05/02/2014

Question orale de J. MAUS relative au placement des égouts rue de l’Amitié et du Patar

Question

 

Les habitants des rues de l’Amitié et du Patar attendent patiemment l’installation d’égouts dans leurs rues depuis de très nombreuses années.

 

Cette fois devrait être la bonne.  Pouvez-vous confirmer que les égouts seront bien installés pour le mois de mars 2013 ?

 

En ce qui concerne la rue du Patar, pouvez-vous confirmer que les égouts iront au-delà de la dernière maison de la rue de manière à couvrir les terrains constructibles non encore bâtis actuellement qui s’y trouvent ?

 

Selon certains riverains, le gabarit et le débit des égouts de la rue verte serait insuffisant pour faire la jonction avec ceux à venir de la rue de l’amitié, de sorte que ces derniers seraient plutôt raccordés à de plus grosses conduites passant le long du chemin de fer ?  Confirmez-vous cette information ? Des expropriations sont-elles à réaliser dans cet objectif ? Où en sont les démarches à cet égard ?

 

Enfin, est-il envisagé, après le placement d’égouts, d’équiper la rue de l’Amitié de trottoirs et de ralentisseurs de vitesse afin d’y garantir la sécurité des piétons ?

 

Réponse

 

Les futurs égouts étant appelés à rejoindre un collecteur existant le long du chemin de fer, des emprises s'avèrent nécessaires.

 

En tant que pouvoir adjudicateur, c'est l'AIDE (Association Intercommunale pour le Démergement et l'Epuration) qui a mandaté le comité d'acquisition d'immeubles (CAI) pour la réalisation de celles-ci. Des négociations sont actuellement en cours avec les différents propriétaires concernés.

 

C'est seulement une fois l'accord de tous les propriétaires obtenu que l'AIDE pourra lancer les procédures visant à attribuer le marché de travaux. Après accord de ensemble des parties concernées (AIDE, Ville de Herstal, Tutelle générale et SPGE) sur la désignation de l'adjudicataire, l'entreprise choisie recevra alors notification du marché et ordre de commencer les travaux.

 

Le Bourgmestre s'est donc reconnu dans l'impossibilité de communiquer avec certitude un timing pour le placements des égouts. En effet, le refus d'un seul propriétaire dans le cadre des négociations avec le CAI peut bloquer toute la procédure.

 

Par ailleurs, aucun projet d'aménagement de la voirie n'est prévu, le dossier subsidié ne concernant que l'égouttage. La décision de construire des trottoirs ou d'effectuer des travaux visant à ralentir la vitesse peut toutefois être prise par la Ville ultérieurement, sur fonds propres et/ou moyennant l'obtention d'autres subsides.

09/12/2013

Question orale de J. Maus relative à l'avenir du quartier Marexhe

Question

 

Herstal se verra prochainement dotée d’une toute nouvelle gare, ce qui est une excellente nouvelle pour ses usagers mais aussi pour le quartier de Marexhe, en cours de revitalisation.

 

A côté de cela, nous avons du prendre acte des décisions de la SNCB (fermeture du guichet) et la Région Wallonne (pas de passage du tram).

 

Le projet de création d’un parking public a également été jugé non rentable par les partenaires privés.  Par ailleurs, le point relatif au PPP Promotion Marexhe a été retiré de l’ordre du jour du dernier conseil.

 

Concrètement, qu’en est-il aujourd’hui des différents projets envisagés à Marexhe ? Les usagers de la gare pourront-ils bénéficier d’un parking, et si oui, où et à quelles conditions ? Qu’en est-il de la création de nouveaux logements, d’établissements commerciaux et de PME ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre rappelle que le quartier marexhe est l'un des pôles principaux de la métamorphose de la ville. Selon lui, ces contretemps ne perturbent en rien la volonté de la Ville de modifier le quartier.

 

Le PPP a effectivement du être retiré de l'ordre du jour. Indiscutablement, la notion de parking souterrain de grande ampleur à Marexhe ne séduit pas. En effet, le quartier a subi un important déclin et la tendance n'est pas si facile à inverser. Le Collège reconnaît avoir été trop optimiste par rapport à l'attractivité immédiate du quartier. Toutefois, cela n'enlève rien à ses potentialités.

 

Concrètement, les besoins en matière de parking souterrain vont devoir être revnus à la baisse. Des expropriations supplémentaires devront avoir lieu pour réaliser des parkings en plein air et les navetteurs pourront se garer du côté de l'ancienne gare.

 

Par ailleurs, les pourparlers avancent bien avec la SNCB et la SPI+ pour reprendre l'ancienne gare et les terrains derrière dans une logique économique.

 

La question de savoir si le guichet de la gare sera humain ou électronique n'est pas du ressort de la Ville. En recréant un pole attractif, la majorité espère que davantage de personnes fréquenteront Herstal et y prendront le train. S'il y a plus de voyageurs, il y aura sans doute plus de motifs de conserver un guichetier.

 

En ce qui concerne la révision du PPP, il conviendra d'être attentif aux échéances liées aux aides du FEDER. La procédure pourrait ainsi être relancée vers les vacances.

 

Lire l'article de la Dernière Heure

12/09/2012

L'heure du bilan

1.      Bilan de la majorité

 

Le bilan que dresse le Mouvement Réformateur n’est pas tendre pour la majorité.

 

Peu d’initiatives concrètes été prises pour permettre aux herstaliens de se sentir plus en sécurité.  Depuis la déclaration de politique communale, la réflexion est toujours en cours quant à l’installation de caméras de sécurité et à l’éclairage.  Les gardiens de la paix n’ont pas non plus été engagés et la présence policière de proximité fait défaut.  En matière de sécurité routière, de nombreuses voiries nécessitent encore d’être aménagées afin de ralentir le trafic.  Par ailleurs, le caractère sale et délabré  de nombreux endroits de la Ville contribue à accentuer le sentiment d’insécurité.

 

Pour parler précisément du cadre de vie, l’on peut dire qu’en dépit d’audits et de grands travaux coûteux, la ville a globalement gardé le même aspect sinistré qu’en 2006, particulièrement dans les anciens quartiers commerçants.  Le manque d’espaces verts  se fait toujours cruellement sentir, et ceux qui existent, à l’image des terrils, sont en sursis.  La Ville ne dispose toujours pas d’un cadastre des voiries permettant une meilleure gestion des travaux de réfection.  Le passage aux conteneurs à puce ainsi que la collecte séparée de la fraction organique sont sources de problèmes de place dans certains logements et de différentes nuisances,  particulièrement par temps chaud.

 

La rénovation des Boulevards et la création du rond-point au XIIe de ligne ne suffisent pas à rendre le bilan de la majorité positif en termes de mobilité.   Aucune solution n’a encore été dégagée concernant le goulot de Basse-Campagne, considérablement engorgé aux heures de pointe et le week-end alors pourtant qu’il s’agit d’un pôle économique majeur de la Ville. De profondes modifications ont été apportées à la circulation dans l’hyper-centre, aboutissant à la quasi-piétonnisation de celui-ci, sans offrir au préalable de solution au manque criant de places de parking, portant ainsi préjudice aux riverains et commerçants.   Enfin, aucune solution n’a encore été apportée pour protéger le caractère rural du village de Milmort victime du transit de poids-lourds lié au zoning des Hauts-Sarts, ni pour améliorer la mobilité intracommunale, bien que la majorité s’y était engagée.

 

Si la fiscalité communale demeure inchangée depuis 2006, elle reste particulièrement élevée et frappe de plein fouet la classe moyenne, dont les revenus sont à la fois trop importants pour bénéficier des primes et réductions octroyées aux plus démunis, et trop faibles pour garantir un niveau de vie confortable.  De nombreux efforts sont demandés aux citoyens en matière de tri des déchets sans qu’ils en soient récompensés. 

 

Dans l’hyper-centre, les commerçants de proximité et professions libérales, souffrent d’un cadre de vie morose et peu attractif comme du peu de considération qui leur est accordée à l’occasion du réaménagement de la Place et de la construction du Nouvel Hôtel de Ville.  Le marché hebdomadaire, au rang des derniers fleurons herstaliens, a également perdu de sa superbe.  L’absence de cadastre des surfaces commerciales disponibles,  pourtant promise afin de faciliter la tâche d’investisseurs potentiels, de même que la volonté de la majorité de rendre les parkings payants, n’augure rien de positif pour l’avenir. 

 

Le rapport entre l'ensemble des demandeurs d'emploi inoccupés et la population active figure parmi les plus mauvais de la province (taux de demande d’emploi supérieur à 20% en 2011).

 

Particulièrement dans les zones urbaines, l’habitat privé herstalien demeure vétuste, dégradé et parfois même en ruine, engendrant un impact négatif direct sur l’image du quartier voire de l’ensemble de la Ville.  Si les pouvoirs publics ont mis en œuvre une opération de rénovation urbaine et diverses expropriations, les initiatives privées visant à la réhabilitation ou la rénovation d’immeubles restent peu encouragées, malgré les promesses formulées à cet égard en 2006.  Le nouveau règlement communal sur la qualité du logement n’a pas permis de mettre un terme au phénomène des boîtes aux lettres multiples qui pullulent sur certains immeubles.  Enfin, les initiatives privées en matière d’amélioration énergétique restent peu encouragées.

 

Si de nombreux investissements ont été réalisés en termes d’infrastructures sportives, la culture reste le parent pauvre, en dépit d’un terreau d’associations locales plus qu’intéressant.  Les ambitions relatives au centre culturel (salle de 400 places, à proximité de la place Jean Jaurès, avec gradins rétractables, espace forum pour accueillir les expositions, loges, etc.) ont été revues nettement à la baisse (salle de 100 places dans une habitation réhabilitée de la rue Large Voie).  Celui-ci n’a toujours pas été reconnu officiellement par la Communauté française, pas plus que l’Académie de musique en dépit des promesses formulées à cet égard.

 

En dépit d’un beau plan subsidié par la Région Wallonne, la cohésion sociale existe bien plus sur papier que dans les rues à Herstal.  L’absence d’une réelle politique de la jeunesse et le manque d’infrastructures leur étant dédicacées conduit celle-ci tout droit dans les rues, au grand dam des plus âgés, renforçant ainsi le fossé entre générations.  De fossé, il est tout autant question entre les différentes communautés et cultures qui se côtoient sans se connaître ni se comprendre.  La volonté de la majorité d’éluder les problèmes  et questions, comme lors du débat initié par le MR en vue d’une interdiction du port de signes religieux au sein des administrations et écoles communales, accentue au mieux le malaise, au pire la méfiance au sein d’une frange de plus en plus large de la population qui arrive au constat que l’intégration est un échec.   

 

Pour terminer sur le volet éthique, les Echevins herstaliens bénéficient, en vertu de la loi, d’un traitement annuel de 73.252 EUR.  Mettre à leur disposition des iPhones (5000 EUR) et des berlines (80.000 EUR) financés par les caisses communales et donc l’argent de contribuables qui, pour beaucoup d’entre eux, ont du mal à boucler leurs fins de mois, est indécent.  A cela s’ajoutent les frais de représentation, de séjour, de téléphone sans parler de ceux de communication voire de propagande (35.000 cartes de vœux en 2012, pouvant aller jusque 7 pour un seul habitant), qui n’ont eu de cesse d’augmenter au cours de la législature, grevant le budget de la Ville.  La démocratie locale est malmenée, avec une opposition brimée dans son rôle par une limitation du nombre de questions orales autorisées par séance et un chronométrage de ses interventions.  Face à ces constats, le citoyen, par ailleurs fort peu consulté sur les projets communaux, se sent de plus en plus en décrochage avec ses représentants. 

 

Que retenir de tout ceci ?

 

C’est le fossé qui s’est creusé entre les Echevins, leurs 35.000 cartes de vœux, leurs iPhones dernier cri, leurs voyages dans le cadre du jumelage avec Castelmauro et Fécamp et leur nouvel hôtel de Ville à toiture végétale face aux citoyens, bien plus concernés par la quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, le mal-être dans le quartier Marexhe, les asticots dans leur conteneur vert et la quote-part communale dans les taxes qu’ils paient…Toutes des préoccupations auxquelles la majorité « bling bling » n’apporte aucune réponse

 

C’est aussi la déception face à un Echevin « d’ouverture » qui, bien qu’ayant le commerce et la culture dans ses attributions, a assisté sans broncher à l’agonie des petits commerçants du centre qui souffrent et souffriront du réaménagement de la Place J. Jaurès avec ses conséquences sur le trafic et le stationnement qui deviendra payant, ainsi qu’au délitement du marché du jeudi, ancien fleuron herstalien ; qui se contente d’un centre culturel au rabais par rapport à ses promesses et qui a cautionné les dépenses bien peu éthiques de la majorité qui, autrefois, l’auraient fait hurler.

 

 

2.      Le travail du MR

 

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail. 

 

Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition :

√ Le taxi-sénior, devenu taxi-social (février 2007)

√ La sensibilisation des jeunes quant à une utilisation abusive du GSM (mars 2007)

√ La mise en place d’un droit d’interpellation du citoyen (mars 2007)

√ La réglementation des night-shops et phone-shops (juin 2007)

√ La sécurisation de la rue du Bouxthay à Vottem (juin 2007)

√ la création d’espaces multisports (août 2007)

√ la création d’une agence immobilière sociale avec les communes d’Oupeye et de Bassenge (octobre 2007)

√L’adoption des sanctions administratives communales (mars 2007, janvier 2008 et septembre 2008)

√ La mise en place d’un conseil consultatif des sports (décembre 2006, mars 2008)

La prise en compte de la problématique de la mendicité dans les règlements communaux (septembre 2009)

√ Le maintien de l’accessibilité du hall omnisports de Vottem en dehors des heures scolaires (avril 2010)

√ Une réglementation équitable de l’affichage électoral (mars 2009 et mai 2010)

√La création d’une aide sous forme de subvention-intérêt pour les commerçants préjudiciés par des travaux publics(mars 2011)

√ L’examen de la possibilité de sécuriser les commerces via Télépolice Vision (avril 2011)

√ L’étude en vue d’une réfection de la place de Vottem et la mise en sens unique de la rue Lombard (mars 2007, février 2008, novembre 2009, septembre 2010, mai 2011, juin 2011)

02/09/2012

Proposition de motion J. Maus relative à la création d’une ligne de tram entre Seraing et Herstal

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Proposition

 

«Considérant que l’agglomération liégeoise connaît des problèmes croissants de mobilité ;

 

Considérant que toutes les grandes métropoles européennes disposent d’un réseau de transport en commun structurant ;

 

Considérant que Liège et Seraing sont les deux Villes les plus peuplées non seulement de l’arrondissement de Liège, mais également de la Province ;

 

Considérant que Liège a rentré sa candidature en vue d’accueillir l’exposition internationale de 2017, et que l’existence projetée du tram est un élément essentiel du dossier de candidature ;

 

Considérant que depuis plusieurs années la réinstauration d’un tram à Liège est à l’étude et qu’un consensus politique s’est dégagé en vue de la réalisation d’un premier tronçon entre Seraing et Herstal ;

 

Considérant que le gouvernement wallon s’est à plusieurs reprises engagé à soutenir cette réalisation et à dégager les moyens budgétaires utiles pour y parvenir ; que le tram liégeois est par ailleurs repris dans la déclaration de politique régionale ;

 

Que le Ministre Antoine en particulier s’était engagé avant les élections régionales de juin 2009 à soutenir la réalisation du tram à Liège, de même que le Ministre Henry tant avant qu’après ces élections ;

 

Considérant que la coordination provinciale des pouvoirs locaux soutient également la mise en œuvre d’un tram entre Seraing et Herstal ;

 

Considérant qu’en décembre dernier, le gouvernement wallon s’est toutefois accordé sur un tracé réduit à un axe Sclessin-Coronmeuse ;

 

Considérant qu’un tel projet s’adresserait à un public potentiel réduit et circonscrit à une partie seulement de la Ville de Liège, sans connexité avec les villes et communes voisines ; qu’une telle version du tram ne permettrait pas une réelle amélioration ni réorganisation de l’offre de transports en commun sur l’agglomération liégeoise et serait purement et simplement un gaspillage d’argent public ;

 

Considérant qu’aucune garantie n’est par ailleurs donnée sur un prolongement effectif de la ligne après la réalisation du tronçon projeté ; que si un phasage de la réalisation du tram pouvait être accepté, voire imposé par la nature des travaux à accomplir, un phasage des décisions et des moyens est susceptible de condamner le projet dans son ensemble ;

 

Considérant que les forces vives liégeoises se sont accordées sur l’intérêt qu’il y a à travailler au redéploiement de Liège sur une base supracommunale ; que la mise en œuvre du tram est un des axes forts de la supracommunalité ; qu’un projet de tram limité à une partie seulement de la Ville de Liège n’est pas de nature à répondre aux impératifs de la supracommunalité ;

 

Le conseil

 

1.   Répète son souhait de voir réaliser une ligne de tram entre Seraing et Herstal, et ce de manière significative d’ici à 2017 ;

2.   Demande instamment au gouvernement wallon de revoir sa délibération limitant le tracé projeté au tronçon entre Sclessin et Coronmeuse, et de décider d’emblée de la réalisation d’une ligne complète à tout le moins entre Seraing et Herstal

 

La présente délibération sera envoyée au Gouvernement wallon ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires wallons de la Province de Liège. »

 

Réponse

 

Le Bourgmestre est d'accord : limiter le tracé du tram à ce tronçon n'a pas de sens. La volonté initiale était de restructurer la mobilité dans toute l'agglomération liégeoise. Or, la décision prise équivaut à peu de choses près à remplacer une ligne de bus par un tram. Ce serait payer fort cher pour pas grand chose. Partant, le risque est grand qu'il n'y ait pas de tram du tout.

 

A l'heure actuelle, le Bourgmestre estime toutefois qu'il ne faut pas encore perdre espoir et continuer à se battre. La décision du Gouvernement n'est pas limpide. Le thème est par ailleurs à l'ordre du jour de la prochaine réunion de Liège Métropole (conférence des Bourgmestres). Le Bourgmestre espère que la décision de la Région ne vise qu'à un phasage des travaux, qui seraient dans un premier temps réduits à l'axe Sclessin-Coronmeuse, et garde l'espoir que le permis et le financement soient envisagés globalement pour toute la ligne, ce qui offrirait plus de garantie de voir un jour le tram arriver à Basse-Campagne.

 

Le Conseil s'est ainsi mis d'accord sur une motion légèrement retravaillée, rappelant les concessions déjà faites par la Ville de Herstal (révision de la proposition de tracé initial afin de réduire le nombre d'expropriations, de faciliter la réalisation technique du parcours, d'écourter le délai des travaux et limiter l'impact budgétaire sur son territoire) et mentionnant les revendications de la Ville concernant le tram (notamment, la réalisation d'aménagements routiers préalables tels la mise à double sens des boulevards derrière l'IPES, la création de ronds-points et de zones alternatives de parking ; la réalisation d'un Park and ride à Basse-Campagne ; une attractivité équivalente en terme de fréquence entre le tronçon vers Bressoux et celui vers Basse-Campagne ; ainsi que la restructuration de l'offre des TEC sur le territoire de la Ville en lien avec le tracé retenu). Cette motion vise à répéter la volonté de la Ville de Herstal de voir se réaliser une ligne de tram entre Seraing et Herstal et à demander au Gouvernement wallon de garantir, au-delà du phasage décidé par les travaux, la réalisation d'un tram qui relie Jemeppe à Basse-Campagne en passant par le centre de Liège par un mode de financement adéquat et un permis unique pour toute la ligne.

 

Lire l'article de la Dernière Heure 

29/08/2012

Question orale de J. Maus relative à l’état d’avancement des travaux à Marexhe

Question

 

Les habitants du quartier Marexhe s’interrogent quant à l’avancement des travaux de démolition de maisons expropriées rue St Lambert.  Ils ont l’impression que le chantier est abandonné et il semble que la rue Pierre Binon soit devenue un dépotoir.

 

Pouvez-vous les rassurer sur l’agenda des travaux de démolition encore à venir ?

 

Quand aura lieu la prochaine réunion de la commission de rénovation urbaine ?

 

Réponse

 

Selon le Bourgmestre, la Ville aurait pu se contenter d’attendre d’avoir la propriété de tous les immeubles pour entamer la démolition.  Toutefois, il y avait déjà un squat dans certains immeubles laissés vides.  C’est pourquoi le choix a été fait de faire la démolition en deux phases.  La première a déjà eu lieu, la deuxième aura lieu au printemps prochain, via un marché public de répétition.

 

La Ville est par ailleurs informée de l’existence de dépôts de déchets rue Pierre Binon.  Les autorités tentent d’avoir une réaction adaptée à cela et n’excluent pas l’installation d’une caméra.

 

La prochaine commission de rénovation urbaine se réunira en janvier 2012.

26/08/2012

Question écrite de J. Maus relative au coût du nouvel Hôtel de Ville

Question

 

Les services peuvent-ils communiquer le coût global du Nouvel Hôtel de Ville, en ce compris les coûts de démolition et d’expropriation,  ainsi que le montant des subsides obtenus ?

 

Réponse

 

Le coût de la construction s’élève à 22.332.868,76 EUR TVAC (montant adjugé)

 

Au niveau des subsides octroyés :

-         Financement alternatif : 9.400.000 EUR

-         FEDER : 38.780,31 EUR

 

Le coût des emprises et des demolitions sont engagés par Urbeo et concernent l’espace dans sa globalité donc au-delà de l’assiette de l’Hôtel de Ville.  Concernant ces volets du coût global du NHV, une inscription dans le budget de la Ville est prevue pour un montant d’1.000.000 EUR.

21/08/2012

Question orale de J. Maus relative au tracé définitif du tram à Herstal

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Question

 

La presse a fait écho des quatre variantes subsistant pour le tracé du tram suite au Comité exécutif du 10 octobre 2011. En ce qui concerne Herstal, il semble que les experts préconisent plutôt un passage par les boulevards que par le centre.

 

Est-il exact que le Bourgmestre a marqué son accord sur cette alternative ?

 

Quel serait alors le tracé exact dans cette nouvelle perspective et où seraient situés les arrêts ? Quels sont les quartiers qui seront desservis ? Quel serait l’arrêt le plus proche de la place J. Jaurès ?

 

Et pour la gare, quel serait l’arrêt le plus proche ? Comment favoriser l’intermodalité dans de telles conditions ? Est-ce inenvisageable de créer un crochet par la gare dans le nouveau tracé ?

 

Quel serait le nombre d’expropriations à entreprendre si le tram passe par les Boulevards ? Quelles seraient les rues concernées par ces expropriations ?

 

Un parking de délestage est-il toujours envisagé à Herstal ? Si oui, où se trouvera-t-il ?

 

Quid de la proposition d’Urbagora (après Coronmeuse, le tram emprunterait la rue Hayeneux et la rue Saint Lambert où il passerait en-dessous de la gare avant de rejoindre la place Jean Jaurès, puis de longer la FN par la rue Voie de Liège et de redescendre vers la Place Licourt pour enfin poursuivre sa route vers les ACEC et Basse-Campagne) ? A-t-elle été analysée par les services et quel est leur avis à ce sujet?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre commence à rappeler l'importance du projet de tram pour la Région liégeoise dans son ensemble. C’est le fer de lance de la refonte de l’offre de mobilité. Il reliera les 3 villes les plus peuplées de l’arrondisssement : Liège, Seraing et Herstal. Il améliorera la mobilité des herstaliens, mais aussi de tous les habitants de la Basse-Meuse, dont Herstal est la porte d'entrée.

 

Le timing envisagé est le suivant : après la décision du Gouvernement wallon sur le tracé basée sur les réunions préparatoires, un avant-projet sera concrétisé pour avril 2012. Le permis devrait être déposé pour janvier 2013 et une notification à l'entreprise, partenaire dans le cadre du PPP devrait avoir lieu en avril 2014. Ainsi, dans le courant du 1er semestre de 2017, le tram pourrait être mis en service sur l’ensemble du tracé et serait donc opérationnel pour l’exposition internationale de juin 2017 si celle-ci a lieu à Liège.

 

A Herstal, il a été décidé que le tram passera par Coronmeuse et ira jusque Basse campagne, ce qui permettra d'offrir une meilleure mobilité aux habitants et une solution à la saturation de certains tronçons.

 

Le Bourgmestre s'estime déjà heureux que le tram aille plus loin que Coronmeuse. Selon lui, le délai de réalisation est très court et les enjeux techniques nombreux : étroitesse de certaines voiries, dénivelés,…Il faut 10 mètres de large pour faire circuler un tram en double voie dans une rue piétonne. En ajoutant une bande de circulation automobile, on passe à 14 voire 16 mètres. Si l'on ajoute encore un espace de stationnement, on est entre 16 et 18 mètres. Passer du dessin à la concrétisation présente donc certaines contraintes.

 

Ainsi, les suggestions d'Urbagora ne peuvent être retenues car il n'y a pas assez de largeur entre les façades pour mettre un tram sur deux voies et il est (hereusement) inenvisageable d'abattre un coté de toute une rue si longue. D'autre part, il ne serait pas non plus possible de mettre le tram en une seule voie (aller-retour) car le tronçon fait seulement 2 km avec au moins 2 arrêts sur le trajet. Eviter que les trams en sens inverses se croisent nécessiterait un trop long délai entre le passage de 2 trams successifs. Or, pour assurer la perennité du tram partant de Basse-Campagne, il faut que celui-ci ait le même rendement commercial que celui qui part de Bressoux.

 

A Herstal, faire passer le tram par les Boulevards est la solution la plus réaliste. Elle présente l'avantage de limiter le nombre d'expropriations, qui prennent du temps et coutent de l’argent, en plus des désagréments occasionnés aux expropriés. En effet, là où le tracé initial proposé par les services communaux (bien que suite à une question écrite de l'opposition posée en septembre 2010 , le Bourgmestre avait nié avoir donné une suggestion de tracé pour le tram) nécessitait plus de 120 expropriations, la nouvelle variante n'en représenterait que 10 à 15 afin d'optimiser l’intégration du tracé du tram, donc plus dans un souci urbanistique que par nécessité technique. Ces expropriations concerneraient le tronçon entre la Place Licourt et les ACEC.

 

Concrètement, le tram passera par Coronmeuse, empruntera le Boulevard avec un 1er arrêt au pied de la rue Marexhe (avec une distance entre la station et le Pôle Marexhe d’un peu moins de 400 mètres), puis redémarrera avant de s’arrêter au pied de la rue des Mineurs (à un peu plus de 200m du NHV), puis reprendra son chemin en direction de la Place Licourt, où il s’arrêtera avant de prendre l’axe intérieur, de s'arrêter au 12e de ligne, et de rentrer dans le site des ACEC pour finir sa route derrière le Delhaize de Basse-Campagne. La fréquence sera équivalente vers Basse-Campagne et vers Bressoux. Au niveau du Boulevard, il n'y aura plus qu'une bande de circulation à la place de 2 puisque le tram passera au milieu. Par rapport au fait que des travaux viennent juste d'être terminés sur les Boulevards, le Bourgmestre n'a pas le sentiment d'avoir gaspillé l'argent du contribuable. En effet, la partie principale des boulevards aura quand même servi quelques années avant d’être modifiée pour le tram. Par ailleurs, tous ces travaux seront à charge de la Région Wallonne. Le 3ème tronçon des Boulevards sera néanmoins réaménagé en tenant compte de la perspective du tram.

 

Pour le Bourgmestre, le tram permettra de désengorger l'axe A. Delsupexhe/PJ Antoine, de transformer les boulevards en réels boulevards urbains et de repenser l'offre de mobilité dans les quartiers. Le tracé retenu, en ce qu'il est réaliste, et le fait qu'il n'y ait qu'un seul PPP garantissent le passage du tram à Herstal.

Un parking P+R de 300 places sera créé soit aux ACEC, soit au niveau du Delhaize de Basse-Campagne (terminus) afin de rendre le tram attractif pour les gens qui ne viennent pas des endroits parcourus par le tracé mais d’ailleurs à Herstal ou dans la Basse-Meuse.

 

En conclusion, le Bourgmestre se dit satisfait de l’évolution du dossier, qui n’est pas facile. Maintenant, il n'y aura de certitude quant au passage du tram à Herstal que quand on l'y verra. Même si une étape importante a été franchie, il reste un certain nombre d’aléas : obtenir le permis, trouver le partenaire du PPP, l’enveloppe budgétaire...