07/02/2014

Question orale de J. MAUS relative au projet immobilier de 40 appartements rue Emile Muraille/rue du Paradis – 5e division – Section G – n°213C2 et 213P3

Question

 

La question fait suite à un courriel de contestation envoyé le 20 novembre dernier par des habitants des rues du Paradis et du Coq Mosan.  80 personnes ont signé une pétition concernant le projet susmentionné.

 

Selon ces personnes, le projet immobilier risque de gravement nuire à leur cadre de vie :

-Tout d’abord, la hauteur des buildings d’appartements prévus dans la zone située au coin de la rue du Paradis et de la rue Emile Muraille risque de compromettre l’intimité des habitations actuelles qui seront exposées à la vue des nouveaux habitants

- Ensuite, un parking sous-terrain de 59 places qui serait situé à côté des jardins des habitations risque d’apporter son lot de nuisances

- De même, les riverains s’inquiètent des répercussions en termes de mobilité de l’accroissement de la densité de population à cet endroit

- Enfin, ils s’opposent à la création d’une voirie qui ferait la jonction entre la rue du Coq Mosan et une autre rue, en ce qu’elle transformait un lotissement actuellement paisible en lieu de passage

 

Les riverains demandent :

- Une diminution de la hauteur des buildings d’appartements

- Des brises-vues le long des nouveaux buildings

- Qu’aucune atteinte ne soit portée aux arbres qui longent déjà le trottoir de la rue du Coq mosan et que d’autres arbres soient ajoutés afin de créer un brise-vue naturel

- Que l’entrée du parking sous-terrain soit le plus éloigné possible des jardins actuels

- Que la rue du coq mosan garde son entrée unique existante (via la rue du paradis) et que l’accès aux nouveaux buildings et nouvelles constructions ne se fasse pas via la rue du coq mosan

 

Avez-vous déjà examiné les critiques et demandes des riverains ?

 

Quelle suite entendez-vous y réserver ?

 

Réponse

 

Selon l'Echevin, le bâtiment le plus haut se trouve à l’angle des 2 rues. Il ne se situe donc pas du côté des habitations existantes et celui-ci a une hauteur similaire aux immeubles à appartements de la SRL situé de l’autre côté de la rue. La façade arrière principale s’ouvre quand à elle sur la rue du Coq Mosan. Entre cette élévation et la voirie, il y aura un parc d’une largeur de +/- 20, 00 m au minimum.

 

Les dispositions du Code civil en matière de vuesdroites et obliques sont respectées puisque les baies du bâtiment le plus proche de la limite séparatrice se trouve à +/- 10, 00 m, ce qui équivaut à un vis-à-vis entre façades de part et d’autre d’une voirie.

 

L'Echevin estime que les bâtiments sont conformes au type de construction attendue en milieu urbain. En effet, les 2 futurs appartements situés à l’extrémité de la propriété du côté de la rue Paradis sont séparés de la maison voisine existante (rue Paradis n°2) par une haie, un accès aux garages et une zone de stationnement.

 

L’entrée du parking sous-terrain de 59 places est séparé des habitations par une partie du parc et se trouve à +/-20, 00 m de celles-ci. De plus, le projet prévoit le parking enterré donc en sous-sol par rapport à l’existant. Les nuisances évoquées par les riverains étaient des craintes quand à la pollution atmosphérique par les gaz d’échappement. A cet égard, l'Echevin rappelle qu'au projet du Règlement Communal Urbanistique approuvé provisoirement par le Conseil communal le 30 septembre 2010, le site se situe en sous-aire de développement péricentral. Nous sommes donc ici en zone urbaine et non en zone rurale. Les habitants ont donc une circulation automobile déjà existante. Par contre, il serait opportun qu’un dispositif de ventilation et d’évacuation adéquat soit prévu pour les parkings couverts.

 

En ce qui concerne la densité, le projet de Schéma de structure communal, projette 60 logements à l’hectare et donc autant de véhicules que d’habitations sinon plus. Le terrain total faisant ici +/- 7900 m², une densité de +/-48 logements serait acceptable Le projet dans sa globalité (2 phases) en comprendrait 49, ce qui est tout à fait acceptable pour l'Echevin. De plus, une étude d’incidence a été réalisée par un organisme agréé (STRATEC) sur le projet d’ensemble recouvrant les parcelles reprises au certificat d’urbanisme n° 2 délivré le 24 mars 2003 et incluant notamment la construction de 11 maisons rue Paradis, la démolition de la salle de sport et la construction d’un complexe de 40 appartements, d’une surface commerciale et de 9 maisons unifamiliales, la construction de 38 maisons et la création d’une voirie à l’intérieur de l’îlot. Cette étude a été déposée à l’Administration communale le 24 septembre 2004 et transmise au Fonctionnaire délégué le 6 octobre 2004.

Les accès entre la rue Emile Muraille et la rue du Coq Mosan sont des piétonniers qui offriront une promenade dans le futur parc. L’entré à la rue du Coq Mosan gardera son accès voiture unique via la rue du Paradis. L’entrée commerciale, les accès au parking souterrain ainsi qu’aux appartements se feront via la rue Paradis et la rue Emile Muraille.

 

Des brises vues le long de la propriété seraient massifs et alourdiraient le projet qui perdrait en qualité. De plus, afin de limiter la vue à partir des appartements des étages, il faudrait monter trop haut ce qui aurait comme conséquence d’avoir un bunker plutôt qu’un parc aménagé, ouvert au public. Ce qui aboutirait à une perte d’ensoleillement et assombrirait aussi les habitations.

 

L'Echevin souligne que la végétation présente sur la parcelle du côté de la rue du Coq Mosan est plutôt un ensemble d’arbustes non repris sur la liste des arbres remarquables. D’ailleurs le projet prévoit l’aménagement d’un parc arboré.

 

L’enquête publique a eu lieu du 14 au 29 novembre 2012. L’examen des réclamations est en cours. Le collège transmettra ses conclusions et les documents d’enquête aux Fonctionnaires technique et délégué qui disposent d’une compétence d’avis en la matière. Si les réclamations sont fondées, le permis sera conditionné en conséquence.

30/08/2012

Question orale de J. Maus relative à la pollution aux particules fines sur Herstal

Question

 

Il s’agit de revenir sur ma question posée en octobre dernier quant à l’implication de la société TERVAL dans la pollution aux particules fines sur Herstal.

 

D’après des articles parus récemment dans la presse, il semblerait que deux sociétés situées sur l’île Monsin soient aujourd’hui clairement incriminées par l’étude de la Région Wallonne menée à ce sujet (TERVAL qui concasse et stocke du charbon et CTB Magemon qui stock des produits minéraux).

 

Quels sont nos moyens d’actions concrets, sachant que ces deux sociétés ne sont pas établies sur notre territoire ?  Qu’en est-il actuellement du recours de Terval contre les conditions imposées dans le cadre de son nouveau permis d’environnement) ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre commence par signaler que le point de mesurage est à la limite entre Liège et Herstal et dépasse les normes à cause d’une pollution sur le territoire de la Ville de Liège.

 

Quoiqu’il en soit, nous avons enfin les resultats et il va falloir les affiner.  Pour le Bourgmestre, il serait bon de prévoir, dans le cadre d’une commission du conseil, un débat spécifique sur ce thème avec des représentants de l’ISSEP.

 

La société la plus incriminée a demandé un renouvellement de son permis.  A cette occasion, la Ville de Liège a indiqué les mesures qu’il serait bon de prendre en termes de protection environnementale.  Ladite société a donc introduit un recours.  Le Ministre a sans doute de quoi refuser celui-ci, au vu du rapport de pollution.  Par ailleurs, les comités de participation de Herstal ont récolté plus de 1000 signatures dans le cadre d’une pétition à ce sujet.  Le collège a relayé cette pétition auprès du ministre et espère que cela  aura un impact.  La Ville n’a pas de pouvoir décisionnel, bien que le problème implique son territoire.  La seule possibilité reste de sensibiliser l’autorité régionale compétente.

12/08/2010

Le Conseil communal du 29 octobre 2009 en bref

Maison cale.jpg

-  On a avancé sur le système des sanctions administratives : les deux fonctionnaires constatateurs ont été désignés.

 

- Le Conseil a été amené à se prononcer sur le projet de marché de travaux pour le réaménagement du centre urbain de Herstal.  Le coût des travaux est estimé à 7 millions d’euros TVAC, en partie à charge du FEDER et en partie à charge de la ville. 

Le MR a voté contre, en rappelant que les commerçants, tout comme les riverains, se sont opposés massivement au projet, de manière légitime, et que malgré tout, la majorité en place continue à avancer avec des œillères.  Or, lorsque l’on envisage de modifier à ce point le visage d’une ville, il faut avoir l’adhésion des habitants et des acteurs économiques sur le projet, ce qui du reste était promis par la majorité dans sa publicité à ce sujet.

Le Bourgmestre a tout d’abord relativisé : il ne s’agit pour lui que de craintes émises par quelques commerçants rétifs au changement.  Ces craintes se portent surtout sur les sens de circulation et l’insuffisance de places de stationnement, et il se dit disposé à retenir l’une ou l’autre suggestion.  Au niveau du parking, plusieurs réunions ont eu lieu avec l’expert en mobilité, Guy HUBENS.  Un mesurage de l’utilisation actuelle des parkings a été effectué, sur base des questions suivantes : par qui et pour combien de temps ?  Le dépouillement de ce recensement est en cours.  Des contacts ont aussi été pris quant à l’aménagement ou la construction d’espaces de parking.  Le Bourgmestre s’est dit ouvert à certaines modifications mais tout en annonçant que la philosophie du projet est immuable.

Le MR a donc fait remarquer que c’est bien beau de se prétendre ouvert aux suggestions, mais concrètement, la majorité continue à avancer et si à un moment, il faut revenir en arrière sur certains points, comment fera-t-on ?  Il est par conséquent peu plausible que des concessions quelconques soient faites par rapport au projet tel qu’envisagé.  Des promesses sont faites mais on ne voit rien de concret venir et le problème du parking, pourtant essentiel à la survie d’un noyau commercial attractif, n’a toujours pas été solutionné.

L’Echevin de l’urbanisme a clôturé le débat en disant que l’opposition au projet se résumait à quelques courriers et à une pétition, mais que globalement, tout le monde est content.

 

- Lors du Conseil du 5 mars 2009, les conseillers ont appris que l’ancien stade de football du pré Wigi avait été vendu par le MET à un promoteur dont l’intention était d’y construire une implantation commerciale de 5000m².  Le 6 juillet 2009, la commune a été sollicitée concernant un permis d’urbanisme pour la construction d’une surface commerciale.  L’enquête a eu lieu du 28 août au 14 septembre et n’a pas soulevé de remarque ni de réclamation.  Le projet a été soumis à la CCAT, qui elle a rendu un avis défavorable, fondé notamment sur le risque d’aggravation des problèmes de mobilité déjà réels à cet endroit.  Le Collège communal, en sa séance du 5 octobre 2009, a remis un avis favorable mais conditionnel.  A ce jour, le dossier est toujours à l’étude chez le fonctionnaire délégué.

 

- Il a été demandé de placer des miroirs aux carrefours où un virage limite la visibilité.  Le Bourgmestre, se basant sur l’avis du Commissaire HUBENS, a fait savoir qu’il s’agit d’un thème bien plus controversé qu’on peut le penser a priori.  En effet, tout d’abord, il s’agit le plus souvent d’une solution de facilité pour le demandeur.  Or, le miroir donne une image déformée des distances.  Des notes élaborées par le MET attirent l’attention des décideurs sur ce sujet.  Ensuite, installer un miroir revient à reconnaître un danger potentiel, ce qui pourrait être un élément permettant d’établir une responsabilité de la commune dans le cadre d’une éventuelle procédure judiciaire.  Enfin, il y a tout l’entretien et le remplacement régulier de ce genre de matériel, souvent brisé.

Toutefois, le service technique n’a pas une attitude catégorique de refus à cet égard, une réflexion doit être menée au cas par cas.

01/03/2008

Conseil communal du 31 janvier 2008 : les points déposés par le MR

groupe MR  1. Question orale relative au suivi donné par les services de police à la pétition des habitants du quartier Marexhe reçue par M. le Bourgmestre le 24 octobre 2007

2. Question orale relative au fonctionnement du CPAS

3.  Question orale relative à la réalisation d'un cadastre du milieu associatif

A cela s'ajoute une proposition de motion commune aux groupes politiques composant le conseil communal relative au fonctionnement de celui-ci

Question orale de J. Maus relative au suivi donné par les services de police à la pétition des habitants du quartier Marexhe reçue par M. le Bourgmestre le 24 octobre 2007

 Question

Une pétition signée par plus de 180 familles du quartier Marexhe a été remise à M. le Bourgmestre par laquelle les habitants font part d'un important sentiment d'insécurité et d'un « ras-le-bol » général par rapport à leur cadre de vie et au manque de propreté.

Ils demandent une présence policière accrue dans leur quartier et une plus grande répression des infractions qu'ils ont l'occasion de constater chaque jour.

Ils citent notamment une vingtaine de rétroviseurs cassés au cours d'une nuit ; un trafic de drogue rue des Mineurs; des règlements de compte à l'arme à feu rue Hoyoux ; des courses poursuites de véhicules sur le Boulevard, des problèmes de propreté (détritus et poubelles que l'on dépose n'importe quel jour de la semaine)

Copie de cette pétition ayant été transmise à M. le chef de zone, quelles suites concrètes les forces de l'ordre comptent-elles donner à cette pétition ? 

Les habitants demandent un plus grand investissement de l'agent de quartier.  Quelles sont exactement les limites de la mission de celui-ci ? 

Envisage-t-on une présence policière renforcée dans ce quartier apparemment sensible ?

Dans ce cadre, pourrait-on imaginer, comme cela se fait dans un nombre sans cesse croissant d'autres communes, l'installation de caméras de surveillance, tant dans un but de dissuasion que pour faciliter le travail des forces de l'ordre ?

Les citoyens réclament une meilleure répression des incivilités qui pourrissent leur quotidien.  Lors d'un précédent conseil, vous avez dit mener une réflexion par rapport au système des sanctions administratives communales.  Où en est cette réflexion ?

Réponse

Le 29 octobre, le collège a examiné le dossier et répondu aux trois pétitionnaires.  Le dossier a été transmis à Marc PAQUAY, qui a été chargé de mettre en place une vigilance accrue dans le quartier.

Suite à cela, le Chef de zone a contacté le bourgmestre pour rencontrer les pétitionnaires.  Un premier échange a eu lieu le 3 janvier 2008.  Le message a été passé aux agents de quartier en ce qui concerne notamment la propreté.

Il s'agit d'un problème important.  La commune a un grand projet de rénovation urbaine qui concerne le bâti mais a aussi un aspect social.  Il s'agit toutefois d'un projet ambitieux et qui prendra donc du temps.  Cela ne signifie pas pour autant qu'il ne faut rien faire dans l'immédiat pour limiter l'hémorragie.  La police doit être attentive pour que ça commence à s'améliorer.  Il convient notamment d'instaurer un meilleur dialogue entre la commune, la police et les citoyens.  Une réflexion est également en cours en vue d'une réorganisation des agents de quartier et d'un renforcement de leur action dans le quartier Marexhe afin que la rénovation urbaine soit utile.

La réflexion au sujet des sanctions administratives est toujours en cours.  Le Bourgmestre insiste sur le fait que cela ne signifie pas que l'impunité règne actuellement en la matière à Herstal.

Les caméras, quant à elles, sont actuellement utilisées dans le cadre de la lutte contre les dépôts clandestins d'immondices.  Il s'agit de caméras mobiles.  Une réflexion est en cours en vue de l'utilisation éventuelles de caméras  fixes à certains endroits « stratégiques »