12/09/2012

L'heure du bilan

1.      Bilan de la majorité

 

Le bilan que dresse le Mouvement Réformateur n’est pas tendre pour la majorité.

 

Peu d’initiatives concrètes été prises pour permettre aux herstaliens de se sentir plus en sécurité.  Depuis la déclaration de politique communale, la réflexion est toujours en cours quant à l’installation de caméras de sécurité et à l’éclairage.  Les gardiens de la paix n’ont pas non plus été engagés et la présence policière de proximité fait défaut.  En matière de sécurité routière, de nombreuses voiries nécessitent encore d’être aménagées afin de ralentir le trafic.  Par ailleurs, le caractère sale et délabré  de nombreux endroits de la Ville contribue à accentuer le sentiment d’insécurité.

 

Pour parler précisément du cadre de vie, l’on peut dire qu’en dépit d’audits et de grands travaux coûteux, la ville a globalement gardé le même aspect sinistré qu’en 2006, particulièrement dans les anciens quartiers commerçants.  Le manque d’espaces verts  se fait toujours cruellement sentir, et ceux qui existent, à l’image des terrils, sont en sursis.  La Ville ne dispose toujours pas d’un cadastre des voiries permettant une meilleure gestion des travaux de réfection.  Le passage aux conteneurs à puce ainsi que la collecte séparée de la fraction organique sont sources de problèmes de place dans certains logements et de différentes nuisances,  particulièrement par temps chaud.

 

La rénovation des Boulevards et la création du rond-point au XIIe de ligne ne suffisent pas à rendre le bilan de la majorité positif en termes de mobilité.   Aucune solution n’a encore été dégagée concernant le goulot de Basse-Campagne, considérablement engorgé aux heures de pointe et le week-end alors pourtant qu’il s’agit d’un pôle économique majeur de la Ville. De profondes modifications ont été apportées à la circulation dans l’hyper-centre, aboutissant à la quasi-piétonnisation de celui-ci, sans offrir au préalable de solution au manque criant de places de parking, portant ainsi préjudice aux riverains et commerçants.   Enfin, aucune solution n’a encore été apportée pour protéger le caractère rural du village de Milmort victime du transit de poids-lourds lié au zoning des Hauts-Sarts, ni pour améliorer la mobilité intracommunale, bien que la majorité s’y était engagée.

 

Si la fiscalité communale demeure inchangée depuis 2006, elle reste particulièrement élevée et frappe de plein fouet la classe moyenne, dont les revenus sont à la fois trop importants pour bénéficier des primes et réductions octroyées aux plus démunis, et trop faibles pour garantir un niveau de vie confortable.  De nombreux efforts sont demandés aux citoyens en matière de tri des déchets sans qu’ils en soient récompensés. 

 

Dans l’hyper-centre, les commerçants de proximité et professions libérales, souffrent d’un cadre de vie morose et peu attractif comme du peu de considération qui leur est accordée à l’occasion du réaménagement de la Place et de la construction du Nouvel Hôtel de Ville.  Le marché hebdomadaire, au rang des derniers fleurons herstaliens, a également perdu de sa superbe.  L’absence de cadastre des surfaces commerciales disponibles,  pourtant promise afin de faciliter la tâche d’investisseurs potentiels, de même que la volonté de la majorité de rendre les parkings payants, n’augure rien de positif pour l’avenir. 

 

Le rapport entre l'ensemble des demandeurs d'emploi inoccupés et la population active figure parmi les plus mauvais de la province (taux de demande d’emploi supérieur à 20% en 2011).

 

Particulièrement dans les zones urbaines, l’habitat privé herstalien demeure vétuste, dégradé et parfois même en ruine, engendrant un impact négatif direct sur l’image du quartier voire de l’ensemble de la Ville.  Si les pouvoirs publics ont mis en œuvre une opération de rénovation urbaine et diverses expropriations, les initiatives privées visant à la réhabilitation ou la rénovation d’immeubles restent peu encouragées, malgré les promesses formulées à cet égard en 2006.  Le nouveau règlement communal sur la qualité du logement n’a pas permis de mettre un terme au phénomène des boîtes aux lettres multiples qui pullulent sur certains immeubles.  Enfin, les initiatives privées en matière d’amélioration énergétique restent peu encouragées.

 

Si de nombreux investissements ont été réalisés en termes d’infrastructures sportives, la culture reste le parent pauvre, en dépit d’un terreau d’associations locales plus qu’intéressant.  Les ambitions relatives au centre culturel (salle de 400 places, à proximité de la place Jean Jaurès, avec gradins rétractables, espace forum pour accueillir les expositions, loges, etc.) ont été revues nettement à la baisse (salle de 100 places dans une habitation réhabilitée de la rue Large Voie).  Celui-ci n’a toujours pas été reconnu officiellement par la Communauté française, pas plus que l’Académie de musique en dépit des promesses formulées à cet égard.

 

En dépit d’un beau plan subsidié par la Région Wallonne, la cohésion sociale existe bien plus sur papier que dans les rues à Herstal.  L’absence d’une réelle politique de la jeunesse et le manque d’infrastructures leur étant dédicacées conduit celle-ci tout droit dans les rues, au grand dam des plus âgés, renforçant ainsi le fossé entre générations.  De fossé, il est tout autant question entre les différentes communautés et cultures qui se côtoient sans se connaître ni se comprendre.  La volonté de la majorité d’éluder les problèmes  et questions, comme lors du débat initié par le MR en vue d’une interdiction du port de signes religieux au sein des administrations et écoles communales, accentue au mieux le malaise, au pire la méfiance au sein d’une frange de plus en plus large de la population qui arrive au constat que l’intégration est un échec.   

 

Pour terminer sur le volet éthique, les Echevins herstaliens bénéficient, en vertu de la loi, d’un traitement annuel de 73.252 EUR.  Mettre à leur disposition des iPhones (5000 EUR) et des berlines (80.000 EUR) financés par les caisses communales et donc l’argent de contribuables qui, pour beaucoup d’entre eux, ont du mal à boucler leurs fins de mois, est indécent.  A cela s’ajoutent les frais de représentation, de séjour, de téléphone sans parler de ceux de communication voire de propagande (35.000 cartes de vœux en 2012, pouvant aller jusque 7 pour un seul habitant), qui n’ont eu de cesse d’augmenter au cours de la législature, grevant le budget de la Ville.  La démocratie locale est malmenée, avec une opposition brimée dans son rôle par une limitation du nombre de questions orales autorisées par séance et un chronométrage de ses interventions.  Face à ces constats, le citoyen, par ailleurs fort peu consulté sur les projets communaux, se sent de plus en plus en décrochage avec ses représentants. 

 

Que retenir de tout ceci ?

 

C’est le fossé qui s’est creusé entre les Echevins, leurs 35.000 cartes de vœux, leurs iPhones dernier cri, leurs voyages dans le cadre du jumelage avec Castelmauro et Fécamp et leur nouvel hôtel de Ville à toiture végétale face aux citoyens, bien plus concernés par la quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, le mal-être dans le quartier Marexhe, les asticots dans leur conteneur vert et la quote-part communale dans les taxes qu’ils paient…Toutes des préoccupations auxquelles la majorité « bling bling » n’apporte aucune réponse

 

C’est aussi la déception face à un Echevin « d’ouverture » qui, bien qu’ayant le commerce et la culture dans ses attributions, a assisté sans broncher à l’agonie des petits commerçants du centre qui souffrent et souffriront du réaménagement de la Place J. Jaurès avec ses conséquences sur le trafic et le stationnement qui deviendra payant, ainsi qu’au délitement du marché du jeudi, ancien fleuron herstalien ; qui se contente d’un centre culturel au rabais par rapport à ses promesses et qui a cautionné les dépenses bien peu éthiques de la majorité qui, autrefois, l’auraient fait hurler.

 

 

2.      Le travail du MR

 

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail. 

 

Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition :

√ Le taxi-sénior, devenu taxi-social (février 2007)

√ La sensibilisation des jeunes quant à une utilisation abusive du GSM (mars 2007)

√ La mise en place d’un droit d’interpellation du citoyen (mars 2007)

√ La réglementation des night-shops et phone-shops (juin 2007)

√ La sécurisation de la rue du Bouxthay à Vottem (juin 2007)

√ la création d’espaces multisports (août 2007)

√ la création d’une agence immobilière sociale avec les communes d’Oupeye et de Bassenge (octobre 2007)

√L’adoption des sanctions administratives communales (mars 2007, janvier 2008 et septembre 2008)

√ La mise en place d’un conseil consultatif des sports (décembre 2006, mars 2008)

La prise en compte de la problématique de la mendicité dans les règlements communaux (septembre 2009)

√ Le maintien de l’accessibilité du hall omnisports de Vottem en dehors des heures scolaires (avril 2010)

√ Une réglementation équitable de l’affichage électoral (mars 2009 et mai 2010)

√La création d’une aide sous forme de subvention-intérêt pour les commerçants préjudiciés par des travaux publics(mars 2011)

√ L’examen de la possibilité de sécuriser les commerces via Télépolice Vision (avril 2011)

√ L’étude en vue d’une réfection de la place de Vottem et la mise en sens unique de la rue Lombard (mars 2007, février 2008, novembre 2009, septembre 2010, mai 2011, juin 2011)

19/05/2010

Du 9 pour le treize !

affiche pr siteBonjour,

 

Je m’appelle Jennifer, j’ai 28 ans et je suis conseillère communale dans l’opposition.

 

Pourquoi s’investir en politique, au MR, lorsque l’on est fille et petite-fille d’ouvriers, que l’on a moins de 30 ans et que l’on habite Herstal, une commune gouvernée par le  PS depuis…euh…trop longtemps ?

 

Parce que comme vous je constate, chaque jour, que des gens font l’effort de travailler alors qu’ils gagnent à peine mieux – voire moins – que s’ils étaient au chômage.  Que des personnes qui ont trimé toute leur vie ont tout juste de quoi vivre décemment une fois l’âge de la retraite atteint.  Que l’on peut avoir peur pour sa personne et ses biens lorsque l’on se promène dans les rues ou lorsque l’on est sur son lieu de travail.  Que des femmes, dans notre pays, sont parfois contraintes de se dissimuler derrière des vêtements qui les coupent du restent du monde.  Que l’on parle d’Europe mais que l’on ne parvient pas à une solution négociée au sujet d’une portion infime d’un territoire qui n’est déjà pas bien grand, parce que des hommes politiques flamands, pas toujours en phase avec ceux qu’ils représentent, ont décidé qu’il en serait ainsi.

 

Alors, j’ai envie que cela change.   Et plutôt que de montrer ma désapprobation en boycottant un scrutin dont je ne voulais pas, je m’investis pour mes idées.

 

Il est temps de continuer à diminuer les charges sociales et fiscales qui pèsent sur le travail pour un meilleur salaire-poche, de réduire les coûts à l’embauche pour inciter les entreprises à engager du personnel,  de poursuivre la revalorisation des pensions les plus faibles ainsi que l’alignement de celle des indépendants sur celle des salariés, de supprimer enfin totalement la cotisation de solidarité qui frappe les pensionnés, de promouvoir une police de proximité efficace, de moderniser la justice, de voter l’interdiction du port ostentatoire de signes religieux pour les fonctionnaires, parlementaires et autres représentants de l’état dans l’exercice de leur mission, de garantir la défense des francophones dans un Etat belge modernisé sur base d’une solution négociée entre les communautés et régions.

 

Si vous aussi, vous pensez qu’il faut que ça change, faites entendre votre voix !

 

Si vous voulez du 9 pour le treize, votez pour moi !

 

Jennifer MAUS

 9e effective à la Chambre

01/03/2008

Question orale de J. Maus relative au suivi donné par les services de police à la pétition des habitants du quartier Marexhe reçue par M. le Bourgmestre le 24 octobre 2007

 Question

Une pétition signée par plus de 180 familles du quartier Marexhe a été remise à M. le Bourgmestre par laquelle les habitants font part d'un important sentiment d'insécurité et d'un « ras-le-bol » général par rapport à leur cadre de vie et au manque de propreté.

Ils demandent une présence policière accrue dans leur quartier et une plus grande répression des infractions qu'ils ont l'occasion de constater chaque jour.

Ils citent notamment une vingtaine de rétroviseurs cassés au cours d'une nuit ; un trafic de drogue rue des Mineurs; des règlements de compte à l'arme à feu rue Hoyoux ; des courses poursuites de véhicules sur le Boulevard, des problèmes de propreté (détritus et poubelles que l'on dépose n'importe quel jour de la semaine)

Copie de cette pétition ayant été transmise à M. le chef de zone, quelles suites concrètes les forces de l'ordre comptent-elles donner à cette pétition ? 

Les habitants demandent un plus grand investissement de l'agent de quartier.  Quelles sont exactement les limites de la mission de celui-ci ? 

Envisage-t-on une présence policière renforcée dans ce quartier apparemment sensible ?

Dans ce cadre, pourrait-on imaginer, comme cela se fait dans un nombre sans cesse croissant d'autres communes, l'installation de caméras de surveillance, tant dans un but de dissuasion que pour faciliter le travail des forces de l'ordre ?

Les citoyens réclament une meilleure répression des incivilités qui pourrissent leur quotidien.  Lors d'un précédent conseil, vous avez dit mener une réflexion par rapport au système des sanctions administratives communales.  Où en est cette réflexion ?

Réponse

Le 29 octobre, le collège a examiné le dossier et répondu aux trois pétitionnaires.  Le dossier a été transmis à Marc PAQUAY, qui a été chargé de mettre en place une vigilance accrue dans le quartier.

Suite à cela, le Chef de zone a contacté le bourgmestre pour rencontrer les pétitionnaires.  Un premier échange a eu lieu le 3 janvier 2008.  Le message a été passé aux agents de quartier en ce qui concerne notamment la propreté.

Il s'agit d'un problème important.  La commune a un grand projet de rénovation urbaine qui concerne le bâti mais a aussi un aspect social.  Il s'agit toutefois d'un projet ambitieux et qui prendra donc du temps.  Cela ne signifie pas pour autant qu'il ne faut rien faire dans l'immédiat pour limiter l'hémorragie.  La police doit être attentive pour que ça commence à s'améliorer.  Il convient notamment d'instaurer un meilleur dialogue entre la commune, la police et les citoyens.  Une réflexion est également en cours en vue d'une réorganisation des agents de quartier et d'un renforcement de leur action dans le quartier Marexhe afin que la rénovation urbaine soit utile.

La réflexion au sujet des sanctions administratives est toujours en cours.  Le Bourgmestre insiste sur le fait que cela ne signifie pas que l'impunité règne actuellement en la matière à Herstal.

Les caméras, quant à elles, sont actuellement utilisées dans le cadre de la lutte contre les dépôts clandestins d'immondices.  Il s'agit de caméras mobiles.  Une réflexion est en cours en vue de l'utilisation éventuelles de caméras  fixes à certains endroits « stratégiques »