11/04/2014

Question orale de J. MAUS relative au stationnement payant dans le centre de Herstal

Question

 

Le stationnement payant suscite de vives inquiétudes tant auprès des commerçants du centre de Herstal qu'auprès des clients et employés de ceux-ci et des riverains.

 

Bien que le principe du stationnement payant soit connu depuis 2011, et en dehors des articles de presse parus très récemments à ce sujet, les conseillers communaux sont actuellement toujours dans l'ignorance en ce qui concerne les modalités concrètes de celui-ci.

 

Le stationnement payant aura immanquablement un impact considérable sur l'activité des indépendants établis dans l'hyper-centre. Si les informations en ma possession sont exactes, ceux-ci vous ont fait part de 4 revendications, à savoir :

- 30 minutes gratuites en zone orange

- une indication des parkings et de leurs tranches horaires gratuites

- la possibilité pour les commerçants d'offrir tout ou partie des frais de stationnement à leurs clients moyennant une intervention de la Ville (système de jetons)

- la possibilité d'utiliser les cartes d'abonnement et cartes riverains à la piscine communale et sur le parking Browning

Dans quelle mesure allez-vous tenir compte de ces revendications qui ne semblent pas du tout fantaisistes, mais au contraire, très raisonnables ?

 

La Ville va-t-elle intervenir de manière plus importante dans les frais de parking des clients des commerces dans l'attente de la construction du parking derrière le nouvel hôtel de Ville (NHV) étant donné qu'avant la fin des travaux, l'offre restera insuffisante ?

 

Envisagez-vous de revoir le prix annoncé pour les cartes d'abonnements au bénéfice des travailleurs des entreprises herstaliennes afin de sauvegarder l'emploi tant indépendant que salarié ?

 

Envisagez-vous une réunion de concertation ou au moins, d'information des

riverains concernés ?

 

Avez-vous rencontré la direction du Collège St Lambert afin de trouver une solution pour le stationnement de ses professeurs, qui semble problématique ?

 

Au vu de l'importance du sujet, envisagez-vous une commission extraordinaire afin d'en débattre avec l'ensemble des groupes politiques représentés au Conseil ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre a commencé par justifier le fait que les Conseillers n'aient pas eu connaissance des modalités concrètes du stationnement payant plus tôt. Selon lui, c'est parce que le Collège n'était pas prêt à avancer dans les négociations avec le partenaire privé. Aujourd'hui, après différentes consultations juridiques et la création de la poche de parking Browning, c'est le cas. En termes d'agenda, les règlements pourront être soumis au Conseil communal à la fin du mois de septembre, après être passés en Collège le 16. Le stationnement deviendrait donc payant dès janvier 2014, après approbation de la tutelle.

 

Rien ne sera finalisé avant le Collège du 16 et de nombreux échanges sont encore prévus avec Besix Park d'ici là. Toutefois, le Bourgmestre a estimé que certaines informations pouvaient déjà être communiquées sur l'état d'avancement des discussions.

 

C'est ainsi que des contacts ont pu avoir lieu avec les commerçants qui le souhaitaient, lesquels ont formulé plusieurs demandes complémentaires que le bourgmestre s'est engagé à transmettre à Besix Park pour examen.

 

Les Conseillers auront l'occasion de discuter des différents règlements dans le cadre des commissions qui seront organisées avant le Conseil de septembre au cours duquel ceux-ci seront soumis au vote. Il n'y aura aucun groupe de travail spécifique.

 

En ce qui concerne les travailleurs du centre qui ne sont pas domiciliés à Herstal (et ne peuvent donc pas utiliser une carte riverains), le Bourgmestre garantit qu'ils disposeront de facilités et d'un tarif réduit. Il espère par ailleurs que le Collège St Lambert trouvera une solution pour ses professeurs, comme la FN l'a fait pour ses salariés.

 

Enfin, une vaste campagne d'information sera organisée à destination des riverains concernés une fois les règlements adoptés.

 

Le Bourmgestre clôture en confirmant sa volonté de passer au stationnement payant, malgré la pétition et la manifestation organisée avant le Conseil. En effet, il rappelle que l'on vit dans un état de droit et que déchirer les contrats déjà signés avec Besix Park serait, selon lui, “de la folie totale et de l'irresponsabilité”. Au-delà de la contrainte juridique, il se dit convaincu d'avoir choisi la bonne solution en ce qu'elle permettra d'assurer une plus grande rotation des voitures en évitant les voitures ventouses et de mieux partager l'espace public entre les différents utilisateurs (salariés, commerçants, riverains,etc). Il insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une privatisation de l'espace public, mais d'un partenariat avec une maitrise publique conservée.

 

Le MR espère que cette “maîtrise publique préservée” sera démontrée concrètement par la prise en compte des revendications légitimes des commerçants...

 

Lire l'article du journal La Meuse

 

Lire l'article de la Dernière Heure

 

Lire les articles parus après le conseil sur l'issue des négociations avec Besix ainsi que sur les cartes riverains

24/03/2014

Question orale de J. MAUS relative au réaménagement de la Place Gilles Gérard à Vottem

Question

 

Comme chaque année depuis 2007, je reviens sur la nécessité de réaménager cette place centrale de Vottem.

 

Dans un premier temps, un partenariat avec la SRWT avait été envisagé en vue de la réalisation de l’étude nécessaire au réaménagement.  Puis, un montant de 100.000 EUR a été inscrit au budget communal pour couvrir les honoraires de réalisation celle-ci.  L’adjudicataire devait être désigné fin 2011.

 

Deux ans et un scrutin plus tard, le réaménagement de la Place est dans la déclaration de politique communale

 

Pouvez-vous nous dire à quel stade en est la procédure ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre a une fois de plus confirmé la nécessité de réaménager cette place centrale de Vottem.

 

Il s'est ensuite dit énervé par ce dossier. En effet, le Collège a d'abord cru qu'il pourrait travailler avec le TEC puis avec la SRWT avant d'arriver au constat que ce ne serait possible ni avec l'un ni avec l'autre. Ensuite, c'est une logique plus privée qui a été poursuivie avec la volonté de désigner un auteur de projet mais une seule offre a été déposée et elle n'a pas suscité l'enthousiasme des techniciens de la Ville.

 

Face à ces constats, le Bourgmestre se dirige finalement vers une solution en deux temps : tout d'abord, une rénovation classique à court-terme, réalisée pour une grande partie grâce à des subsides obtenus dans le cadre du droit de tirage de la Région Wallonne, et complémentairement avec quelques travaux effectués sur fonds propres; ensuite, à moyen-terme, une revitalisation urbaine, avec subsides spécifiques et partenariat public-privé.

 

Le Bourgmestre ne désespère pas que le TEC consacre quand même quelques moyens financiers, vu la présence du terminus des bus sur la Place.

 

A cela s'ajoutent la problématique des espaces situés à l'avant et à l'arrière de la Salle de l'Equipe, qui ont un certain potentiel, mais aussi du Rouby, qui a été racheté par un privé, à la grande surprise du Bourgmestre.

 

Lire l'article du journal La Dernière Heure

Lire l'article du journal La Meuse

14/02/2014

Le Conseil communal du 20 décembre 2012 en bref

pôle Marexhe-Gare, rénovation urbaine, stationnement, vitesse, police, présence policière, écoulement des eaux, rue Petite Voie, parking, parking provisoire, signalisation, réaménagement du centre urbain, tram, PPP, Basse-Campagne

- Le MR a relayé les craintes des habitants du Pôle Marexhe-Gare.  En effet, si la rénovation urbaine est indispensable, encore faut-il qu'elle corresponde à la réalité du terrain.  Or, suite à une réunion d'information le 7 novembre 2012, il apparait que des arbres seraient plantés dans la rue principale et que le stationnement y deviendrait alternatif, faisant craindre la perte de plusieurs emplacements de parking.  Les riverains souhaiteraient par ailleurs une présence policière accrue afin d'y limiter la vitesse.  Enfin, dans la nouvelle configuration de la rue Petite Voie, celle-ci n'aurait plus de trottoirs, ce qui inquiète les riverains en termes d'écoulement des eaux en cas de fortes pluies.

Le Bourgmestre a promis de prendre en considération les remarques des riverains dans le cadre de l'avant projet de l'étude des voiries du quartier qui sera présenté au Conseil de fin janvier 2013, tout en gardant à l'esprit l'intérêt général.  Selon lui, la végétation est utile, en ce qu'elle permet d'agrémenter le quartier et de lui donner une autre dynamique mais aussi en ce que ces arbres obligeront naturellement les conducteurs à ralentir.  Il y aura certes un impact au niveau du parking, mais selon le Bourgmestre, sans perte réelle.  En effet, les emplacement seront mieux tracés et établis en fonction des garages.  Le parking devrait donc être plus efficace qu'avant.  En ce qui concerne la rue Petite Voie, le Bourgmestre assure que l'écoulement des eaux sera pris en compte. 

 

- Le Conseil a voté la prolongation pour un an du contrat de mise à disposition précaire à titre gratuit du terrain de la SRL situé rue Elisa Dumonceau et où a été aménagé un parking provisoire

 

- Le MR a voté pour la conclusion de conventions de mise à disposition à titre gratuit en vue de la pose de bâches d'information relatives à la circulation et la signalisation de l'hypercentre et a en revanche voté contre l'engagement de dépenses dans le cadre énièmes travaux supplémentaires et modificatifs.

- Le Conseil a marqué son accord sur une convention de coopération publique-publique relative à l'exécution via un PPP de la 1ère phase du projet de création d'une première ligne de tram dans l'agglomération liégeoise, entre Seraing (Jemeppe) et Herstal (Basse-Campagne). Cette convention publique-publique a pour but de faciliter l'exécution du projet par le partenaire privé et de permettre aux gestionnaires de voirie de préciser les conditions d'exécution des travaux (nuisances, autorisations de chantier, signalisation à placer, mobilier urbain, travaux à réaliser hors tracé du projet, …) qu'ils entendent voir respectées sur leurs domaines respectifs.

28/08/2012

Le Conseil communal du 24 novembre 2011 en bref

- Le Conseil a reparlé du PPP stationnement et parkings.  En effet, la Ville de Herstal et Urbeo ont attribué la concession conjointe de services pour l’exploitation du stationnement payant en voirie et l’exploitation de parcs de stationnement à un partenaire privé, Besix Park.

A partir de là, Besix Park va être invité à signer une convention cadre qui organisera l’ensemble des modalités d’exécution de la Concession conjointe de services et donc du partenariat.  Cette convention sera soumise au vote du Conseil.

Besix Park constituera avec Urbeo Invest (filiale publique créée entre Urbeo et la SRL) une société d’économie mixte.  C’est cette société d’économie mixte qui désignera plus tard un prestataire chargé de gérer au quotidien le parking derrière NHV et le stationnement en voirie.  Elle pourra conclure cette convention de services d’exploitation, soit avec Besix directement, soit avec une entreprise liée à Besix mais avec la garantie de celle-ci.

En ce qui concerne le stationnement en voirie, un règlement communal de stationnement devra être adopté par la Ville.

En ce qui concerne les parcs de stationnement, Besix participera à leur conception et examinera les projets de dossier de demande de permis relatifs aux ouvrages qui les abriteront.  Besix participera ensuite au suivi de la construction de ces ouvrages. 

A titre de parcs de stationnement, il ne reste aujourd’hui plus que le parking derrière NHV.  En effet, comme déjà expliqué lors du conseil communal du 6 octobre concernant le PPP promotion Marexhe, l’idée d’un parking souterrain à Marexhe a du être abandonnée.  

Derrière le NHV, le coût du parking sera réparti entre la ville, les utilisateurs (puisqu’il sera payant) et le partenaire privé.  Celui-ci est prêt à y investir plusieurs millions pour en avoir l’exploitation, sans garantie sur sa rentabilité.  En effet, le Bourgmestre rappelle qu’il y aura aussi le tram avec un parking P+R gratuit arrêts plus loin…

Le MR n’a pas plus soutenu la majorité sur cette voie qu’en avril.  Si l’on prend l’exemple de Visé, le parking est gratuit et a même été agrandi.  Le commerce y est florissant, et les gens (échevins herstaliens compris) aiment s’y promener.  Ce parking payant, tout comme les nouveaux sens de circulation qui détournent la circulation du centre vers les Boulevards et le fait que le tram contournera les quartiers, se fera au détriment des commerces du centre de Herstal, des clients qui veulent les fréquenter, et des habitants du centre-ville.  Le Bourgmestre parle de systèmes de demi-heures gratuites mais qui les financera ? Les commerçants devront-ils de nouveau y aller de leur poche ? 

 

-  Le plan d’implantation du Marché de Herstal a été modifié pour la énième fois (suppression du bas de la rue Laixheau jusqu’au numéro 23 inclus côté impair, jusqu’au numéro 18 non inclus côté pair et en prenant une partie de la rue Croix-Jurlet, de l’angle avec la rue Laixheau à l’angle avec la rue de l’Economie).

 

-  La majorité a soumis au vote une motion protestant contre le prélèvement des réserves des Agences Locales pour l’Emploi (ALE) sur base d’un arrêté royal du 2 octobre 2011.  L’objet de cette motion est de proposer que le système du prélèvement soit remplacé par des mesures qui obligent les ALE à affecteur leurs réserves et moyens disponibles à des initiatives locales ou supra locales de création d’emploi et à réclamer subsidiairement qu’en cas de maintien du prélèvement, celui-ci soit également appliqué à toutes les personnes juridiques dont l’activité se situe dans le secteur des titres-services et que, dans l’attente de la mise en œuvre d’un tel prélèvement, les dispositions de l’arrêté royal du 2 octobre 2011 soient suspendues.

Le MR a soutenu cette motion afin de soutenir l’ALE de Herstal, à la réserve près que imposer le prélèvement aux sociétés commerciales, c’est peut-être rétablir un équilibre aux yeux de certains (quoique les ALE étant des ASBL, les règles qui les régissent ne sont pas comparables), mais c’est aussi compromettre l’emploi dans le secteur des titres-services de manière encore plus large.

21/08/2012

Question orale de J. Maus relative au tracé définitif du tram à Herstal

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Question

 

La presse a fait écho des quatre variantes subsistant pour le tracé du tram suite au Comité exécutif du 10 octobre 2011. En ce qui concerne Herstal, il semble que les experts préconisent plutôt un passage par les boulevards que par le centre.

 

Est-il exact que le Bourgmestre a marqué son accord sur cette alternative ?

 

Quel serait alors le tracé exact dans cette nouvelle perspective et où seraient situés les arrêts ? Quels sont les quartiers qui seront desservis ? Quel serait l’arrêt le plus proche de la place J. Jaurès ?

 

Et pour la gare, quel serait l’arrêt le plus proche ? Comment favoriser l’intermodalité dans de telles conditions ? Est-ce inenvisageable de créer un crochet par la gare dans le nouveau tracé ?

 

Quel serait le nombre d’expropriations à entreprendre si le tram passe par les Boulevards ? Quelles seraient les rues concernées par ces expropriations ?

 

Un parking de délestage est-il toujours envisagé à Herstal ? Si oui, où se trouvera-t-il ?

 

Quid de la proposition d’Urbagora (après Coronmeuse, le tram emprunterait la rue Hayeneux et la rue Saint Lambert où il passerait en-dessous de la gare avant de rejoindre la place Jean Jaurès, puis de longer la FN par la rue Voie de Liège et de redescendre vers la Place Licourt pour enfin poursuivre sa route vers les ACEC et Basse-Campagne) ? A-t-elle été analysée par les services et quel est leur avis à ce sujet?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre commence à rappeler l'importance du projet de tram pour la Région liégeoise dans son ensemble. C’est le fer de lance de la refonte de l’offre de mobilité. Il reliera les 3 villes les plus peuplées de l’arrondisssement : Liège, Seraing et Herstal. Il améliorera la mobilité des herstaliens, mais aussi de tous les habitants de la Basse-Meuse, dont Herstal est la porte d'entrée.

 

Le timing envisagé est le suivant : après la décision du Gouvernement wallon sur le tracé basée sur les réunions préparatoires, un avant-projet sera concrétisé pour avril 2012. Le permis devrait être déposé pour janvier 2013 et une notification à l'entreprise, partenaire dans le cadre du PPP devrait avoir lieu en avril 2014. Ainsi, dans le courant du 1er semestre de 2017, le tram pourrait être mis en service sur l’ensemble du tracé et serait donc opérationnel pour l’exposition internationale de juin 2017 si celle-ci a lieu à Liège.

 

A Herstal, il a été décidé que le tram passera par Coronmeuse et ira jusque Basse campagne, ce qui permettra d'offrir une meilleure mobilité aux habitants et une solution à la saturation de certains tronçons.

 

Le Bourgmestre s'estime déjà heureux que le tram aille plus loin que Coronmeuse. Selon lui, le délai de réalisation est très court et les enjeux techniques nombreux : étroitesse de certaines voiries, dénivelés,…Il faut 10 mètres de large pour faire circuler un tram en double voie dans une rue piétonne. En ajoutant une bande de circulation automobile, on passe à 14 voire 16 mètres. Si l'on ajoute encore un espace de stationnement, on est entre 16 et 18 mètres. Passer du dessin à la concrétisation présente donc certaines contraintes.

 

Ainsi, les suggestions d'Urbagora ne peuvent être retenues car il n'y a pas assez de largeur entre les façades pour mettre un tram sur deux voies et il est (hereusement) inenvisageable d'abattre un coté de toute une rue si longue. D'autre part, il ne serait pas non plus possible de mettre le tram en une seule voie (aller-retour) car le tronçon fait seulement 2 km avec au moins 2 arrêts sur le trajet. Eviter que les trams en sens inverses se croisent nécessiterait un trop long délai entre le passage de 2 trams successifs. Or, pour assurer la perennité du tram partant de Basse-Campagne, il faut que celui-ci ait le même rendement commercial que celui qui part de Bressoux.

 

A Herstal, faire passer le tram par les Boulevards est la solution la plus réaliste. Elle présente l'avantage de limiter le nombre d'expropriations, qui prennent du temps et coutent de l’argent, en plus des désagréments occasionnés aux expropriés. En effet, là où le tracé initial proposé par les services communaux (bien que suite à une question écrite de l'opposition posée en septembre 2010 , le Bourgmestre avait nié avoir donné une suggestion de tracé pour le tram) nécessitait plus de 120 expropriations, la nouvelle variante n'en représenterait que 10 à 15 afin d'optimiser l’intégration du tracé du tram, donc plus dans un souci urbanistique que par nécessité technique. Ces expropriations concerneraient le tronçon entre la Place Licourt et les ACEC.

 

Concrètement, le tram passera par Coronmeuse, empruntera le Boulevard avec un 1er arrêt au pied de la rue Marexhe (avec une distance entre la station et le Pôle Marexhe d’un peu moins de 400 mètres), puis redémarrera avant de s’arrêter au pied de la rue des Mineurs (à un peu plus de 200m du NHV), puis reprendra son chemin en direction de la Place Licourt, où il s’arrêtera avant de prendre l’axe intérieur, de s'arrêter au 12e de ligne, et de rentrer dans le site des ACEC pour finir sa route derrière le Delhaize de Basse-Campagne. La fréquence sera équivalente vers Basse-Campagne et vers Bressoux. Au niveau du Boulevard, il n'y aura plus qu'une bande de circulation à la place de 2 puisque le tram passera au milieu. Par rapport au fait que des travaux viennent juste d'être terminés sur les Boulevards, le Bourgmestre n'a pas le sentiment d'avoir gaspillé l'argent du contribuable. En effet, la partie principale des boulevards aura quand même servi quelques années avant d’être modifiée pour le tram. Par ailleurs, tous ces travaux seront à charge de la Région Wallonne. Le 3ème tronçon des Boulevards sera néanmoins réaménagé en tenant compte de la perspective du tram.

 

Pour le Bourgmestre, le tram permettra de désengorger l'axe A. Delsupexhe/PJ Antoine, de transformer les boulevards en réels boulevards urbains et de repenser l'offre de mobilité dans les quartiers. Le tracé retenu, en ce qu'il est réaliste, et le fait qu'il n'y ait qu'un seul PPP garantissent le passage du tram à Herstal.

Un parking P+R de 300 places sera créé soit aux ACEC, soit au niveau du Delhaize de Basse-Campagne (terminus) afin de rendre le tram attractif pour les gens qui ne viennent pas des endroits parcourus par le tracé mais d’ailleurs à Herstal ou dans la Basse-Meuse.

 

En conclusion, le Bourgmestre se dit satisfait de l’évolution du dossier, qui n’est pas facile. Maintenant, il n'y aura de certitude quant au passage du tram à Herstal que quand on l'y verra. Même si une étape importante a été franchie, il reste un certain nombre d’aléas : obtenir le permis, trouver le partenaire du PPP, l’enveloppe budgétaire...

 

20/08/2012

Le Conseil communal du 6 octobre 2011 en bref

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- Le Conseil a lancé un appel d'offres avec publicité européenne dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) concernant le quartier Marexhe. Ce PPP se fera entre d'une part, un privé, que l'appel d'offres vise à désigner, et d'autre part, la Ville et Urbeo, et plus particulièrement sa filiale Urbeo Invest. Le but est de construire 30 à 40 logements, avec au moins 50% des rez-de-chaussée affectés au commerce ou à l'HORECA, et un parking souterrain comprenant des places destinées à être vendus aux acquéreurs des logements et des commerces du programme privé. Le nombre de places de parking à prévoir est de 1,5 par logement et 2 par commerces. 

Parmi ces places de parking, aucune n'est donc destinée à rester disponible le public ou pour étoffer les possibilités de parking pour la future gare. Par ailleurs, les 3 firmes consultées dans le cadre du PPP en matière de stationnement et parkings ont été unanimes pour rejeter le projet de créer à Marexhe un parking à destination du public et payant à l'heure au motif que celui-ci ne serait pas suffisamment rentable. Il s'est avéré difficile de déterminer qui allait payer quoi si des places étaient réservées pour les navetteurs dans le parking souterrain comme demandé par la SNCB. Toutefois, il reste la volonté d'aménager un parking en plein air pour les usagers du train, à raison de 40 ou 50 places, de l'autre côté des voies, dans le cadre du partenariat avec la SPI+ et la SNCB. La gestion de ce parking aérien serait plus simple et moins couteuse qu'en sous-sol. Sachant qu'actuellement, il n'y a quasiment aucune opportunité de parcage pour les navetteurs, le Bourgmestre estime que ce parking, bien que n'ayant pas un accès direct vers la gare, sera quand même un plus. Par ailleurs, il espère que les navetteurs viendront également à pied ou en vélo, ou encore en tram. Le MR s'est donc abstenu sur ce PPP, qui, bien qu'il comprenne des éléments positifs, confirme les craintes déjà exprimées lors du PPP sur le parking, à savoir que la politique de stationnement sera réfléchie en fonction de critères de rentabilité commerciale et non de service au public.

 

- M. Jean-Michel Lovinfosse a démissionné de son mandat de conseiller communal et sera remplacé par Mme CHALON

 

- Le MR a voté contre les règlements-taxes relatifs aux centimes additionnels au précompte immobilier et aux taxes additionnelles à l'IPP pour l'exercice 2012.

 

- Le Conseil a refait le point sur l'expropriation des garages Mercator et Atlantide rue des Mineurs.

Tout d'abord, les riverains ont des craintes de ne plus avoir d'emplacement près de chez eux suite à la suppression de leur garage. A cet égard, le Bourgmestre a rappelé que les ex-propriétaires de garages qui le souhaitent auront la possibilité, selon des modalités restant à définir, d'accéder de manière permanente au parking souterrain d'environ 400 places qui sera situé derrière le NHV pour mettre leur voiture à l’abri hors voirie.  La Ville s'engage à négocier les modalités les plus souples et larges possibles avec les gestionnaires afin de répondre aux envies et besoins de chacun : location ponctuelle, permanente, la nuit, le jour et la nuit, voire acquisition de droits réels sur ces emplacements. D'ici là, des emplacements temporaires seront créés, notamment dans un immeuble appartenant à la Régie des bâtiments. Les conditions financières de ces solutions transitoires ne sont pas encore déterminées à l'heure actuelle.

Ensuite, les sommes proposées aux riverains expropriés ne semblent pas tenir compte de la perte de valeur entre un appartement avec garage et un appartement sans garage. A cet égard, le Bourgmestre signale qu'il est impossible de prédire ce que les personnes concernées obtiendront en justice. En effet, l'indemnisation pourra être supérieure comme inférieure à celle proposées à l'amiable. Les notaires et agents immobiliers ont leurs techniques d’évaluation, liée à des analyses comparatives, à la valeur d'acquisition historique et à la valeur au mètre carré. Par ailleurs, le Bourgmestre distingue les propriétaires qui ont acquis des emplacements de garage à titre de placement (pour les louer) et ceux qui ont l'usage de ces emplacements. En effet, pour ceux qui ont effectué un placement, le Bourgmestre estime que cela peut être une bonne affaire, au final, si par exemple ils obtiennent en justice une somme nettement supérieure à celle qu'ils avaient déboursée pour acheter le bien. Par contre, il reconnaît que celui qui était propriétaire de son emplacement et doit à présent louer pour 20 ans ne réalise pas une bonne opération...Ceci dit, selon lui, l’objectif de la ville est surtout de répondre à la nécessité d’avoir de quoi se garer.

 

- Le Conseil a également reparlé des pavés installés dans le centre de Herstal. En effet, ces pavés entraînent des tremblements et des vibrations mais aussi des risques de glissades, et des incommodités de travail pour les chauffeurs des TEC. Enfin, l'absence de différence entre le trottoir et la voirie à cet endroit crée une certaine insécurité chez les piétons.

Le Bourgmestre rappelle que l'absence de différence de niveau entre la voirie et les trottoirs est liée à la volonté de faire de la zone incriminée une zone de rencontre pour les piétons et les bus.  La zone de rencontre n’est pas une configuration habituelle avec une séparation entre voirie et trottoir. Elle a pour objectif de limiter la vitesse naturellement. En l'occurrence, la vitesse y sera limitée à 20 km/h. Pour le Bourgmestre, l'insécurité n'est pas plus grande pour les piétons, car qu'il y ait un trottoir ou pas, quand un fou du volant passe, c’est la même chose.

En revanche, des pistes sont actuellement à l’étude pour améliorer le confort de circulation des piétons, des vélos et des PMR. En effet, la ville reconnaît qu’au moment de la conception, et bien que la proposition de l'auteur de projet ait fait l’objet d’une consultation et d’avis divers, personne n'a réalisé,que pour ces usagers, le type de pavé choisi pouvait poser problème.

Par rapport aux vibrations et à l'inconfort ressenti par les chauffeurs des TEC, le Bourgmestre signale qu'actuellement, les automobilistes et les bus prennent le tronçon pavé a une vitesse inadaptée.  Dans le futur, la configuration des lieux entraînera une vitesse réduite pour les bus. Au vu des plateaux et bornes d'accès et de la présence de l'arrêt de bus, il n'est pas certain que ceux-ci pourront passer à plus de 10 km/h. Un test effectué le 23 septembre 2011 sur site a confirmé ces différentes considérations.  De plus, lors d’un passage un peu plus rapide que le pas d’homme,  aucune vibration n’a été constatée au niveau du volant du bus.  Le Bourgmestre ajoute que l’inconfort peut être bien plus important pour les chauffeurs sur des voiries asphaltées abîmées.

 

- Le MR a voté contre la convention-cadre relative à l'octroi d'une avance de trésorerie à l'ASBL Basse-Meuse Développement.

Selon le bourgmestre, l'ASBL rencontre des difficultés de trésorerie. En effet, elle s'est développée via des subsides régionaux et européens, ce qui rend un préfinancement nécessaire : il faut d’abord engager la dépense, la payer puis rentrer au pouvoir subsidiant une déclaration de créance. Il arrive qu'un délai de 6 mois s'écoule entre la dépense et le remboursement. Au vu de l'ampleur des projets développés, la trésorerie ne suit plus. La première solution trouvée était une sorte de crédit de caisse contracté chez Dexia pour un montant de 75 000 EUR, mais il s'avère que cette somme n’est pas suffisante. Les organes de l’ASBL ont alors demandé au directeur d'examiner comment l'ASBL pourrait bénéficier d'une ouverture de crédit plus importante mais il s'est avéré que les taux proposés étaient très élevés et qu'une garantie communale était exigée. Dans ce contexte, les organes de l'ASBL ont estimé utile d'interroger les quatre commune partenaire quant à la possibilité de prêter directement les fonds à l'ASBL plutôt que de donner leur garantie dans le cadre d'un emprunt où les taux seraient en plus élevés.

Le MR s'est opposé à cette demande, eu égard au fait que les modalités de remboursement de ces avances de trésorerie ne sont pas encore connues et que si le problème de trésorerie est récurrent, une avance devra être faite à chaque fois par la Ville.

Lire l'article du journal Le Soir 

 

- La propreté aux alentours des bulles à verre a été évoquée. En effet, divers dépôts de déchets traînent souvent au pied des bulles, sans compter les liquides qui s'écoulent des bulles et qui ne sont pas nettoyés.

L'Echevin rappelle la présence de caméras de surveillance aux abords de certaines bulles à verre qui, chaque semaine, permettent d'identifier un ou plusieurs inciviques. La Ville devrait encore faire un effort en 2012 avec l'acquisition de 3 autres systèmes de caméras. Grâce aux sanctions administratives communales, les inciviques sont désormais punis d'une amende il faudra encore du temps pour que cela aboutisse à la diminution des actes inciviques eux-mêmes. En ce qui concerne la propreté des bulles et des alentours de celles-ci, le collecteur a dans ses missions le ramassage des déchets (cartons, sacs en plastique etc) dans les 5 mètres autour des bulles. La Ville doit se charger du reste. Actuellement, l'Echevin reconnaît que cela ne va pas au-delà du balayage. Il promet de voir ce qu'il est possible de faire au niveau d'Intradel et de prendre cela en charge au niveau des services communaux si nécessaire.

 

- Enfin, le Conseil a également discuté de la possibilité de remplacer les poubelles publiques classiques par des poubelles à tri sélectif afin de permettre un tri maximum des déchets. Le Collège s'est toutefois montré peu favorable aux poubelles publiques sélectives qui entraîneraient un accroissement des tâches liées à la collecte, du matériel et du temps supplémentaire puisqu'il faudrait vers 3 vidanges au lieu d'une.

20/03/2012

Le Conseil communal du 28 avril 2011 en bref

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- Le MR a interrogé la majorité quant au choix du pavé de rue comme revêtement pour la rue Elisa Dumonceau dans le cadre du réaménagement du centre urbain.  En effet, ce choix semble surprenant car les pavés sont source de nuisances sonores et de tremblements dans les habitations des riverains et surtout, s’enfoncent sous le poids de la circulation, en particulier des bus, rendant nécessaire un repavement régulier.  La Ville de Liège par exemple a, pour cette raison, changé le revêtement de la rue Feronstrée.

Pour le Bourgmestre, cela ne posera pas de problèmes à terme car le tronçon pavé sera réservé aux bus et la circulation limitée à 20 km/h.  Le bruit sera donc réduit quand la vitesse de circulation sur ce tronçon de rue le sera également.  D’autre part, il s’agit de pavés plus gros et plus grands qu’ailleurs et ils ont été posés conformément aux directives du centre de recherche routière.  Leur durabilité n’inquiète donc pas le Bourgmestre.  Ce sont sur les pavés situés sur l’Esplanade que l’auteur de projet a recommandé d’interdire la circulation aux véhicules de plus de 3,5 tonnes.  En effet, ces dalles sont différentes des pavés et n’offrent pas la même résistance.  Il est important de noter que les dalles de l’Esplanade seront plus praticables pour les PMR que les pavés de la rue Elisa Dumonceau.  Le Bourgmestre rappelle toutefois que le long des commerces, ce sont des dalles de petit granit et qu’il y a moyen de ne pas traverser sur les pavés de la rue Demonceau en faisant un détour par la rue des Mineurs.

 

- le MR a voté contre le partenariat public-privé (PPP) en matière de stationnement et parkings et donc contre la concession conjointe de services pour l’exploitation du stationnement payant en voirie et l’exploitation de parcs de stationnement.

Ce PPP qui vise à l’exploitation par un privé des futurs parkings et du stationnement en voirie, et donc qui rendra ceux-ci payants pour le citoyen, va, selon le MR, à l’encontre de l’objectif de redynamisation du centre.  Cette idée est dangereuse dans un centre déjà en déclin.  Une Ville comme Visé, dont le centre est pourtant bien plus dynamique que celui de Herstal, hésite à mettre en œuvre un stationnement payant afin de ne pas tuer son tissu de commerces de proximité.  A Herstal, ce sera le coup de grâce pour les commerçants du centre.  Par ailleurs, outre le fait que le dossier présenté par la majorité ne contenait pas toutes les pièces lors de la consultation par les chefs de groupe avant le Conseil, celui-ci présente encore beaucoup d’inconnues, notamment quant aux rues concernées par le stationnement payant en voirie et au coût des cartes riverains.  Aussi, le MR refuse de signer un chèque en blanc au Collège sur un point aussi important pour les commerçants, mais aussi pour les citoyens.  Car si les commerçants risquent d’en pâtir, c’est aussi et avant tout le cas des riverains qui habitent dans le centre de Herstal.  Généralement, les personnes qui font le choix d’habiter dans le centre Ville le font pour être proches de toutes les commodités et des commerces.  Si ceux-ci continuent à péricliter et qu’en plus le stationnement devient payant pour les riverains dans le centre, ceux-ci n’auront plus aucun intérêt d’y habiter.

Selon le Bourgmestre, il y a un problème en ce qui concerne le stationnement dans le centre et le périmètre mérite d’être géré par un professionnel qui fera profiter la Ville de son expertise.  Il est logique, selon lui, que toutes les modalités ne soient pas encore connues à ce stade.  En effet, il s’agit uniquement de donner une base juridique solide à la désignation du futur partenaire privé..  Le schéma prévu prévoit de laisser un rôle aux autorités publiques qui conservent un droit de regard.  Le règlement relatif aux cartes riverains, aux éventuelles heures de stationnement gratuites,  et aux autres modalités concrètes sera voté ultérieurement au Conseil. Le partenaire privé, une fois désigné, aura son mot à dire dans la manière de penser et organiser le stationnement à Herstal, et c’est justement là l’intérêt de l’opération. Par ailleurs, si les conseillers n’ont pas pu consulter toutes les pièces du dossier avant le Conseil, c’est parce qu’il y a eu des retards dans la transmission d’informations par l’avocat spécialisé désigné pour rédiger la concession conjointe de services. 

Pour le MR, le but du partenaire privé ne sera pas de réfléchir à l’intérêt des Herstaliens et des commerçants du centre mais de maximiser son profit…Il n’est donc pas du tout garanti que les options retenues par le partenaire privé aille dans un sens profitable à la Ville.  Par ailleurs, si on prend l’exemple de Liège, le coût du parking y est largement critiqué.  Le stationnement étant par ailleurs saturé en voirie, la conséquence est que les clients préfèrent fréquenter les grandes surfaces en périphérie qui bénéficient de vastes parkings gratuit.  L’effet risque d’être le même à Herstal, avec un renvoi de la clientèle vers le pôle économique de Basse-Campagne et ses grandes surfaces, d’autant que la circulation sera déviée vers les quais.

 

- Le Conseil a voté une modification du règlement communal d’administration intérieure sur la collecte des déchets.  En effet, certains habitants laissent leur conteneur en permanence sur les trottoirs, gênant ainsi la circulation des piétons.  Il est désormais prévu que les habitants devront rentrer leurs conteneurs à 20h au plus tard après le passage du collecteur, sous peine de sanction administrative.