « point cannabis » tel que développé par la Province de Liège.  Suite au succès du Point Cannabis de Liège, Visé et Seraing ont, à leur tour, mis en place ce type d’infrastructure avec le soutien de la Province. 

Sur le plan géographique, Herstal est proche de Maastricht et ses coffee-shops.  Par ailleurs, nous accueillons sur notre territoire plusieurs établissements d’enseignement secondaire.  Or, les adolescents sont un public particulièrement vulnérable face à la drogue.  Enfin, cette initiative pourrait également à mon sens s’inscrire dans le cadre du plan de cohésion sociale de la Région wallonne, auquel la commune projette d’adhérer.  En effet, l’accès à la santé et le traitement des assuétudes constitue l’un des quatre axes orientant la stratégie d’actions à mettre en place par les communes dans le cadre du PCS.

La venue des représentants provinciaux à Herstal le 4 février prochain m’a semblé être une bonne occasion pour prendre votre avis à l’égard de ce type de projet.

Pensez-vous que ce type d’initiative pourrait être étendue à Herstal ?  Quel est votre avis sur ce projet ?

Réponse 

L’Echevin de la santé reste très évasif.  Le collège communal et le collège provincial ont inscrit ce point à l’ordre du jour de leur réunion commune du 4 février 2009.  Il sera donc discuté lors de collège commun.

L’Echevin rappelle qu’il existe déjà un centre qui s’occupe de problèmes de toxicomanie rue St Lambert, à Herstal, et qui dépend de l’AIGS (Celui-ci s’occupe toutefois essentiellement des drogues dites « dures ») 

Lire l’article du journal La Meuse d’avant le Conseil

Lire l'article du journal La Meuse d'après Conseil

Lire l'article du journal La Meuse suite au collège commun Province/commune

En lien avec le sujet, voir le reportage d’RTC : « cannabis : forte consommation des jeunes »

21/12/2008

Question orale de J. Maus relative à la pollution aux hydrocarbures et métaux lourds sur le site de l’ancienne décharge de Vottem

Question

 

Le Dr Migeotte, médecin à Vottem, a fait réaliser, à ses frais, des analyses sur un échantillon au pied du talus bordant l’ancienne décharge communale de la Chaussée Brunehault à Vottem.

 

Les résultats de cette analyse ont révélé une pollution aux hydrocarbures et métaux lourds.

 

Les autorités communales, une fois informées, ont-elles fait réaliser de nouveaux prélèvements sur la décharge ?

 

La prairie située en aval de la décharge et « le Rida » (ruisseau) sont-ils également touchés par cette pollution ?

 

D’autres polluants que ceux détectés par l’Institut Malvoz à la demande du Dr Migeotte ont-ils été détectés ?

 

Quels sont les risques pour la santé des riverains ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre a commencé par rappeler que la décharge de Vottem est recouverte depuis 20 ans. Elle est actuellement biologiquement inactive.

 

Il a souligné que le prélèvement effectué par le Dr Migeotte était un prélèvement "effectué par un privé dans des conditions non précises". Néanmoins, le collège a pris contact avec la Spaque (société publique wallonne d'aide à la qualité de l'environnement) afin d'effectuer des vérifications, des analyses sur le site. Il promet de tenir les membres du Conseil communal informés.

 

Par ailleurs, le "décret sol", qui va arriver prochainement au Parlement wallon, permettra de restaurer le sol en cas de pollution historique,comme c'est le cas en l'espèce.