12/09/2012

L'heure du bilan

1.      Bilan de la majorité

 

Le bilan que dresse le Mouvement Réformateur n’est pas tendre pour la majorité.

 

Peu d’initiatives concrètes été prises pour permettre aux herstaliens de se sentir plus en sécurité.  Depuis la déclaration de politique communale, la réflexion est toujours en cours quant à l’installation de caméras de sécurité et à l’éclairage.  Les gardiens de la paix n’ont pas non plus été engagés et la présence policière de proximité fait défaut.  En matière de sécurité routière, de nombreuses voiries nécessitent encore d’être aménagées afin de ralentir le trafic.  Par ailleurs, le caractère sale et délabré  de nombreux endroits de la Ville contribue à accentuer le sentiment d’insécurité.

 

Pour parler précisément du cadre de vie, l’on peut dire qu’en dépit d’audits et de grands travaux coûteux, la ville a globalement gardé le même aspect sinistré qu’en 2006, particulièrement dans les anciens quartiers commerçants.  Le manque d’espaces verts  se fait toujours cruellement sentir, et ceux qui existent, à l’image des terrils, sont en sursis.  La Ville ne dispose toujours pas d’un cadastre des voiries permettant une meilleure gestion des travaux de réfection.  Le passage aux conteneurs à puce ainsi que la collecte séparée de la fraction organique sont sources de problèmes de place dans certains logements et de différentes nuisances,  particulièrement par temps chaud.

 

La rénovation des Boulevards et la création du rond-point au XIIe de ligne ne suffisent pas à rendre le bilan de la majorité positif en termes de mobilité.   Aucune solution n’a encore été dégagée concernant le goulot de Basse-Campagne, considérablement engorgé aux heures de pointe et le week-end alors pourtant qu’il s’agit d’un pôle économique majeur de la Ville. De profondes modifications ont été apportées à la circulation dans l’hyper-centre, aboutissant à la quasi-piétonnisation de celui-ci, sans offrir au préalable de solution au manque criant de places de parking, portant ainsi préjudice aux riverains et commerçants.   Enfin, aucune solution n’a encore été apportée pour protéger le caractère rural du village de Milmort victime du transit de poids-lourds lié au zoning des Hauts-Sarts, ni pour améliorer la mobilité intracommunale, bien que la majorité s’y était engagée.

 

Si la fiscalité communale demeure inchangée depuis 2006, elle reste particulièrement élevée et frappe de plein fouet la classe moyenne, dont les revenus sont à la fois trop importants pour bénéficier des primes et réductions octroyées aux plus démunis, et trop faibles pour garantir un niveau de vie confortable.  De nombreux efforts sont demandés aux citoyens en matière de tri des déchets sans qu’ils en soient récompensés. 

 

Dans l’hyper-centre, les commerçants de proximité et professions libérales, souffrent d’un cadre de vie morose et peu attractif comme du peu de considération qui leur est accordée à l’occasion du réaménagement de la Place et de la construction du Nouvel Hôtel de Ville.  Le marché hebdomadaire, au rang des derniers fleurons herstaliens, a également perdu de sa superbe.  L’absence de cadastre des surfaces commerciales disponibles,  pourtant promise afin de faciliter la tâche d’investisseurs potentiels, de même que la volonté de la majorité de rendre les parkings payants, n’augure rien de positif pour l’avenir. 

 

Le rapport entre l'ensemble des demandeurs d'emploi inoccupés et la population active figure parmi les plus mauvais de la province (taux de demande d’emploi supérieur à 20% en 2011).

 

Particulièrement dans les zones urbaines, l’habitat privé herstalien demeure vétuste, dégradé et parfois même en ruine, engendrant un impact négatif direct sur l’image du quartier voire de l’ensemble de la Ville.  Si les pouvoirs publics ont mis en œuvre une opération de rénovation urbaine et diverses expropriations, les initiatives privées visant à la réhabilitation ou la rénovation d’immeubles restent peu encouragées, malgré les promesses formulées à cet égard en 2006.  Le nouveau règlement communal sur la qualité du logement n’a pas permis de mettre un terme au phénomène des boîtes aux lettres multiples qui pullulent sur certains immeubles.  Enfin, les initiatives privées en matière d’amélioration énergétique restent peu encouragées.

 

Si de nombreux investissements ont été réalisés en termes d’infrastructures sportives, la culture reste le parent pauvre, en dépit d’un terreau d’associations locales plus qu’intéressant.  Les ambitions relatives au centre culturel (salle de 400 places, à proximité de la place Jean Jaurès, avec gradins rétractables, espace forum pour accueillir les expositions, loges, etc.) ont été revues nettement à la baisse (salle de 100 places dans une habitation réhabilitée de la rue Large Voie).  Celui-ci n’a toujours pas été reconnu officiellement par la Communauté française, pas plus que l’Académie de musique en dépit des promesses formulées à cet égard.

 

En dépit d’un beau plan subsidié par la Région Wallonne, la cohésion sociale existe bien plus sur papier que dans les rues à Herstal.  L’absence d’une réelle politique de la jeunesse et le manque d’infrastructures leur étant dédicacées conduit celle-ci tout droit dans les rues, au grand dam des plus âgés, renforçant ainsi le fossé entre générations.  De fossé, il est tout autant question entre les différentes communautés et cultures qui se côtoient sans se connaître ni se comprendre.  La volonté de la majorité d’éluder les problèmes  et questions, comme lors du débat initié par le MR en vue d’une interdiction du port de signes religieux au sein des administrations et écoles communales, accentue au mieux le malaise, au pire la méfiance au sein d’une frange de plus en plus large de la population qui arrive au constat que l’intégration est un échec.   

 

Pour terminer sur le volet éthique, les Echevins herstaliens bénéficient, en vertu de la loi, d’un traitement annuel de 73.252 EUR.  Mettre à leur disposition des iPhones (5000 EUR) et des berlines (80.000 EUR) financés par les caisses communales et donc l’argent de contribuables qui, pour beaucoup d’entre eux, ont du mal à boucler leurs fins de mois, est indécent.  A cela s’ajoutent les frais de représentation, de séjour, de téléphone sans parler de ceux de communication voire de propagande (35.000 cartes de vœux en 2012, pouvant aller jusque 7 pour un seul habitant), qui n’ont eu de cesse d’augmenter au cours de la législature, grevant le budget de la Ville.  La démocratie locale est malmenée, avec une opposition brimée dans son rôle par une limitation du nombre de questions orales autorisées par séance et un chronométrage de ses interventions.  Face à ces constats, le citoyen, par ailleurs fort peu consulté sur les projets communaux, se sent de plus en plus en décrochage avec ses représentants. 

 

Que retenir de tout ceci ?

 

C’est le fossé qui s’est creusé entre les Echevins, leurs 35.000 cartes de vœux, leurs iPhones dernier cri, leurs voyages dans le cadre du jumelage avec Castelmauro et Fécamp et leur nouvel hôtel de Ville à toiture végétale face aux citoyens, bien plus concernés par la quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, le mal-être dans le quartier Marexhe, les asticots dans leur conteneur vert et la quote-part communale dans les taxes qu’ils paient…Toutes des préoccupations auxquelles la majorité « bling bling » n’apporte aucune réponse

 

C’est aussi la déception face à un Echevin « d’ouverture » qui, bien qu’ayant le commerce et la culture dans ses attributions, a assisté sans broncher à l’agonie des petits commerçants du centre qui souffrent et souffriront du réaménagement de la Place J. Jaurès avec ses conséquences sur le trafic et le stationnement qui deviendra payant, ainsi qu’au délitement du marché du jeudi, ancien fleuron herstalien ; qui se contente d’un centre culturel au rabais par rapport à ses promesses et qui a cautionné les dépenses bien peu éthiques de la majorité qui, autrefois, l’auraient fait hurler.

 

 

2.      Le travail du MR

 

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail. 

 

Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition :

√ Le taxi-sénior, devenu taxi-social (février 2007)

√ La sensibilisation des jeunes quant à une utilisation abusive du GSM (mars 2007)

√ La mise en place d’un droit d’interpellation du citoyen (mars 2007)

√ La réglementation des night-shops et phone-shops (juin 2007)

√ La sécurisation de la rue du Bouxthay à Vottem (juin 2007)

√ la création d’espaces multisports (août 2007)

√ la création d’une agence immobilière sociale avec les communes d’Oupeye et de Bassenge (octobre 2007)

√L’adoption des sanctions administratives communales (mars 2007, janvier 2008 et septembre 2008)

√ La mise en place d’un conseil consultatif des sports (décembre 2006, mars 2008)

La prise en compte de la problématique de la mendicité dans les règlements communaux (septembre 2009)

√ Le maintien de l’accessibilité du hall omnisports de Vottem en dehors des heures scolaires (avril 2010)

√ Une réglementation équitable de l’affichage électoral (mars 2009 et mai 2010)

√La création d’une aide sous forme de subvention-intérêt pour les commerçants préjudiciés par des travaux publics(mars 2011)

√ L’examen de la possibilité de sécuriser les commerces via Télépolice Vision (avril 2011)

√ L’étude en vue d’une réfection de la place de Vottem et la mise en sens unique de la rue Lombard (mars 2007, février 2008, novembre 2009, septembre 2010, mai 2011, juin 2011)

06/09/2012

Elections communales du 14 octobre 2012

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Le 14 octobre 2012 ne sera pas une date comme les autres.

Ce jour là, vous allez prendre une décision.

Et pas la moindre !  Une décision qui aura un impact sur votre environnement immédiat et votre quotidien pour les six années à venir.

Avouez-le, ce n’est pas tous les jours que l’on vous laisse le choix…

Mais peut-être avez-vous l’impression que finalement, vous n’avez pas grand-chose à dire.  Que les politiciens sont tous les mêmes et que de toute manière ils ont décidé pour vous, puisqu’ils ont annoncé leur volonté de reconduire l’accord de majorité.  A quoi bon marquer son mécontentement si les mêmes s’entendent pour rester au pouvoir !

Détrompez-vous ! La seule vérité qui compte est celle qui sort de l’isoloir.

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail.  Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition.

Si vous trouvez que tout va bien, ne changez rien. Votez pour l’un ou l’autre des partis de la majorité, c’est du pareil au même, comme ils l’ont fait savoir.

 Mais si, en y réfléchissant, vous estimez que votre cadre de vie et les services dont vous bénéficiez ne sont pas à la hauteur des impôts que vous payez ; Que des sommes colossales sont investies dans un nouvel hôtel de ville alors que les rues de votre quartier son sales et en piteux état ; Que vous préférez vous promener ailleurs que dans votre ville, car celle-ci n’est pas attractive, que les commerces s’y font rares, que l’on y accède difficilement et qu’en plus, il est pour ainsi dire impossible de s’y garer ;

Si , en plus de tout cela, vous constatez que les gens à qui vous aviez accordé votre confiance se sont octroyés des smartphones et des voitures avec votre argent, pendant que vous peiniez à payer le chauffage et l’électricité sans parler de la crèche du petit.  Alors, c’est le bon moment de le faire savoir.

Ne laissez personne vous priver de votre droit de décider de ce que vous voulez comme avenir pour vous et vos proches.

Voter pour le MR, c’est soutenir une équipe soudée de candidats compétents qui estiment que notre ville et ses citoyens méritent mieux.

Opter pour le MR, c’est choisir la force des convictions.

Jennifer MAUS

1ère à la commune

1ère à la province

15/08/2012

Le Conseil communal du 1er septembre 2011 en bref

maison cale.jpg- Le Conseil a approuvé un projet de marché de services pour la mission d’auteur de projet en vue de l’aménagement des voiries du Pôle Marexhe-Gare, comprenant les rue Petite Voie, Hoyoux et E. Dumonceau ainsi que le carrefour formé par les rues Hayeneux, Saint Lambert et Michel Duchatto. 

 

- Le Conseil a également approuvé un projet de marché de travaux de réfection d’une partie de la rue de Hermée, dans le cadre du droit de tirage.

  

- le MR a voté contre un point déposé en urgence concernant un projet de marché de services en vue de désigner un prestataire qui exercerait une mission de consultance en matière d’infrastructures scolaires et culturelles et dont la mission serait d’assister le bureau d’études, par exemple en ce qui concerne la construction et la rénovation d’écoles, d’annexes au musées, etc.  En effet, cela représente un coût de 67.000 EUR, non subsidié même partiellement.

 

- Le MR a également voté contre une modification budgétaire déposée en urgence sur la table du conseil et prévoyant une dépense supplémentaire de 4.200.000 EUR dans le cadre du Nouvel Hôtel de Ville (NHV)

 

- La Ville de Herstal restera au système de vote électronique

 

- Le Conseil a également fait le point sur la décision de la SNCB de fermer le guichet de la gare de Herstal.  Selon le Bourgmestre, cette décision a été prise sur une base purement arithmétique, parce que seuls 31 billets sont vendus par jour.  Il a donc écrit à l’administrateur délégué, pour faire valoir ce qui a été évoqué lors du Conseil de juin, à savoir que, grâce à la rénovation du Pôle Marexhe-Gare dans son ensemble, qui augmentera l’attractivité du quartier, à la construction d’un nouveau bâtiment par la SNCB, aux négociations en cours avec la SNCB et la SPI pour faire un pôle économique à l’actuelle gare, mais aussi grâce à Liège 2017, la gare de Herstal est en passe de devenir une grande gare. De l’aveu même du Bourgmestre, la gare actuelle est un coupe-gorge et il est donc logique que peu de billets soient vendus même si c’est un axe fort desservi.  Ce sur quoi la SNCB devrait se baser, c’est plutôt le potentiel de la future gare.  Le Bourgmestre attend la réponse à son courrier et espère que la décision de la SNCB n’est pas définitive.  Si toutefois la SNCB devait maintenir sa position, la volonté de la Ville est de garder un espace voyageurs protégé en cas d’intempérie avec un distributeur de billets automatique. Donc les besoins d’usagers seront rencontrés mais ce qui manquera ce sont les conseils pour des voyages plus complexes.

17/04/2012

Question écrite de J. Maus relative à l’état de la voirie rue Visé Voie à Vottem, à proximité du centre fermé

Question

 

La voirie rue Visé Voie, sur le tronçon à proximité du centre fermé est en très mauvais état.

 

Pourriez-vous me dire si un raclage est envisagé à cet endroit, et si oui, quand ?

 

Réponse

 

Le carrefour entre la sortie Aldi, l’entrée de l’autoroute, l’accès au domaine police, et la rue Visé Voie est effectivement en très mauvais état.

 

Par contre, l’état du tronçon droit entre le carrefour précité et le carrefour de la Fraise n’est pas trop préoccupant.

 

Néanmoins, il faut souligner que le carrefour sortie d’autoroute fait l’objet d’une étude du SPW afin de remplacer les feux par un grand giratoire et la Ville de Liège a informé la Ville de Herstal de son intention de rénover et de modifier le carrefour jusqu’au tronçon droit.

 

Dans un  autre domaine, un grand projet urbanistique concernant les anciennes casernes est à l’étude, bouleversant ainsi la structure du quartier.

 

Un simple raclage de la voirie n’est pas possible car la route en béton sous le tarmac est trop abîmée pour une réalisation d’un travail de bonne qualité et il serait judicieux de racler puis concasser les dalles de béton existantes afin d’y poser deux couches de tarmac.

 

Ces travaux sont estimés à 60.000 EUR et ne règleraient que le problème voirie sans tenir compte des autres paramètres.

 

Vu les différents projets en cours, tant pour le carrefour situé près de chez Aldi qu’à front de voirie de l’ancienne caserne, le bourgmestre considère opportun de revoir le problème dans son ensemble : accès, voiries, bordures filets d’eau, trottoirs, zones de stationnement, et ce, afin de régler définitivement et d’une manière durable le volet sécurité et mobilité sur ce tronçon sensible.

 

Au vu de tous ces éléments, le Bourgmestre n’envisage pas de se précipiter car il estime que le temps de la réflexion avec le SPW, la Ville de Liège et les lotisseurs est indispensable avant de passer à la réalisation.

27/03/2012

Conseil communal du 26 mai 2011 : les points déposés par le MR

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1. Question orale relative aux incivilités répétées dans la rue Laixheau

2. Question orale relative à des coups de feu, rue Saint-Lambert

3. Question orale relative au réaménagement de la place Gilles Gérard à Vottem

4. Question orale relative au nouveau système de collecte des déchets

5. Question écrite relative à l’état de la voirie rue Visé Voie à Vottem, à proximité du centre fermé

6. Question écrite relative à la collecte des déchets rue Sous la Ville à Vottem

 

06/12/2011

Budget communal 2011 : la position du MR

Le groupe MR a voté contre le budget communal 2011.  En tant que chef de groupe, je me suis exprimée pour justifier ce choix :

 

"Le boni présenté au service ordinaire à l’exercice propre est relativement faible (16 259.70 EUR) avant les prélèvements.

 

Au service extraordinaire, on constate que le recours à l’emprunt pour financer les investissements augmente (44% contre 37% en 2010)

 

Par ailleurs, si au premier abord, on peut se dire que la commune investit considérablement, on constate qu’il s’agit en réalité majoritairement de dépenses reportées du budget 2010 sur le budget 2011 (68% de réinscription contre 17% en 2010).  Il faut également relativiser les investissements inscrits en matière culturelle.  En effet, le budget 2011 prévoit un budget identique à celui inscrit en 2010 pour le centre culturel.  Or, suite à l’une de mes questions orales, l’Echevin nous a fait savoir que le projet initialement prévu ne serait pas réalisable avant un délai d’au moins 4 ans et que dans l’attente, on s’oriente vers une salle plus petite pouvant servir de siège à la maison des associations culturelles.

 

Les dépenses « strass et paillettes » sont toujours considérables.  Les frais liés au jumelage augmentent de 10.000 EUR.  La communication a également un coût considérable : 60 550 EUR hors Ecrido et imprimerie.  A ce tarif, nous devenons une petite agence de com’…

 

En parallèle à cela, qu’en est-il du quotidien des citoyens ? 

 - On constate que le nombre d’habitants a diminué malgré l’annonce des projets en cours (-482) alors que le nombre de chômeurs a augmenté (+93) de même que le nombre de minimexés (+64). 

- La pression fiscale reste toujours aussi élevée tant au niveau de l’impôt des personnes physiques (IPP)  que du précompte immobilier (PrI).  La classe moyenne reste donc étranglée et a du mal à récolter le fruit de son travail.  En effet, l’IPP que le Bourgmestre trouve être un impôt juste car progressif est tout de même un impôt qui frappe les revenus du travail…

- L’état des routes est catastrophique et il n’y a toujours pas de vrai cadastre des voiries

- On attend toujours de voir les résultats concrets de l’audit propreté réalisé à grands frais (81.000 EUR).  Il fait toujours aussi sale !

- Le marché du jeudi, l’un des derniers fleurons herstaliens, a pris un sérieux coup dans l’aile

- La liaison par transports en commun entre les différentes entités ne s’améliore pas, bien au contraire, puisque le TEC supprime des lignes existantes.

- Le Nouvel Hôtel de Ville (NHV) coûte extrêmement cher alors qu’il ne regroupera pas tous les services et donc manquera son objectif

- Le réaménagement de la place inquiète les commerçants et rendra le stationnement payant

 

Nous sommes toutefois satisfaits de voir que la création des espaces multisports que nous avions demandés avance, et que la commune investit dans la création d’un parc.  Cela répond à une forte demande de la population."

26/07/2011

Le Conseil communal du 9 septembre 2010 en bref

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- Le MR s’est abstenu sur le projet de marché de travaux relatif à l’aménagement du terrain communal sis rue Pied du Bois Gilles.  Il s’agit d’aménager un terrain pour accueillir les forains expulsés du quai de l’Abattoir en raison de la construction du nouveau hall omnisports.

L’aménagement de ce terrain fait suite à la convention passée entre la Ville de Herstal et les forains dans le cadre d’une conciliation devant la justice de paix.  En vertu de cette convention, les forains s’engagent à quitter le terrain du quai de l’Abattoir au plus tard pour le 31 décembre 2010.  Le terrain de la rue Pied du Bois Gilles sera mis à disposition des forains pour une durée indéterminée.  Toutefois, dès qu’il ne subsistera plus au minimum 12 familles sur ledit terrain, cette mise à disposition prendra fin pour l’ensemble des familles moyennant un préavis de 6 mois.  Ce terrain sera aménagé et équipé (voiries, plantations, eau, électricité, égouts) et comprendra 25 parcelles d’une superficie de 168 m² par parcelle et une aire de parking pour les véhicules et métiers forains.  Le loyer est fixé à 200 EUR par mois et est indexé annuellement.

Conformément à ce qui avait été évoqué, aucun subside n’a pu être obtenu pour l’aménagement du terrain, qui n’accueille pas de gens du voyage. 

L’impact de l’arrivée des forains sur le quartier a également été évoqué.  Selon le Bourgmestre, cela ne va pas révolutionner le passage dans la rue Pied du Bois Gilles.  S’il reconnaît que celle-ci n’est pas en bon état (comme l’avait déjà signalé le MR en 2007), surtout dans les deux derniers tronçons, une rénovation complète de la rue n’est pas prévue pour tout de suite.  En effet, le quartier compte trois passages à niveau (celui au pied de la rue Charlemagne, celui avant la Place César de Paepe et celui de la rue de la Baume).  L’objectif du Bourgmestre est qu’Infrabel, qui envisage de supprimer ces passages à niveau, prenne une partie de la rénovation des voiries en charge.  Si ces travaux sont effectués, la rue Pied du Bois Gilles deviendra un cul de sac.  En effet, en ce qui concerne le passage à niveau rue de la Baume, l’idée est de faire un passage sous voie pour les piétons et les cyclistes.  Toutefois, on ne connaît pas à l’heure actuelle le timing précis de ces travaux.  Si le délai de réalisation de ceux-ci s’avère trop long, une petite rénovation à court-terme sera effectuée par les services communaux.  Dans ce cas, il pourrait être intéressant d’examiner avec l’expert en mobilité de la commune l’intérêt de mettre temporairement la rue en circulation locale.

 

- Le site Internet de la ville de Herstal fournit des informations quant à l’avancement des travaux de réaménagement du centre urbain et aux désagréments occasionnés.  Toutefois, il ne fournit pas vraiment d’informations quant au trajet emprunté par les bus des TEC pendant la durée de ces travaux.  Le site Internet des TEC renseigne les perturbations sur les lignes concernées. 

 

- Le Conseil a de nouveau fait le point sur le dossier très sensible de l’Esplanade de la Paix. Le projet de Visimmo comportait deux facettes : d’une part, un terrain situé sur la gauche en venant de Coronmeuse, sur lequel l’architecte Valentini souhaitait ériger la fameuse tour « infernale » de 27 étages, et, d’autre part, un terrain situé sur la droite où se trouvait un vestige de station-service. 

En ce qui concerne le terrain de gauche, le propriétaire du terrain, qui souhaite le valoriser au plus vite, n’a actuellement plus d’acheteur.  Il est ainsi dans l’attente d’un vrai projet présentant des caractéristiques urbanistiques acceptables.  A ce jour, rien n’a encore été rentré.  On sait toutefois aujourd’hui que le propriétaire envisagerait deux immeubles, plus petits que la tour initialement prévue (un de 11 étages et un autre de 8 étages). 

Sur le terrain situé en face, la station-service à l’abandon est en train d’être reconstruite sur base d’un permis accordé en 1999 pour une station-service et un car-wash.  Pas de tour donc à cet endroit, contrairement au projet déposé à l’époque par Visimmo (qui souhaitait y construire une deuxième tour, plus petite que la première). 

 

- La question de la sécurité de la circulation rue de l’Agriculture est revenue sur la table du Conseil.  A cet égard, le point de vue du Bourgmestre est radicalement différent de celui émis en 2008 (à l’époque, le Bourgmestre avait expliqué qu’il n’était pas prévu que cette rue serve d’axe de communication entre les différentes entités d’Herstal.  Pour cela, il entendait plutôt privilégier la rue de Milmort).  A présent, en effet, les options préconisées par le plan communal de mobilité sont connues et celui-ci qualifie la rue de l’Agriculture de route de liaison, même s’il préconise aussi d’y réduire la vitesse.  Il lui donne une importance non négligeable, toute autre que celle d’une route de quartier.

Si les risques d’accidents doivent être relativisés au vu des statistiques en la matière (un accident grave depuis début 2009), il est néanmoins évident que cette voirie présente des facettes de risque par le nombre de véhicules qui l’empruntent, sa physionomie en ligne droite et des trottoirs quasi inexistants.  Selon le bourgmestre, les choses pourraient être un peu améliorées à court-terme grâce à quelques emprises, accotements et éventuellement la mise en sens unique d’un tronçon de la route.  Des réflexions sont en cours de finalisation au sein de la commission AMSR de la Ville.  Une solution de fond devra également être trouvée à long-terme vu la montée en régime de la voirie.  Cela pourrait être le cas via un prochain plan triennal.

Cela n’arrange toutefois pas les affaires des habitants de la rue dont l’aspect campagnard va être clairement altéré et dont le bien va être dévalué.

 

- Les habitants des rue des Artisans, J. Piette Tinlot et du 3 Juin se plaignent de dégâts à leurs immeubles, qu’ils attribuent au détournement de la circulation suite aux travaux entrepris au carrefour des rues Célestin Demblon, Louis Demeuse et Avenue de l’Europe.

Selon les techniciens de la Ville, il ne paraît pas qu’un lien puisse être établi entre ces dégâts et le chantier.  Le Bourgmestre conseille aux personnes concernées d’introduire une déclaration de sinistre auprès de leur compagnie d’assurance qui fera une recherche de responsabilité.

 

- l’Echevin LEFEBVRE a fait part des actions de communication prévues avant l’entrée en vigueur du nouveau système de collecte des déchets.

Début septembre, les citoyens ont reçu une première information sur le changement de collecte en même temps que les avertissement-extraits de rôle relatifs à la taxe sur l’enlèvement des immondices

Le 15  septembre 2010, les services communaux seront sensibilisés à la question afin de pouvoir répondre aux inquiétudes des citoyens.  Il en sera de même le 6 octobre avec les groupes-relais (comités de participation).

Le 11 octobre, un premier mailing sera envoyé par Intradel à destination du grand public.  Le courrier reprendra les dates des différentes séances d’information qui seront organisées.  Elles se tiendront dans les différents quartiers.  La Ville et Intradel pourront ainsi communiquer vers le citoyen et écouter ses préoccupations

Le 18 octobre, un deuxième mailing sera envoyé, toujours par Intradel, au sujet de la capacité des conteneurs.

D’octobre à novembre, les différents modèles de conteneurs seront exposés au service Environnement et dans les antennes administratives.

Début novembre, un dernier mailing sera envoyé par Intradel afin que les citoyens puissent confirmer leur choix de conteneur et la date de livraison. 

 

- La question d’une future extension du Parc Industriel des Hauts-Sarts est revenue sur la table du Conseil.  Il y a quelques semaines, la Région Wallonne a en effet à nouveau consulté le Collège communal à ce sujet (2 projets d’extension sur Herstal, principalement sur le village de Liers).

Dans sa réponse, l’Echevin a commencé par rappeler les répercussions d’une extension du parc industriel :

1) au niveau de la mobilité, d’importants problèmes sont déjà constatés actuellement à Milmort, qui est traversé par une série de poids lourds en provenance des autoroutes et que les GPS amènent au cœur des quartiers, ce qui est source de nuisances pour les riverains mais a également une répercussion sur l’état des voiries.  Afin d’assurer la jonction entre les 3 zones actuelles des Hauts-Sarts, il faudrait créer une zone de contournement qui ne passe pas par les villages mais par des voiries adaptées et impose d’élargir le pont de bêche.  Une extension du parc industriel amènerait de plus un nouveau charroi transitant par les voiries de Liers, qui ne sont pas adaptées pour cela.

2) au niveau de l’égouttage, le réseau est déjà actuellement presque saturé.  La construction de bassins d’orage est d’ailleurs imposée depuis plusieurs années aux entreprises désireuses de s’installer sur le territoire communal.

En conclusion, la ville de Herstal a émis un avis négatif sur le projet d’extension du zoning, tout en rappelant les potentialités existantes dans la zone de rénovation urbaine (friches industrielles).  Le MR salue cette volonté de l’Echevin de conserver à Liers son caractère rural et espère que la Ville s’en tiendra à cette position.