15/11/2011

Question orale des groupes ECOLO/MR/PTB+ relative à la création d’une zone de police unique pour la Basse-Meuse

Question

 

Les conseillers communaux Ecolo/MR/PTB+ ont été surpris d’apprendre par la presse votre volonté de fusionner les zones de police de Herstal et celle de la Basse-Meuse

 

Indépendamment de leurs positions respectives quant au bien-fondé de cette proposition de fusion, ils souhaiteraient obtenir les éclaircissements suivants :

 

Quant à la forme

 

Légalement, la décision de fusion volontaire de zones de police doit se faire par l’introduction d’une demande conjointe des conseils communaux ou de police respectifs.

 

Dès lors, comment se fait-il que le conseil n’ait pas été consulté sur ce projet de mariage mort-né (Le Collège de police de la Zone Basse-Meuseayant refusé) ? Les conseillers communaux herstaliens ont quelque peu l’impression de tenir le rôle du cocu dans cette histoire, ayant été les derniers informés de cette volonté de rapprochement !

 

Estimez-vous normal dans un système démocratique que les conseillers communaux soient informés des projets qui relèvent de leur pouvoir de décision par la presse ?

 

 

Quant au fond

 

Sur quels éléments vous basez-vous pour avancer que l’on risque une fusion imposée par le SPF intérieur à l’avenir ?

 

Quelles seraient les conséquences positives et négatives d’une telle fusion pour les policiers herstaliens ?  De combien de représentants la ville de Herstal disposerait-elle au sein du Conseil de police nouvellement formé et quelle serait la composition de celui-ci ?

 

Nous apprenons également que Herstal ne dispose que de 119 policiers sur un cadre fixé à 145.  Pourquoi ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre a tout d’abord dit comprendre la surprise suscitée par les articles parus dans la presse, tout en rappelant qu’à ce stade, il n’est pas encore légalement requis que le conseil communal intervienne.

 

La loi autorise la fusion de zones de police sur base volontaire jusqu’au 31 décembre 2010. Le Chef de corps a dès lors rédigé une note à l’attention du Bourgmestre, reprenant les zones de police avec lesquelles une fusion pourrait être envisagée, avec les avantages et les inconvénients. 

 

Sur cette base, des contacts informels ont été pris avec la zone de Police de la Basse-Meuse, qui a inscrit la question de la fusion entre les deux zones à l’ordre du jour du Collège de zone.  La même démarche a été entreprise sur Herstal. 

 

Le Bourgmestre regrette que la presse ait fait état des discussions avant que la décision du collège de Zone de la Basse-Meuse soit prise.  La décision de refus prise par la zone police de la Basse-Meuse a par ailleurs été prise avant la tenue du Conseil communal Herstalien, ce qui explique que celui-ci n’a pu en être informé préalablement.

 

Il craint également qu’à défaut de fusion volontaire avec un partenaire choisi, l’on se retrouve dans un mariage forcé avec la zone de police de Liège (mais n’avance toutefois aucun élément concret pour appuyer cette crainte).

 

En ce qui concerne l’effectif, Herstal se trouve au-delà de la norme KULqui devait être atteinte dans le cadre de la réforme des polices (nous avons 101 agents alors que la norme est de 98 et que le cadre est fixé à 118).  Cela ne signifie pas que l’effectif est suffisant pour assumer les missions mais le Bourgmestre rappelle que la Ville et la Police ont un niveau d’exigence élevé et de ce fait, recruter n’est pas si évident.  Par ailleurs, le Bourgmestre souligne aussi l’élargissement du peloton anti-banditisme (PAB) à la zone de Police de Herstal.

 

Lire l'article du journal La Meuse 

06/11/2009

Question orale de J. Maus relative aux problèmes de sécurité et de vandalisme rue Emile Muraille

Question

 

Les habitants de la rue Emile Muraille se plaignent de nuisances occasionnées par une bande jeunes se réunissant près du hall omnisports : dégradations causées aux maisons, tapage nocturne, consommation d’alcool, immondices laissées sur la voie publique…

 

Outre cela, des dégradations sont causées à des biens appartenant à la SRL.  Des contacts pris à ce niveau, il ressort qu’il n’est pas possible de récupérer le préjudice subi auprès des parents de ces jeunes (ce qui serait peut être de nature à les responsabiliser par ailleurs) car les PV de la police ne citent pas de nom permettant d’identifier clairement les auteurs, même si la plupart des jeunes qui commettent ces méfaits sont connus.

 

La police a-t-elle examiné cette situation ? Quelles sont les mesures envisageables ?

 

Si la police se révèle impuissante à régler ce problème, envisagerez-vous d’introduire un couvre-feu comme l’ont fait certains de vos collègues (ex. : Axel Sœur à Courcelles, Paul Furlan à Thuin..).

 

Au-delà de la répression,  envisagez-vous d’engager des éducateurs de rue, par exemple, dans le cadre du plan de cohésion sociale (PCS) ?  Ne créerait-on pas une vraie maison de jeunes, qui les impliqueraient dans des projets et activités, encadrés d’éducateurs ?

 

Enfin, envisagez-vous d’engager des gardiens de la paix (loi du 15 mai 2007) ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre a tout d’abord refusé de lire la réponse du chef de corps dans son entièreté en raison du timing imposé par le ROI (lien). 

 

En synthèse, le chef de corps estime que ce n’est pas par une intervention policière pure et dure que l’on pourra résoudre des problèmes de ce type, qui ne sont pas faciles à gérer.  Selon ses propres termes : « la police n’est pas Dieu le Père ».

 

Le  plan de cohésion sociale est axé sur l’insertion sociale intergénérationnelle.  Les éducateurs de rue (que le Bourgmestre qualifie de mesure « anti-jeunes ») ne sont donc pas envisagés dans ce cadre. 

 

Le PCS, avec sa démarche axée sur l’intergénérationnel, ainsi que les sanctions administratives, ont pour but d’éviter ce genre de nuisances en améliorant le cadre de vie des Herstaliens, en faisant en sorte qu’ils se sentent bien chez eux, en rendant la Ville et son image plus attractives.  A cet égard, le Bourgmestre affirme qu’un fait de vandalisme relaté en long et en large dans la presse nuit à l’image de la Ville.

 

Il se refuse également à toute attitude qu’il estime « excessive » par rapport aux rassemblements de nuit.  Il relève qu’il n’y a pas de dégradations au hall omnisports Emile Muraille, et ce, selon lui, parce que les jeunes viennent y jouer le mercredi et se sont ainsi approprié le hall.

 

Les gardiens de la paix ne sont pas non plus envisagés.

 

A titre de réplique, j’estime tout d’abord interpellant de rendre la presse responsable de l’image catastrophique de notre commune.  Ensuite, je rappelle ne jamais avoir défendu de position « anti-jeunes », étant quand même jeune moi-même !  La proposition n’a jamais visé à créer un état policier, mais au contraire, au-delà de la répression nécessaire, à créer un encadrement des jeunes autour d’un projet développé par eux, pour eux et avec eux.  Se contenter de dire que « la police n’est pas Dieu le Père », à un moment, ne suffit pas : il faut prendre en considération le légitime ras-le-bol des gens qui habitent à cet endroit et y apporter une réponse concrète.  Il est regrettable que la majorité soit sourde aux différentes pistes de solution avancées par le MR (couvre-feu, maison de jeunes, éducateurs de rue et gardiens de la paix).  Les habitants de la Préalle apprécieront.

 

Lire l’article du journal La Meuse paru avant le Conseil

 

Lire l’article du journal La Meuse paru suite au Conseil