29/06/2009

Question orale de J. Maus relative aux conséquences du déménagement du Poste avancé des Pompiers de Herstal

Question 

Le poste des pompiers doit déménager à Hermalle Sous Argenteau afin de réduire son temps d’intervention dans certaines communes de la Basse-Meuse, dont Bassenge.

La commune de Herstal sera-t-elle alors desservie par les pompiers de Liège ou de Hermalle ? 

Notre commune ne souffrira-t-elle pas d’un temps d’intervention plus long qu’auparavant ?

Si oui, à combien se chiffrera cet allongement de délai en moyenne ?  

Réponse

Le Bourgmestre a rappelé que la décision de déplacer ce poste avancé a été prise au niveau de l’intercommunale, au sein de laquelle siègent des représentants de la commune de Herstal 

Dans le cadre de la réforme des services d’incendie, la recommandation est de ne pas dépasser un temps d’intervention de 12 minutes.  Les études menées à ce niveau démontrent que l’ensemble du territoire herstalien sera couvert en 8 minutes voire en moins de 5 minutes à certains endroits.  Herstal se trouve en effet entre le nouveau poste avancé et la caserne centrale de Liège.  On reste donc en-dessous de la norme, ce qui satisfait le Bourgmestre.

C’est la caserne de Liège qui interviendra sur Herstal à titre principal, le Poste avancé de Hermalle n’intervenant qu’à titre d’appoint.

Forcé de reconnaître qu’il y aura malgré tout un allongement du délai, le Bourgmestre ne dispose pas de chiffres permettant d’évaluer celui-ci, mais tempère en disant qu’il ne saurait pas être très grand.

Reste que la commune de Herstal est perdante dans cette décision, même si c’est minime ! 

Lire l’article de la Meuse

Lire l’article de la DH 

Lire l’article de Libre Belgique

22/06/2009

Conseil communal du 11 mai 2009 : les points déposés par le MR

photo groupe MR

1. Question orale relative à la date des conseils communaux

2. Question orale relative aux conséquences du déménagement du Poste avancé des Pompiers de Herstal

3.  Question orale relative à l’avancement des travaux Boulevard Zenobe Gramme

4.  Question orale relative à la réparation du réseau routier communal endommagé cet hiver

 

26/06/2008

Le Conseil communal du 24 avril 2008 en bref

Maison cale- Il a été question de la sécurité routière rue de l’Agriculture.  En effet, il s’agit d’une ligne droite et les automobilistes y roulent bien trop vite.  Elle est actuellement assez fréquentée puisqu’elle relie les différentes entités de la commune.  Les riverains souhaiteraient que l’on y installe des îlots, casse-vitesses ou autres dos d’âne et que l’on y crée des trottoirs qui sont actuellement inexistants.  Le Bourgmestre explique qu’il n’est pas prévu que la rue de l’Agriculture serve d’axe de communication entre les différentes entités d’Herstal.  Pour cela, il entend plutôt privilégier la Rue de Milmort.  Quand ce sera fait, il conviendra de repenser l’aménagement de la rue de l’Agriculture comme voie moins fréquentée qu’actuellement.  Cet aménagement nécessitera des expropriations pour élargir la voirie et créer des trottoirs.  Le Bourgmestre estime qu’il convient d’attendre le plan de mobilité communal.  Il précise également qu’actuellement, il n’y a pas de place pour y installer un radar.

 - Les riverains de la clinique André Renard se plaignent de la quasi-impossibilité pour eux de se garer à proximité de leur domicile, les possibilités de stationnement étant toutes occupées par les visiteurs de l’hôpital.  Ce problème de stationnement se pose également pour les métiers paramédicaux qui doivent se garer loin de la résidence de leur patient et transporter du matériel lourd et encombrant.  Le Bourgmestre reconnaît l’existence d’importants problèmes de stationnement à cet endroit, qui risquent encore de s’accroître car une extension de la clinique est envisagée.  Le Bourgmestre et l’Echevin concerné devront se réunir pour dégager une solution.

 

- Une loi portant réforme de la sécurité civile a été promulguée en mai 2007, dont les arrêtés d’exécution ont récemment été adoptés.  Cette loi repose sur 4 principes : chaque citoyen a droit à l’aide adéquate la plus rapide, chaque citoyen a droit à une même protection pour une même contribution, nécessité d’une augmentation d’échelle, veiller à garder un service de proximité.  Pour atteindre ces objectifs, différents niveaux de pouvoirs doivent intervenir.  Le financement doit être assuré pour partie par l’Etat fédéral et pour partie par les communes.  La détermination territoriale des nouvelles zones de secours se fera par arrêté royal, sur proposition d’un comité consultatif national composé notamment des gouverneurs de province et d’une délégation du Parlement fédéral.  Ce comité national prendra lui-même l’avis des différents comités consultatifs provinciaux, composés des Bourgmestres et présidés par les Gouverneurs de chaque province. Les Bourgmestres de la Province de Liège ont été reçus par le Gouverneur qui leur a expliqué les tenants et aboutissants de la réforme.  Comme prévu par la loi, le Gouverneur a également émis une proposition aux Bourgmestres quant à la création de nouvelles zones de secours (en synthèse, il s’agirait de créer des zones par arrondissements) et les a conviés à une réunion le 28 avril 2008 afin de se prononcer sur la délimitation territoriale de ces nouvelles zones.  A cette réunion du 28 avril, le Bourgmestre défendra son propre point de vue, mais il doit néanmoins consulter le conseil communal sur la question.Le Bourgmestre estime que la proposition du Gouverneur est floue et comporte beaucoup d’inconnues en ce qui concerne les répercussions financières pour la commune mais aussi pour le personnel de l’intercommunale (ILE), qui serait dissoute.  Il a le sentiment que le système actuel ne fonctionne pas si mal pour les communes membres de l’ILE et on veut le remplacer par quelque chose dont on ne connaît rien.  Il soumet donc au vote du conseil une proposition dans laquelle la commune émet un avis défavorable quant à la proposition de délimitation du territoire des zones faite par le gouverneur, sous réserve de diverses garanties quant aux inconnues subsistant actuellement.

Pour ma part, j’ai tout de même rappelé que si le Bourgmestre estime que l’intercommunale fonctionne bien, le PS a tout de même voté la loi du 15 mai 2007 (votée à l’unanimité dans la foulée de la catastrophe de Gislenghien). Il ne peut donc pas raisonnablement s’opposer à la création de nouvelles zones puisqu’elle est prévue par la loi.  D’autre part, le système actuel coûte affreusement cher aux communes membres de l’intercommunale (plus de 40 EUR par habitant là où la commune est membres de l’ILE contre une quinzaine d’euros ailleurs).  Soutenir le maintien de l’ILE est donc un combat d’arrière-garde et revient à se prononcer en faveur d’un système qui coûte cher aux contribuables herstaliens.

Le MR s’est donc abstenu sur la proposition d’avis soumise par le Bourgmestre.

 

- Le Conseil a voté à l’unanimité le réaménagement de la voirie et mise à sens unique de la rue Charles Martel.  Je suis toutefois intervenue au nom du groupe MR pour réclamer une nouvelle fois un cadastre des voiries et la détermination d’un ordre de priorité objectif dans la réfection de celles-ci (ordre de priorité par ailleurs évoqué dans la DPC : "Le Collège veillera à déterminer un ordre de priorité dans les travaux de réfection de voiries et de trottoirs ainsi que dans les aménagements de sécurité" - mais qui n’est toujours pas mis en place).  J’ai donc demandé sur quels critères objectifs se base exactement le collège pour décider de procéder à la réfection de telle voirie plutôt que telle autre (eu égard au nombre extrêmement de voiries qui ont besoin d’être refaites) ? 

Le Bourgmestre a ainsi exposé la procédure en la matière.  Le responsable du service fait une proposition à l’Echevin concerné et au Collège.  Son choix se base sur différents critères : l’état de la voirie ; l’adéquation entre la voirie et la capacité et l’outillage des services communaux (tous les travaux ne peuvent pas être réalisés en interne) ; la demande des riverains.  En l’occurrence, le Comité de Participation avait insisté lors d’une rencontre avec le Bourgmestre sur le caractère particulièrement dégradé de la rue Charles Martel.

En ce qui concerne la mise sur pied d’un cadastre des voiries avec état des lieux permanent, le collège l’estime également nécessaire et c’est en cours de réflexion mais en attendant sa concrétisation, il faut continuer à avancer. 

Exigeant de lui un délai, il promet la détermination des principes du cadastre pour l’année prochaine.  La réalisation de celui-ci sera alors sous-traitée.

 

- Il a de nouveau été question de la consultance en matière sportive confiée à M. FAWAY.  Le Conseil a en effet été amené à se prononcer sur l’attribution à M. FAWAY d’une troisième phase de marché public, visant à lui permettre de mettre en place ses recommandations.  Le coût total de cette consultance monte ainsi à 8000 EUR.  Le MR a assailli le collège de questions, à savoir :

- quelles seront les conséquences pour les clubs qui refuseront d’adhérer au projet tel que dessiné par le consultant ? La réponse de l’Echevin est sans équivoque : ces clubs se mettront « hors jeu » et ne recevront aucun subside de la commune

- les recommandations émises par le consultant sont sensées se baser sur la première phase de son audit (état des lieux sportif, social et financier des différents clubs).  Pourquoi le résultat de cette première phase n’a-t-il jamais été dévoilé au public ni aux conseillers communaux ?  Comment juger du bien-fondé des propositions de M. FAWAY si on ignore leur fondement ? L’Echevin promet de remettre aux chefs de groupe intéressés le rapport sur la première phase (en fait, nous avons reçu uniquement le tableau reprenant le nombre de joueurs par catégorie pour chaque club…)

- les écoles de jeunes ne sont-elles généralement pas propres à un seul club ? Ici l’école de jeunes sera l’école du club phare mais sera composée des jeunes de tous les clubs de la commune.  Selon l’Echevin, un système comparable existerait à Blegny

- de l’aveu du secrétaire communal, il s’agit d’un marché public sans publicité dont le cahier des charges a été rédigé de telle manière que seul M. FAWAY peut remplir les conditions fixées.  Trouvez-vous cela normal de tailler sur mesure une procédure de marché public pour un camarade socialiste (M. FAWAY est secrétaire général du CPAS de Liège) ? L’Echevin trouve cela normal car il estime que c’est lui qui répond le mieux à la fonction eu égard à son expérience sociale et à son expérience dans le foot.  D’autre part, peu de personnes qualifiées se sont montrées intéressées.

- dans le tableau de la phase 1 remis par l’Echevin, on voit que la JSMH totalise 260 affiliés contre 221 à l’AS Herstal et 220 jeunes contre 179.  Ce constat va-t-il se refléter dans les organes de décision du nouveau club et surtout de l’école de jeunes ? Selon l’Echevin, peu importe qui totalise le plus grand nombre de jeunes entre l’AS et la JSMH : il s’agit des deux clubs regroupant le plus de jeunes

- Les subsides promis ont-ils déjà été estimés à l’échelle de la législature ?  Quel sera le budget y consacré ? Etes-vous certains de pouvoir tenir vos promesses à l’égard des clubs ? Restera-t-il encore de l’argent pour aider d’autres sports car tout le monde n’aime pas le football ?  Il apparaît qu’aucune estimation n’a encore été faite et que rien n’est budgétisé…

- les jeunes risquent-ils de devoir payer deux cotisations (une à leur club et une à l’école de jeunes) ? Le cas échéant, on peut se demander si cela ne fera pas fuir certains jeunes moins favorisés, le but social n’étant alors plus vraiment assuré !  L’Echevin dit que le cumul de deux cotisations ne serait pas une bonne chose mais rien ne garanti qu’il n’aura pas lieu.  Il estime n’avoir rien à dire sur la question.  C’est aux clubs de décider, en collaboration avec le consultant.

  

- Il a de nouveau été question de la gratuité d’accès à la piscine accordée au personnel communal, avec une proposition visant à permettre l’accès gratuit ou à des conditions nettement plus avantageuses à des personnes qui en ont réellement besoin (personnes handicapées, séniors, familles nombreuses, …).  La proposition du MR n’a été votée que par nous…tous les autres, y compris les autres partis d’opposition, ont voté contre.

 

- De même, le conseil a encore abordé le problématique site du « Coq Mosan ». Interpellé à ce sujet au Parlement Wallon, le Ministre compétent a rappelé que les orchidées présentes sur le site sont partiellement protégées par la loi sur la conservation de la nature, des dérogations pouvant être délivrées.  Le Ministre a précisé avoir donné instruction à la DGRNE (Direction générale des Ressources naturelles et de l'Environnement) d’apporter une suite au dossier afin de faire respecter la loi sur la Conservation de la nature. La commune devrait donc être avertie par la DGRNE de la présence des orchidées et de la nécessité pour le promoteur de solliciter et d’obtenir la dérogation avant de procéder à la construction des immeubles, sous peine d’être en infraction au regard de la loi.  Le Bourgmestre n’a toutefois pas reçu de nouvelles de la DGRNE.  Le 7 avril, la prorogation de permis a été délivrée par la commune, qui en averti le promoteur le 17 avril, en lui rappelant toutefois la nécessité de solliciter une dérogation à la protection des orchidées prévue par la loi.