02/04/2014

Question orale de J. MAUS relative aux nuisances générées par le charroi de poids lourds dans le village de Milmort

Question

 

Lors de mes précédentes interventions sur le même sujet en décembre 2010 et juin 2011, vous vous étiez engagés à examiner les pistes de solution suivantes :

- L’élargissement du Pont de bêche

- L’adaptation de la signalisation du Zoning

- La dissuasion du trafic de poids lourds par la création d’aménagements de voirie dans les rues du village tels que casse-vitesses, contournements, chicanes, etc.

- La création d’un rond-point route de Liers afin de permettre une manœuvre de rebroussement pour les camions

- Le réaménagement du carrefour entre les rues de la Hallette, du Tilleul et de Fexhe

 

Deux ans après, pourriez-vous indiquer précisément l’état d’avancement de vos réflexions et négociations éventuelles quant à ces différentes pistes de solution ? 

 

En effet, les Milmortois souhaiteraient vivement qu’une solution soit apportée dans les meilleurs délais à ce problème très actuel au vu des projets en cours au niveau de la SPI+ mais aussi du circuit emprunté par les apprentis chauffeurs poids-lourds, pour lesquels tant le permis pratique que l’apprentissage à la conduite s’effectue à travers le village de Milmort

 

Réponse

 

Selon l'Echevin, les différentes études menées ( plan communal de mobilité, étude d’incidences sur l’environnement relative au d’extension du zoning des Hauts-Sarts, etc.) concordent à dire que l’étroitesse du pont de Bêche constitue l’obstacle principal à un bon circuit de mobilité permettant d’éviter le transit par le village de Milmort.

 

Des tractations sont actuellement en cours entre la SPI, la Région wallonne et Infrabel qui aboutiront à permettre l’élargissement effectif du passage sous le chemin de fer pour fin 2014.

 

Maintenant que l’élargissement est programmée et comme la Ville s’y était engagée lors de rencontres de quartiers voici deux ans, il est prévu sous peu de placer une signalisation adéquate aux endroits stratégiques afin d’établir une circulation entre les différents zonings en évitant le transit à travers le village (on anticipe les prochains travaux)

 

Parallèlement, dans le cadre de l’opération Revamping de la Zone 1 menée de concert avec la SPI, il est prévu de poser une signalisation d’une esthétique de qualité permettant de renseigner clairement les entreprises, le nom des rues et avenues mais aussi les bonnes directions à prendre pour se rendre dans les différentes zones et vers les voiries autoroutières.

 

D’autre part, l'Echevin rappelle que les aménagements proposés par le PCM pour les voiries de Milmort représentent l’idéal à atteindre en termes de qualité du cadre de vie dans le village mais qu’il faudra du temps pour arriver au résultat final et le phasage de réalisation de ces aménagements doit mettre la priorité à court terme sur les entrées du village (côté autoroute et côté gare principalement).

 

A plus long terme le réaménagement de chaque rue et chaque carrefour à l’intérieur du village sera envisagé.

 

En ce qui concerne les aménagements, la programmation 2013 des aménagements de sécurisation prévoit une intervention pour les rues des Coteaux et des Martyrs ainsi que pour le carrefour des Route de Liers et rue de Fexhe (passage pour piétons et aménagement du trottoir) , Tilleul et des blés dont les travaux débuterons dès la fin des congés du bâtiment.

 

A moyen terme, ce carrefour sera revu conformément à ce que prévoit le PCM (création d’un rond-point) dès son approbation par la RW.

 

Par ailleurs, deux radars préventifs, route de Liers et rue des Martyrs sont déjà placés et opérationnels.

 

Quant aux camions école, l'Echevin confirme que certains itinéraires du Forem de Grace-Hollogne passent par Herstal et Milmort.  Le nombre de passages par Milmort est évalué à 2 par jour.  A cela, il faut ajouter les véhicules provenant d’autres centres du Forem (p ex Namur) ou d’écoles techniques.  Des contacts pris avec le Forem, ils sont tous disposés à analyser avec le collège les inconvénients causés ainsi que les zones sensibles à éviter dans la mesure du possible.

 

Lire l'article de la Dernière Heure

31/05/2009

Un peu plus sur mes priorités pour les élections du 7 juin 2009

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Issue d’une commune précarisée, mes priorités se portent naturellement sur l’emploi, la création d’entreprises, la formation et l’enseignement, qui sont des domaines indissociables à mes yeux.

 

Lutter contre le chômage implique d’attirer chez nous des PME (octroyant actuellement plus de 75% du travail salarié privé en Wallonie) mais aussi de les encourager à y rester.  Cela peut se faire par la voie fiscale, par exemple, en transformant les subventions à l’investissement en déductions fiscales ou en exonérant, dans une certaine mesure, les donations de sommes d’argent destinées à créer ou développer une entreprise.  La politique économique wallonne peut être davantage centrée sur les petites structures, que ce soit en renforçant le mécanisme de garanties octroyées par les sociétés de caution mutuelle ou en simplifiant la réglementation et les procédures administratives. L’indemnisation des commerçants mis en difficulté suite à des travaux publics doit être renforcée en comblant la franchise de 7 jours subsistant dans la mesure fédérale. 

 

Bon nombre d’entrepreneurs qui souhaitent engager du personnel regrettent que les candidatures ne répondent pas à leurs besoins.  La formation et l’enseignement ont par conséquent un rôle important à jouer.

 

La politique de formation du Forem manque d’efficacité.  Seuls 38% des formés trouvent un travail pour une durée de 6 mois et plus, et ce, en dépit des pénuries de main d’œuvre qui perdurent malgré la crise. Il devient urgent d’abolir le monopole du Forem en matière de formation et d’encourager, afin d’épouser plus facilement les besoins du marché de l’emploi, le recours à des prestataires externes payés au résultat.

 

L’enseignement secondaire n’a cessé de faire l’objet de réformes au cours des cinq dernières années pour un résultat désastreux.

 

Il convient tout d’abord de clarifier la finalité des différentes filières et de faire en sorte que celle-ci puisse être atteinte.  Le secondaire général a vocation à donner aux élèves un bagage et une méthode de travail leur permettant de suivre avec fruits les études supérieures qu’ils auront choisies.  Il est nécessaire d’y installer une vigilance particulière pour que les difficultés de certains ne conduisent pas à un mécanisme de relégation dans les filières techniques et professionnelles.  Celles-ci doivent être modernisées et les exigences en termes de fréquentation des cours et de niveau d’apprentissage doivent être aussi élevées que dans l’enseignement général.  L’enseignement technique de transition et de qualification doit être réorganisé en une seule filière visant à donner à l’élève un bagage technologique de haute qualité.  L’enseignement professionnel doit, quant à lui, permettre aux jeunes de s’insérer efficacement dans la vie professionnelle.  Il est par conséquent nécessaire de vérifier sans cesse l’adéquation de la formation aux besoins des entreprises.

 

Il ne pourra être mis fin aux « écoles ghettos » qu’en restaurant la liberté de choix et en nivelant la qualité des établissements vers le haut au bénéfice de tous les enfants.  La vraie égalité est celle des chances et non l’égalisation des têtes qui dépassent.  Il devient urgent d’établir un plan prioritaire de réinvestissement en moyens humains et matériels dans les écoles plus défavorisées.  De même, il conviendrait de mettre en place un financement différencié portable, calqué sur le principe de la discrimination positive à cette différence près que les moyens complémentaires sont portés par l’élève, quel que soit l’établissement où il s’inscrit.  Les difficultés, qu’elles soient scolaires ou sociales, seront ainsi déconcentrées et pourront recevoir une réponse plus efficace et plus rapide.

 

Parce que l’école est aussi le lieu où l’on apprend la vie en société, c’est là que les notions du goût de l’effort et du respect d’autrui se forgent.  Le phénomène du décrochage scolaire peut être enrayé en réagissant dès le premier jour d’absence et en supprimant la possibilité de s’absenter sans motif.   Il ne faut pas craindre de responsabiliser les parents en la matière.  Il en va de même pour la violence scolaire.  L’heure est venue de « dégeler » le projet de centre de rescolarisation initié par Pierre HAZETTE afin de permettre une prise en charge appropriée des élèves plus difficiles.

 

Enfin, la neutralité de l’enseignement public doit être garantie.  De même, l’obligation de fréquenter les cours, quels qu’ils soient, ne peut souffrir d’aucune dérogation fondée sur des raisons religieuses ou des discriminations sexuelles.