17/03/2014

Question orale de J. MAUS relative à la mobilité intra-communale

Question

 

1- La centrale de mobilité de la Basse-Meuse a été créée en 2002 grâce à un financement conjoint des communes de Bassenge, Oupeye et Visé et à des subsides régionaux

 

Le TEC fournit le bus, effectue les entretiens et perçoit les recettes d’exploitation.  La centrale de mobilité doit quant à elle prendre en charge le carburant, les chauffeurs et le fonctionnement du service qui s’effectue à la demande.

 

La Centrale de Mobilité de la Basse-Meuse et le CPAS d’Oupeye ont également signé un accord qui permet au minibus du CPAS d’Oupeye (spécialement adapté pour les personnes handicapées) d’étendre son rayon d’action aux communes voisines de Bassenge et de Visé.

 

Afin d’apporter une solution aux difficultés de mobilité intra-communale déjà maintes fois évoquées au sein du Conseil et au vu des synergies existant entre Herstal et les autres communes de la Basse-Meuse, avez-vous déjà envisagé de demander à rejoindre la centrale de mobilité de la Basse-Meuse ? Cela pourrait-il être intéressant en termes de mutualisation des coûts, tant pour le service « à la demande » que pour le taxi social ? Si non, pourquoi ?

 

2 - L’amélioration de la mobilité intra-communale permettant d’améliorer l’insertion sociale des habitants, serait-il possible d’intégrer cette dimension dans le nouveau plan de cohésion sociale (PCS) en cours d’élaboration ?  Les minibus existant déjà dans le cadre du PCS ne pourraient-ils pas être utilisés de manière plus large qu’uniquement dans le cadre des activités organisées ?

 

3 – Vous avez déjà évoqué à plusieurs reprises l’idée d’élargir les possibilités de recours au taxi social.  Où en êtes-vous dans votre réflexion ?

 

Réponse

 

1- Selon l'Echevin, il existe beaucoup de similitudes entre le taxi social et la centrale de mobilité, notamment au niveau du tarif. En revanche, il est vrai que l'accès à la centrale est ouverte à plus de bénéficiaires que le taxi social. Des contacts avec la centrale de mobilité pourraient être menés à l'avenir, mais le Collège estime qu'il faut une réflexion globale qui intègre :

·la configuration de notre entité : emmener des clients des petites communes de la Basse-Meuse vers Herstal ne revient pas au même que l'inverse

·le problématique de la mobilité dans les Hauts-Sarts (mobilité douce, train,...)

·le nouveau maillage du bus : l'arrivée du tram jusqu'à Coronmeuse va impliquer une modification des itinéraires de bus

 

En février 2012, la Ville a entrepris des contacts avec les TEC dans le but d'éventuellement recourir au système de “taxi-bus” mais il s'est avéré que c'est extrêmement cher et que les conditions sont contraignantes. Le fait que la Région Wallonne soit en pleine période de restrictions budgétaires n'arrange pas les choses.

 

2- Le PCS, quant à lui, n'a pas de budget pour la mobilité et le seul véhicule dont ils disposent leur sert dans le cadre de leurs activités.

 

3- A l'heure actuelle, la réflexion concernant le taxi social est elle, toujours en cours. Il reste donc reservé à sa clientele bien definie.

21/02/2012

Question orale de J. Maus relative à la situation dans l’Allée des Arondes à Vottem

Question

 

En avril et en septembre 2010, je vous ai interrogés au sujet de l’Allée des Arondes à Vottem, où des problèmes liés aux difficultés de stationnement et à des conflits de voisinage rendent la vie de tout un quartier impossible depuis 10 ans.

 

Une pétition vous a été envoyée par les habitants au courant du mois de janvier 2011.  Cette pétition, qui fait état d’un conflit ayant pu être résolu par l’intermédiaire d’une médiation entre voisins (ce dont vous m’aviez informée d’ailleurs dans votre courrier du 22 octobre 2010 suite à ma question écrite) réclame essentiellement une solution aux problèmes de stationnement existant dans la rue.

 

Les trottoirs mesurant 1,50 mètre, il est impossible de prévoir un stationnement à cheval sur ceux-ci vu l’article 23 du Code de la route qui stipule qu’une bande praticable d’au moins 1,50 mètre de largeur doit être laissée à la disposition des piétons du côté extérieur de la voie publique.

 

D’autre part, si les véhicules stationnent sur la chaussée, cela empêche le passage du camion poubelle et des véhicules de secours et contrevient à l’article 25 du Code de la route qui précise qu’il est interdit de mettre un véhicule en stationnement lorsque la largeur du passage libre sur la chaussée serait réduite à moins de 3 mètres.

 

Quelle solution préconisez-vous pour régler enfin de manière définitive et officielle le problème de stationnement dans l’Allée des Arondes ?

 

Serait-il envisageable de créer une zone résidentielle dans ce cul-de-sac où la densité du trafic est, par définition, faible, de manière à permettre aux piétons et conducteurs d’utiliser la totalité de l’espace disponible – la division classique en chaussée et trottoir n’étant plus appliquée ?  La voirie pourrait-elle être aménagée de manière à permettre une cohabitation plus harmonieuse des piétons et des véhicules tout en garantissant une possibilité d’accès des véhicules de secours ?  Aux dires des riverains, les piétons utilisent depuis bien longtemps la chaussée plutôt que le trottoir pour se déplacer d’un point à l’autre.  A ce niveau, cela ne ferait que figer une situation qui existe déjà.

 

Les relations de voisinage sont quant à elles tendues car à ce problème de stationnement s’ajoutent des difficultés de dialogue entre personnes de générations et de cultures différentes.  En effet, le bruit fait par certains jeunes dans la rue nuit à la tranquillité des plus âgés qui aspirent au calme et ne se sentent pas en sécurité, des disputes ont dégénéré en propos racistes, etc.

 

La médiation ayant déjà fait ses preuves entre certains protagonistes, serait-il possible d’envisager une médiation par les assistants sociaux engagés dans le cadre du Plan de cohésion sociale (PCS) ?

 

En effet, le diagnostic de cohésion sociale effectué relève, parmi les besoins à satisfaire dans l’axe 4, la nécessité de mettre en place du travail de rue (point 4.4.4.2. Travail de rue) et de réfléchir à la création d’un service de médiation (point 4.4.4.3. Médiation de voisinage, de quartier, …).

 

Une initiative de ce type pourrait, à mon sens, rentrer

- dans le cadre de l’action 11 du Plan d’actions de cohésion sociale : création d’une maison de la cohésion sociale avec un travailleur social assurant la mise en place des actions déterminées dans les sous-commissions dans les Maisons intergénérationnelles (visées à l’action 13), le but de l’action étant notamment de favoriser le retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels par un travail de terrain, l’animateur pouvant être amené à aller à la rencontre des citoyens dans le quartier

- dans le cadre de l’action 13 du même Plan : création de maisons intergénérationnelles dont l’objectif est de permettre un changement dans le regard porté sur les relations entre les générations en vue de faciliter l’entraide et l’échange entre les âges mais également de faire naître ou de préserver la notion de respect entre les différentes tranches d’âges ; l’idée principale étant de faire de ces maisons intergénérationnelles un outil de construction du lien social entre les générations en y intégrant également les différentes cultures. Outre un lieu d’échanges et de rencontres pour les habitants du quartier, elles peuvent aussi être utilisées pour mettre en œuvre des actions identifiées dans les sous-commissions composées des acteurs présents sur le territoire afin de compléter les services déjà disponibles, l’objectif de l’action étant de favoriser l’insertion sociale et culturelle, d’activer la participation citoyenne, de contribuer à la qualité de vie dans la commune, de favoriser la reconnaissance des groupes et communautés en privilégiant les rencontres intergénérationnelles et interculturelles et de renforcer la mixité sociale.

 

Réponse

 

Le Bourgmestre commence par souligner qu’il ne s’agit pas uniquement de problèmes de stationnement.  En effet, de tels soucis se posent également dans d’autres rues mais la situation y est moins « folklorique », selon lui, que dans l’Allée des Arondes.

 

Il énumère également les actions de la Ville et de la Police pour tenter d’apaiser la situation : interventions répétées de l’agent de quartier pour inviter certains riverains à respecter le voisinage, médiation, rencontre du Bourgmestre avec les habitants, verbalisation des infractions de stationnement et enlèvement de véhicules non immatriculés

 

Le PCS peut, selon le Bourgmestre, avoir un rôle dans les difficultés rencontrées au sein des différents quartiers mais il n’est pas outillé pour un rôle de médiation, en particulier dans un contexte comme celui de l’Allée des Arondes.  Toutefois, une recherche de partenariat dans le cadre d’une convention permanente avec un organisme spécialisé en la matière est en cours.

 

Par ailleurs, le groupe AMSR (aménagement, mobilité, sécurité routière) se penche de manière précise sur le problème de stationnement dans la rue et est en train de finaliser une proposition à mettre en œuvre dans les prochaines semaines.

La zone résidentielle a été envisagée par le chef de corps.  Toutefois, une solution de cet ordre nécessite du temps et de l’argent et ne se concrétise pas du jour au lendemain.  Tout étant de plain pied dans une zone résidentielle, il faut revoir le revêtement et rabaisser les trottoirs ce qui implique des investissements et des travaux conséquents.  A noter que dans le cadre du plan communal de mobilité (PCM), il existe une réflexion visant à donner un caractère résidentiel à d’autres quartiers également.  Les réflexions du groupe AMSR sont menées à plus brève échéance et pourront aboutir d’ici fin juin 2011.

Le Bourgmestre attire l’attention sur le fait que si l’aménagement de la rue devient plus structuré, il y aura moins d’espace pour le stationnement afin d’assurer le respect des usagers faibles, des entrées de garage et le passage des poids lourds.  En revanche, la situation sera clarifiée et l’agent de quartier pourra, le cas échéant, verbaliser plus facilement puisque la tolérance en cours actuellement engendre des abus dans le chef de certains.

 

Lire l’article du journal La Meuse