23/03/2009

Le Conseil communal du 29 janvier en bref

Maison cale

- Les problèmes de mobilité dans le quartier Basse-Campagne ont été débattus.  En effet, depuis l’arrivée du Mediamarkt et l’agrandissement du pôle commercial, les embouteillages se sont considérablement accrus dans ce quartier, au point que nombreux sont ceux qui évitent de prendre leur véhicule le samedi après-midi.  A l’époque de la création du rond-point du 12e de Ligne, le Bourgmestre nous avait joué l’Arlésienne, revenant sur la prolongation du tronçon de route à la sortie d’Intradel.  La question était donc de savoir quand les citoyens pourront espérer retrouver enfin un semblant de mobilité à Basse-Campagne. 

Le Bourgmestre a reconnu l’existence d’un problème de fluidité du trafic.  Le rond-point de Clawenne a amélioré les choses, tant au niveau de la sécurité que de la mobilité, mais cela ne suffit pas.  Toutefois, en dépit des excellents contacts qu’il entretien avec le MET (et « Papa »), le Bourgmestre a souligné l’impossibilité d’exiger de lui à la fois, la réfection du Boulevard, la bretelle d’Intradel, etc. Cela sera demandé, mais il est impossible de réaliser tous les travaux de manière concomitante tant il y a à faire.

- Les préoccupations des habitants de la rue Brixhe ont été relayées au collège.  Ceux-ci se plaignent en effet des dégâts et désagréments causés par les camions d’une entreprise qui y est implantée lors de la réalisation de manœuvres.  Le collège a tout d’abord nuancé le problème, en rappelant que, vu la configuration des lieux, il était question de poids lourds roulant à faible allure et à raison de 5 véhicules/semaine. La rue ne pouvant être élargie, la conclusion et qu’il est impossible de trouver une solution à ces nuisances sans porter atteinte à l’activité même de l’entreprise (qui est bien consciente que l’endroit n’est pas idéal, mais ne peut envisager un déménagement à l’heure actuelle)

 

- La polémique a fait rage sur le projet de construction d’une nouvelle tour à l’Esplanade de la paix.   Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, il faut savoir que le CWATUP défini l’opération de revitalisation urbaine comme « une action visant, à l’intérieur d’un périmètre défini, l’amélioration et le développement intégré de l’habitat, en ce compris les fonctions de commerce et de services, par la mise en œuvre de conventions associant la Commune au service privé ».

Le dossier de l’Esplanade est ainsi arrivé une première fois sur la table du Conseil en juillet 2008.  A cette occasion, il a été dit qu’un promoteur privé avait un projet d’appartements sur deux propriétés lui appartenant, jouxtant l’espace communal de l’Esplanade de la Paix et de l’autre côté de la rue.  Grâce à l’opération de revitalisation urbaine, la commune peut ainsi réaliser le réaménagement de l’espace de l’Esplanade de la Paix donnant sur la rue Hayeneux.  Le Conseil a donc été invité à décider de la passation d’un marché public de services par procédure négociée sans publicité visant à arrêter une convention avec un auteur de projet, chargé de la mission de réaménagement de l’espace public de l’esplanade de la paix et de l’élaboration du dossier de revitalisation urbaine.  Il a également été décidé de solliciter des subsides auprès de la Région wallonne.

Suite à cette décision du Conseil, le Collège a désigné, fin juillet 2008, 3 bureaux d’architecture à consulter.  Parmi ceux-ci, un seul a rentré une offre, à savoir le bureau Valentiny, qui a ainsi été retenu comme adjudicataire, toujours par le collège, début octobre 2008.

Le dossier est alors revenu devant le Conseil communal en séance du 30 octobre 2008.  Le point a été admis en urgence, ce qui signifie qu’il n’était pas repris dans l’ordre du jour que reçoivent les conseillers une semaine avant la tenue du Conseil (il faut également savoir que, dans ce cadre, le Conseil est appelé à voter sur l’urgence d’un point dont il ne connaît pas le contenu…or, dans ce cas, comment savoir si le point est urgent ?).  Nous avons alors été informés du fait que le Collège avait retenu le bureau Valentiny comme auteur de projet. En ce qui concerne le projet de Visimmo (promoteur privé) pour l’Esplanade, il nous a été dit qu’il s’inscrivait parfaitement dans les enjeux du schéma directeur de rénovation urbaine ; que le promoteur envisageait la création d’un parking souterrain afin de dégager la vue ainsi que des espaces verts.  Il nous a également été dit que, pour que la commune puisse bénéficier d’une subvention de 100% accordée par la Région pour les aménagements publics, le Conseil devait approuver le périmètre de revitalisation englobant le domaine du privé et le domaine communal d’intervention ainsi que le dossier projet de revitalisation urbaine.  Au vu ces quelques éléments, le Conseil a dans une très large majorité approuvé le point.  De la même manière, le Conseil a adopté la convention de revitalisation urbaine passée avec le promoteur immobilier Visimmo.  Jamais il n’a été question lors de cette séance des plans et encore moins de la hauteur de la tour !

Depuis ce vote en octobre, les conseillers n’ont eu aucune information supplémentaire.  Par contre, le projet envisagé par Visimmo et Valentiny a été dévoilé dans la presse et présenté aux habitants de l’Esplanade.  Les riverains ont clairement marqué leur opposition à cette idée de gigantesque tour de 27 étages, qui ajouterait 300 habitants à un quartier déjà très densément peuplé, allant ainsi à l’encontre des objectifs de convivialité, de mobilité et de sécurité que la commune dit poursuivre au travers de la rénovation urbaine.  Une proposition a donc été déposée visant à suspendre l’évolution du projet et organiser une réunion de consultation et d’information objective des comités de gestion des immeubles actuels de l’Esplanade, du Comité de participation de Marexhe, du comité de Rénovation urbaine, de la CCATM, et des chefs de groupes des partis représentés au Conseil communal.

Pour le Bourgmestre, qui, clairement séduit par le projet, compare la tour à « un phare signalant l’entrée de Herstal et de la Basse-Meuse », il est impossible de suspendre ce qui n’a pas démarré, la demande de permis n’ayant pas encore été introduite.  Le processus d’enquête publique sera lancé dès la demande de permis introduite et à ce moment, chacun pourra exprimer ses remarques.  Après avoir tenu, en présence des nombreux riverains présents au fond de la salle, des propos aussi flous que contradictoires au sujet de sa connaissance des plans et de l’état d’avancement du dossier, il s’en est ensuite pris à l’opposition, l’accusant de ne pas avoir consulté le dossier lorsque celui-ci a été présenté en octobre.  Le MR a pour sa part rappelé qu’en octobre, il n’avait jamais été question d’une tour de 27 étages et a exprimé son sentiment d’avoir été trompé par le Bourgmestre, qui a tronqué la vérité en ne montrant du projet que ce qui pouvait en être perçu comme positif.  Il a également souligné le caractère grotesque du projet, qui prévoit la création d’une tour tout en hauteur à une époque où les constructions s’envisagent « à taille humaine », dans un souci de convivialité, de sécurité et de mobilité.  Ce projet va donc à l’encontre des préoccupations partagées et des objectifs poursuivis par l’ensemble des conseillers dans le cadre de la rénovation urbaine.  Majorité et opposition se sont en revanche rencontrées sur la nécessité de tenir des séances d’information avec les personnes concernées avant toute procédure officielle.

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-Nombreux sont les passages pour piétons qui mériteraient de connaître une nouvelle jeunesse sur le territoire communal.  Un certain nombre d’entre eux a pu être refait en 2008 mais c’est loin d’être terminé.  Il faut de surcroît attendre des jours plus cléments, l’opération ne pouvant être réalisée efficacement en-dessous d’une certaine température.  La commune va toutefois tester un nouveau matériel avec une durée de vie fort supérieure.

 

- l’Echevin a fait le point sur les problèmes de pollution à l’ancienne décharge de Vottem, dénoncés par un médecin en décembre 2008.  Des contacts ont été pris avec la SPAQUE, qui, avant toute mesure de forage, de sondage ou autre, réalise un historique.  A ce titre, elle cherche d’ailleurs des personnes ressources pour nourrir le dossier.  Avis aux connaisseurs !  Aucun délai n’est actuellement connu pour la réalisation du travail de la SPAQUE.

29/07/2007

Le Conseil communal du 31 mai 2007 en bref

Maison cale- Le Bourgmestre a tout d’abord présenté une communication du Collège communal relative à l’étude globale du commerce.  La politique d’implantation commerciale à Herstal et, plus précisément, l’implantation de médiamarkt a évidemment été évoquée.  D’après le Bourgmestre, cette implantation est logique : après Belle-île à Liège et la galerie cora de Rocourt, il souhaite le développement du pôle Basse-Campagne.  Il y a une demande pour ce type de commerces, et Herstal seule ne peut faire marche arrière.  Le Carrefour est là, c’est un pôle commercial utilisé par les habitants d’Herstal et des environs, il est préférable qu’il soit agencé le mieux possible.   Toujous d’après le Bourgmestre, Vandenborre et Kreffel ont été consultés par rapport à cette implantation et ont dit ne pas être inquiets à ce sujet.  Au contraire, l’implantation de médiamarkt aurait un effet valorisant pour le site et attirerait des clients dans les autres magasins.

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- L’affichage électoral et son impact sur l’environnement a été évoqué, par le biais d’une question relative aux restes d’affiches de la campagne écoulée, qui se détachent et volent sur la chaussée par petits bouts.  En effet, des vestiges de la campagne 2006 sont toujours présents un peu partout (panneaux sur les poteaux de l’ALE, drapeau rue Laixheau,…) Le Bourgmestre a signalé qu’il écrirait aux présidents des différents partis de la commune afin de demander que pour le 30/06/07, ils veillent à ce que soient retirées les affiches se trouvant sur le domaine public.  Si elles ne sont pas enlevées à cette date, les ouvriers communaux procèderont à leur enlèvement, et la facture sera envoyé au président de la section locale du parti concerné.  Concernant les affiches se trouvant chez les particuliers par contre, les moyens d’action sont plus limités : on peut uniquement suggérer leur enlèvement.

 

- Le schéma directeur de rénovation urbaine a également été présenté.  Pour rappel, un auteur de projet avait été désigné conformément à la procédure (marché public).  Une commission de rénovation urbaine comptant des représentants du pouvoir politique (majorité et opposition) et des riverains avait été mise en place. Un comité de pilotage a suivi le travail de l’expert.  Le périmètre de rénovation urbaine concerne plus ou moins 20% de la population de la commune.  Une enveloppe de 50 millions d’euros environ devra être dégagée.  La Commune n’aurait pas pu y arriver seule, d’où l’intérêt d’établir un schéma de rénovation urbaine : des subsides sont à la clé ! En contrepartie, la Région exerce un certain contrôle.  Un demi million d’euros sera consacré chaque année à ce projet.  A cela s’ajoute un subside allant de 70 à 95 % selon les opérations.  Une cellule de recherche d’optimalisation des subsides sera d’ailleurs mise en place au niveau communal.  Le projet de rénovation urbaine s’étale sur 10 ans.  La commune espère créer une dynamique et attirer des investisseurs privés.  Des contacts ont déjà été pris avec certains investisseurs concernant l’espace Hayeneux.  Des partenariats public-privé sont également à envisager.  Enfin, la SRL a déjà acquis quelques chancres.  Le travail ne fait que commencer. 

Après la présentation, de nombreuses questions ont été posées par les conseillers :

- y aura-t-il plus de logements avant ou après la rénovation ? Les Echevins n’ont pas de réponse précise.  Il est certain que si on souhaite aérer l’espace, il y aura moins de logement.  Mais la perte nette de logement pourrait être compensée par le projet relatif à la rive droite du boulevard.

- que va-t-on faire des locataires sociaux ? Il conviendra de prévoir des solutions en cas de déménagement imposé

- la commune aura-t-elle encore des ressources après ça pour d’autres quartiers ?  D’après le collège : oui, par exemple, le plan triennal prévoira des travaux d’égouttage sur Milmort et Liers ; de même, le collège reconnaît la nécessité de penser au commerce de Vottem et notamment de rénover la Place (voir intervention du….).  Le boni cumulé de la commune n’est pas là pour être thésaurisé !

- les logements construits seront-ils publics ou privés ? Le collège envisage une mixité à cet égard : il y aura du logement social mais aussi privé

- les commerçants expropriés auront-ils un nouveau local dans le pôle Marexhe ? Le Collège estime qu’il est prématuré de répondre à cette question.  Le Bourgmestre ne connaît pas exactement le nombre de commerçants à exproprier.

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- le budget ordinaire du CPAS a été présenté au Conseil.  Le Président du CPAS a expliqué à l’assemblée que la mise à l’équilibre avait été ardue, et que pour des raisons de crédibilité, il avait fallu utiliser toutes les réserves.  Chaque responsable de département a fait un inventaire de ses besoins.  L’augmentation de l’intervention communale (2%) a complètement été absorbée. Les dépenses relatives au revenu d’intégration sociale notamment ne sont pas maîtrisées (l’Etat ne rembourse qu’une partie).  Le poste relatif au personnel a également augmenté de manière considérable.  Aussi ai-je interrogé le Président du CPAS sur les raisons de cette explosion.  Ces emplois ne sont-ils pas subsidiés ? Il a répondu que le CPAS avait engagé des travailleurs pour les titres services et des infirmières pour la résidence Louis Demeuse.  A terme, il y aura des subsides, mais cela ne se reflète pas dans le budget 2007.  Le budget se clôture avec une perte à l’exercice propre de 847.450,49 EUR 

Le Bourgmestre lui-même a jugé la situation préoccupante : il est impossible de puiser de manière récurrente sur le fonds de réserve.  Dès aujourd’hui, les services doivent plancher sur le budget 2008 du CPAS et même recourir à un plan pluri-annuel.  L’opposition a également fait part de ses inquiétudes pour l’avenir.

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