09/04/2014

Le Conseil communal du 27 juin 2013 en bref

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- Le Conseil a fait le point sur la présence de terres polluées sur le site du futur hall omnisports. Il s'agit essentiellement d'une pollution aux métaux lourds, ce qui est fréquent à Herstal. Une étude a été menée pour connaître la manière la plus adéquate de les traiter et évacuer. Conformément aux résultats de cette étude, ces terres seront envoyées vers un centre de traitement où elles sont criblées avant de pouvoir être réutilisées.

 

- Le zoning industriel des Hauts-Sarts a été sélectionné pour bénéficier d'un subside extraordinaire dans le cadre d'une opération appelée « revamping ». Celui-ci s'élève à 458.832 EUR (avec un maximum 80% du coût des travaux, la Ville intervenant pour le reste).

Quatre options d'interventions ont été analysées par la SPI pour optimiser l'emploi de ce subside. L'option retenue est un compromis entre des travaux de réfection pour la totalité du budget revamping disponible (réfection complète du tronçon le plus dégradé de la rue de l'Abbaye y compris la réfection de l'égout sous voirie) et des travaux d'aménagement paysagers et de signalisation pour les 1ère, 2ème et 4ème avenues.

J'ai pour ma part demandé à ce que le Conseil soit informé quand la majorité disposera d'informations plus concrètes sur ce qui va être fait. Le sujet est en effet important tant pour la qualité de vie des riverains que pour le cadre de travail des salariés du zoning.

 

- La saga de l'effondrement du terril de la Petite Bacnure est revenue sur la table du Conseil.

En effet, l'arrêt du 30 juin 2006 de la Cour d'Appel de Liège avait condamné la Ville de Herstal à procéder aux travaux de sécurisation du terril de la Petite Bacnure. La SC SIR et la S.A. Fondation Sud-Africaine avaient elles été condamnées in solidum à payer à la Ville les 2/3 du coût de ces travaux.

La Ville étant la seule à avoir rempli ses obligations, elle a demandé et obtenu du tribunal l'autorisation de pratiquer une saisie conservatoire puis une saisie-exécution sur les schistes appartenant à la SA Fondation Sud-Africaine, et ce, dans le but de de récupérer les sommes qui lui reviennent.

Aujourd'hui, la Ville souhaite obtenir une autorisation de procéder à la vente de ces schistes et pour cela une mesure d'expertise permettant de déterminer la nature, la quantité, la qualité et les caractéristiques de ceux-ci (les acheteurs potentiels devant être renseignés sur ces points qui influencent le coût d'extraction ) .

La majorité précise qu'il ne s'agit pas de vendre mais plutôt d'avoir un moyen de pression à utiliser contre le partie adverse et que la Ville garde la possibilité d'interrompre la procédure à tout moment tant que la vente n'a pas débuté (s'il devait par exemple y avoir négociation avec la SA Fondation Sud-Africaine).

Le MR a voté contre ce point. En effet, s'il est exact qu'il faut tenter de préserver les finances communales en faisant pression sur les autres parties et que la Ville peut se désister de la procédure et renoncer à la vente, le point qui est soumis aujourd'hui au conseil vise bel et bien à donner l'autorisation au collège des Bourgmestre et échevins de vendre. Si le Conseil prend cette décision aujourd'hui, il n'a aucune garantie que le Collège renoncera à la vente si ses tentatives de pression échouent. Le Collège ne sera pas obligé de repasser devant le Conseil pour lancer la procédure. Or, le MR défend la la préservation des terrils en ce qu'ils représentent un vestige du passé minier de la Ville, mais aussi parce qu'ils sont les derniers espaces verts de Herstal, où une faune et une flore caractéristiques se sont développées avec les années.

Lire l'article de la Dernière Heure

 

- Suite à un accident corporel dont a été victime un piéton, le Conseil a discuté une nouvelle fois de la sécurité des usagers faibles sur la Place Jean Jaurès. Le Bourgmestre a rappelé que la Place étant une zone de rencontre, les piétons y sont prioritaires et la vitesse est limitée à 20 km/h. Toutefois, tout marquage au sol de type passage pour piétons ou réalisation de couloirs par des potelets est interdit. Il est juste possible d'encourager les piétons a traverser pendant les travaux...

- Le conseil a appris qu'aucune priorité n'est vraiment donnée aux commerçants herstaliens dans le cadre du Village italien lors de la sélection des candidats, si ce n'est à égalité de candidature. La majorité cherche en effet avant tout à avoir une offre diversifiée, ce que le MR regrette, vu les difficultés dont souffrent les commerçants de l'hyper-centre depuis les travaux.

 

- Après les conteneurs de déchets, l'Echevin a confirmé son intérêt pour la campagne pilote d'Intradel relative au placement de conteneurs pour le ramassage des papiers et cartons. En effet, d'après lui, cela ne coûterait rien de plus et résoudrait les problèmes de papiers qui s'envolent ou prennent l'eau sous la pluie, et autres inconvénients.

19/03/2014

Le Conseil communal du 25 avril 2013 en bref

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- Le Conseil a fait le point sur la création d'une aile dite « sécurisée » au centre fermé pour illégaux de Vottem, évoquée dans la presse. Le Bourgmestre a tout d'abord précisé qu'il s'agit bien d'ouvrir une nouvelle aile, pas de construire un nouveau bâtiment. Les travaux envisagés devraient permettre d'accueillir 22 personnes supplémentaires. Il est possible que cela occasionne plus de travail à notre zone de police. Toutefois, le fait d'avoir une aile sécurisée devrait être bénéfique. Quoiqu'il en soit, les travaux sont actuellement au point mort.

 

- Le Conseil devait en principe se prononcer une nouvelle fois sur le règlement d'ordre intérieur du Conseil communal (ROI),

En effet, en date du 31 janvier 2013, celui-ci a été modifié pour refléter les dernières modifications du Code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD). Or, le ministre Furlan (ministre de tutelle) a annulé plusieurs dispositions du ROI tel que modifié en janvier.

La plupart de ces dispositions concernent des limitations apportées au droit d'interpellation du citoyen. Toutefois, l'une de celles-ci est celle qui limite le nombre de questions orales susceptibles d'être posées par les conseillers à un quota de 4 questions par groupe politique. Le Ministre Furlan estime en effet que le droit de poser des questions est strictement individuel et ne peut être considéré comme une modalité d'application dont la fixation est laissée au ROI.

Cette disposition se trouvait pourtant déjà dans le ROI adopté par le Conseil communal le 12 juillet 2007, qui n'avait fait l'objet d'aucune remarque de la tutelle, et même avait été validé par le Ministre Courard à l'époque, à l'occasion d'un recours que ledit ministre avait estimé non fondé… Ce revirement de position est donc une petite victoire pour le MR et pour la démocratie ! (lire l'article du journal La Meuse)

Toutefois, cette victoire n'est pas encore acquise, le point ayant été retiré de l'ordre du jour du Conseil. En effet, pour les services communaux, il reste une incertitude, le ministre s'étant prononcé sur le ROI tel que modifié en janvier 2013 et pas sur le ROI de base. Le tout est donc de voir si on en revient à l'ancienne version du ROI, ou si on modifie complètement celui-ci.

 

- Dans le cadre de la réforme des sanctions administratives communales (SAC) entreprise par la ministre Milquet au niveau fédéral, le Conseil a fait le point sur l'application de ce système à Herstal.

Entre le 1er septembre 2010 et le 31 mars 2013, 1081 dossiers des 1894 enregistrés par le fonctionnaire sanctionnateur ont été susceptibles de faire l'objet de poursuites. Les autres dossiers ont fait l'objet d'une information judiciaire ou d'une instruction judiciaire, d'un classement par le Parquet pour charges insuffisantes ou ont souffert de l'absence d'identification de l'auteur des faits.

686 dossiers sur ces 1081 dossiers exploitables (soit 63,5% de ceux-ci) ont abouti ou sont susceptibles d'aboutir à une sanction administrative : amendes administratives (341), avertissements sans amende (191), ainsi que les dossiers en cours de traitement au 31 mars 2013 (154). Les autres dossiers n'ont pas pu aboutir à une SAC soit parce qu'ils en comportaient pas suffisamment de charges ou de preuves, soit parce qu'une question de procédure y a fait obstacle (compétence d'autres autorités, respect des délais de transmis, plaques d'immatriculation étrangères ou illisibles, etc.).

Les comportements les plus constatés sont :

-les dégradations volontaires (véhicules, immeubles, sépultures, espaces verts, tags et graffitis) : 48,79%

- les déchets (dépôts clandestins, encombrement de poubelles publiques par déchets ménagers, règles de collecte des déchets, etc) : 40,23%

- le tapage (nocturne, diurne, par des animaux, diffusion de haut-parleurs sur l'espace public) : 5,02%

Le montant moyen des amendes perçues est à ce jour de 123 EUR.

Sur l'ensemble des 1221 dossiers à charge de personnes identifiées ouverts par le fonctionnaire sanctionnateur depuis l'entrée en vigueur des SAC, 21 dossiers étaient à charge de mineurs de 16 à 18 ans au moment des faits (soit 1,72%) :

- 19 mineurs ont été verbalisés pour des faits de dégradations volontaires. Sur ceux-ci, 9 ont fait l'objet d'une information judiciaire (aucune poursuite administrative), 3 ont été renvoyés en médiation obligatoire qui a abouti (pas de sanction), 4 ont été classés par le Parquet pour défaut de charges suffisantes et 3 ont été classés sans poursuites :

- un mineur a été verbalisé pour avoir consommé de l'alcool sur l'espace public. Il s'est vu infliger une amende administrative suite à l'échec de la médiation obligatoire

- un mineur a été verbalisé pour avoir uriné sur l'espace public. Il s'est vu infliger une amende administrative suite à son refus de participer à la médiation obligatoire

 

- L’extension du zoning des Hauts Sarts a été une nouvelle fois abordée. Nous avons appris que dans le cadre de l’enquête publique, la majorité communale a décidé d’émettre un avis favorable conditionnel sur le dossier de reconnaissance de zone (en vue de l’inscrire dans un périmètre de développement économique) et d’expropriation. Les conditions sont les suivantes :

1. Des études sérieuses et indépendantes devront être menées pour mesurer l’opportunité d’aménager un parc industriel sur les friches industrielles existantes prioritairement à l’extension des zones

2 Les travaux d’infrastructure auto-routière et l’élargissement du Pont de bêche doivent impérativement être réalisés pour répondre aux problèmes déjà existants (congestion des accès autoroutiers qui présentent de sérieux problèmes de sécurité et présence de véhicules lourds qui s’égarent dans des lieux inappropriés à leur gabarit)

3. Ces travaux doivent être accompagnés par la pose d’une signalisation adéquate sur les autoroutes et leurs accès permettant de diriger le charroi vers leur destination en empruntant un cheminement adapté à leur gabarit

4. Une étude relative à la création d’une voirie reliant la rue de l’Abbaye à la rue Basse-Campagne, via la rue des Chalets, permettant de délester l’axe des rues en Bois, de Hermée et Colonel Speesen doit être menée

5. L’opération de requalification de la zone 1 doit être maintenue

6. L’aménagement du site « le vallon des châtaigniers » en espace vert public doit être maintenu

7. La création de la nouvelle voirie dans le prolongement de la 2e Avenue vers le nouvel échangeur établi sur l’A601 devrait être adéquatement remplacée par :

Un rond point adapté au pied du nouvel échangeur de l’A601

Un branchement sur la rue de Tilice existante venant de ce rond point

L’élargissement de la rue de Tilice

L’adaptation d’un rond point réunissant la rue de Tilice, la route de Milmort venant de dessous le pont de l’autoroute, la 1ère Avenue et la 4e Avenue ; à cet endroit, la pose d’une signalisation claire dirigeant la circulation vers la 4e Avenue pour celle qui doit se rendre dans le parc industriel existant et vers son extension éventuelle

A la question de savoir si une redensification du zoning ne devrait pas être prioritaire à son extension, le Bourgmestre a répondu qu'en 2004, les 3 zones industrielles étaient occupées à raison de 95%. Actuellement, elles sont quasi saturées. La grande majorité des terrains ont été vendus à la SPI sans prévoir de droit de préemption lors d'une revente éventuelle de la part du propriétaire. La gestion du foncier échappe donc aux autorité publiques et reste dans les mains du privé selon les lois de l'offre et de la demande. La redensification, à défaut d'accord amiable avec les propriétaires concernés, devrait donc s'effectuer par la voie de l'expropriation pour cause d'utilité publique, avec les indemnités y affairant (ce qui limite fortement la rentabilité de l'opération).

En ce qui concerne l'emploi, les études en cours montrent que les 455 Ha des 3 zones des Hauts Sarts occupent environ 9100 travailleurs (soit 20 emploi/ha). Il n'est en revanche pas possible de prévoir une densité d'emploi pour l'extension , notamment parce qu'il reste une certaine incertitude sur les nouvelles activités qui y seront hébergées.

 

- Le MR s'est abstenu dans le cadre de la tutelle sur le budget 2013 du CPAS. En effet, l'équilibre a été difficile à atteindre, malgré une dotation complémentaire de la Ville. En effet, le nombre d'allocataires a augmenté et la résidence Louis Demeuse plombe le budget vu son déficit. Il convient de réfléchir à un audit financier et de gestion.

Le MR a rappelé que différents petits ateliers qui ne font pas partie des missions obligatoires (couture, repassage) accentuent le déficit. Le Bourgmestre a reconnu la nécessité d'analyser chaque service non obligatoire par rapport à son utilité en termes de réinsertion et son coût,

 

- Le point a été fait sur les travaux dans le quartier de la rue de l'Agriculture. La mise en sens unique de cette rue va permettre la construction d'un trottoir, ce qui était demandé par les riverains pour plus de sécurité. La rue du Bourriquet sera légèrement élargie et rénovée. Elle devrait rester à double sens de circulation. La rue de Milmort sera quant à elle remise en état et devrait rester à double sens de circulation.

 En termes d'agenda, le trottoir de la rue de l'Agriculture devrait être réalisé début mai, la voirie asphaltée dans la foulée et la circulation devrait y être possible dès début juin 2013. La rue de Milmort elle sera rénovée dès la réouverture de la rue de l’Agriculture. Elle sera suivie de la rue du Bourriquet.

26/02/2014

Question orale de J. MAUS relative au projet d’extension du zoning industriel des Hauts-Sarts

Question

 

Le projet d’extension du zoning industriel des Hauts-Sarts et les aménagements routiers qui y sont liés ont suscité de vives réactions parmi la population et les agriculteurs.

 

Le collège s’est engagé, par sa déclaration de politique communale, à garantir la qualité de vie des habitants et à préserver le caractère rural des villages, en particulier celui de Milmort. 

 

Un certain nombre de terres agricoles sont appelées à être expropriées.  Pouvez-vous dire combien d’entre elles sont situées sur le territoire de la ville de Herstal ?  Quel sera l’impact sur les derniers espaces verts de Milmort ?

 

Quelle plus-value exacte les aménagements routiers prévus vont-ils apporter tant aux habitants des quartiers limitrophes situés à Herstal qu’aux usagers du zoning ?  Ces aménagements seront-ils de nature à préserver Milmort du trafic de camions ou au contraire, vont-ils accentuer le problème ?  La mise en cul de sac de la route de Tilice et de la rue de l’Escousset ne va-t-elle pas engendrer un charroi de véhicules supplémentaire dans le centre de Milmort , en particulier sur l’axe Tilleul-Mazuy-Bovendael et Bêche-Voie de Bêche-Clerbeau ? 

 

Un agriculteur représente environ 3 emplois en amont et en aval, sans compter les saisonniers employés par les fructiculteurs d’Oupeye.  Quelle est la plus-value réelle estimée en termes de création d’emplois et de nouvelles activités économiques ?  S’agira-t-il de transferts d’emplois ou de création de nouveaux emplois ?  Quelles entreprises sont attendues ? Quelles sont les garanties de leur maintien ?

 

Ces nouveaux aménagements ne sont-ils pas un prélude à une nouvelle extension du zoning au détriment de nos villages alors que le Conseil communal s’est montré unanimement favorable à un maintien de la situation actuelle ? 

 

Réponse

 

Créer de l’activité économique nécessite des terrains d’accueil pour les entreprises. Si le Bourgmestre reconnaît que l’utilisation des terrains existants doit être plus optimale, les opérations de reconversion et de densification prennent du temps et ne suffiront pas à elles seules. L’extension, elle, permettra d’accueillir des entreprises qui ne pourraient pas aller ailleurs, notamment au Trilogiport ou sur l’ancien site des ACEC, etc.

 

L’extension en elle-même aura, d’après lui peu d’impact sur Herstal. Toutefois, elle aura d’importantes conséquences en ce qui concerne la mobilité avec de nouveaux accès routiers. Le Bourgmestre espère, à cette occasion, que le dossier de l’élargissement du Pont de Bêche, dont on parle depuis des années, trouvera enfin son aboutissement et que la création de voiries supplémentaires permettra le contournement du Village de Milmort par le trafic lié au Zoning.

 

Il est difficile de faire des prévisions en ce qui concerne l’emploi. En effet, il reste un certain degré d’incertitude sur les nouvelles activités hébergées dans la zone en projet.

 

Par ailleurs, la Ville se dit toujours fermement opposée à l’extension du zoning sur le territoire de Herstal.

 

Aux yeux du collège des Bourgmestre et échevins, les aménagements de mobilité envisagés présentent des opportunités d’amélioration nombreuses pour Herstal et les expropriations nécessaires, de même que l’impact en termes d’espaces verts, leur semblent marginaux par rapport à la globalité du projet.

12/09/2012

L'heure du bilan

1.      Bilan de la majorité

 

Le bilan que dresse le Mouvement Réformateur n’est pas tendre pour la majorité.

 

Peu d’initiatives concrètes été prises pour permettre aux herstaliens de se sentir plus en sécurité.  Depuis la déclaration de politique communale, la réflexion est toujours en cours quant à l’installation de caméras de sécurité et à l’éclairage.  Les gardiens de la paix n’ont pas non plus été engagés et la présence policière de proximité fait défaut.  En matière de sécurité routière, de nombreuses voiries nécessitent encore d’être aménagées afin de ralentir le trafic.  Par ailleurs, le caractère sale et délabré  de nombreux endroits de la Ville contribue à accentuer le sentiment d’insécurité.

 

Pour parler précisément du cadre de vie, l’on peut dire qu’en dépit d’audits et de grands travaux coûteux, la ville a globalement gardé le même aspect sinistré qu’en 2006, particulièrement dans les anciens quartiers commerçants.  Le manque d’espaces verts  se fait toujours cruellement sentir, et ceux qui existent, à l’image des terrils, sont en sursis.  La Ville ne dispose toujours pas d’un cadastre des voiries permettant une meilleure gestion des travaux de réfection.  Le passage aux conteneurs à puce ainsi que la collecte séparée de la fraction organique sont sources de problèmes de place dans certains logements et de différentes nuisances,  particulièrement par temps chaud.

 

La rénovation des Boulevards et la création du rond-point au XIIe de ligne ne suffisent pas à rendre le bilan de la majorité positif en termes de mobilité.   Aucune solution n’a encore été dégagée concernant le goulot de Basse-Campagne, considérablement engorgé aux heures de pointe et le week-end alors pourtant qu’il s’agit d’un pôle économique majeur de la Ville. De profondes modifications ont été apportées à la circulation dans l’hyper-centre, aboutissant à la quasi-piétonnisation de celui-ci, sans offrir au préalable de solution au manque criant de places de parking, portant ainsi préjudice aux riverains et commerçants.   Enfin, aucune solution n’a encore été apportée pour protéger le caractère rural du village de Milmort victime du transit de poids-lourds lié au zoning des Hauts-Sarts, ni pour améliorer la mobilité intracommunale, bien que la majorité s’y était engagée.

 

Si la fiscalité communale demeure inchangée depuis 2006, elle reste particulièrement élevée et frappe de plein fouet la classe moyenne, dont les revenus sont à la fois trop importants pour bénéficier des primes et réductions octroyées aux plus démunis, et trop faibles pour garantir un niveau de vie confortable.  De nombreux efforts sont demandés aux citoyens en matière de tri des déchets sans qu’ils en soient récompensés. 

 

Dans l’hyper-centre, les commerçants de proximité et professions libérales, souffrent d’un cadre de vie morose et peu attractif comme du peu de considération qui leur est accordée à l’occasion du réaménagement de la Place et de la construction du Nouvel Hôtel de Ville.  Le marché hebdomadaire, au rang des derniers fleurons herstaliens, a également perdu de sa superbe.  L’absence de cadastre des surfaces commerciales disponibles,  pourtant promise afin de faciliter la tâche d’investisseurs potentiels, de même que la volonté de la majorité de rendre les parkings payants, n’augure rien de positif pour l’avenir. 

 

Le rapport entre l'ensemble des demandeurs d'emploi inoccupés et la population active figure parmi les plus mauvais de la province (taux de demande d’emploi supérieur à 20% en 2011).

 

Particulièrement dans les zones urbaines, l’habitat privé herstalien demeure vétuste, dégradé et parfois même en ruine, engendrant un impact négatif direct sur l’image du quartier voire de l’ensemble de la Ville.  Si les pouvoirs publics ont mis en œuvre une opération de rénovation urbaine et diverses expropriations, les initiatives privées visant à la réhabilitation ou la rénovation d’immeubles restent peu encouragées, malgré les promesses formulées à cet égard en 2006.  Le nouveau règlement communal sur la qualité du logement n’a pas permis de mettre un terme au phénomène des boîtes aux lettres multiples qui pullulent sur certains immeubles.  Enfin, les initiatives privées en matière d’amélioration énergétique restent peu encouragées.

 

Si de nombreux investissements ont été réalisés en termes d’infrastructures sportives, la culture reste le parent pauvre, en dépit d’un terreau d’associations locales plus qu’intéressant.  Les ambitions relatives au centre culturel (salle de 400 places, à proximité de la place Jean Jaurès, avec gradins rétractables, espace forum pour accueillir les expositions, loges, etc.) ont été revues nettement à la baisse (salle de 100 places dans une habitation réhabilitée de la rue Large Voie).  Celui-ci n’a toujours pas été reconnu officiellement par la Communauté française, pas plus que l’Académie de musique en dépit des promesses formulées à cet égard.

 

En dépit d’un beau plan subsidié par la Région Wallonne, la cohésion sociale existe bien plus sur papier que dans les rues à Herstal.  L’absence d’une réelle politique de la jeunesse et le manque d’infrastructures leur étant dédicacées conduit celle-ci tout droit dans les rues, au grand dam des plus âgés, renforçant ainsi le fossé entre générations.  De fossé, il est tout autant question entre les différentes communautés et cultures qui se côtoient sans se connaître ni se comprendre.  La volonté de la majorité d’éluder les problèmes  et questions, comme lors du débat initié par le MR en vue d’une interdiction du port de signes religieux au sein des administrations et écoles communales, accentue au mieux le malaise, au pire la méfiance au sein d’une frange de plus en plus large de la population qui arrive au constat que l’intégration est un échec.   

 

Pour terminer sur le volet éthique, les Echevins herstaliens bénéficient, en vertu de la loi, d’un traitement annuel de 73.252 EUR.  Mettre à leur disposition des iPhones (5000 EUR) et des berlines (80.000 EUR) financés par les caisses communales et donc l’argent de contribuables qui, pour beaucoup d’entre eux, ont du mal à boucler leurs fins de mois, est indécent.  A cela s’ajoutent les frais de représentation, de séjour, de téléphone sans parler de ceux de communication voire de propagande (35.000 cartes de vœux en 2012, pouvant aller jusque 7 pour un seul habitant), qui n’ont eu de cesse d’augmenter au cours de la législature, grevant le budget de la Ville.  La démocratie locale est malmenée, avec une opposition brimée dans son rôle par une limitation du nombre de questions orales autorisées par séance et un chronométrage de ses interventions.  Face à ces constats, le citoyen, par ailleurs fort peu consulté sur les projets communaux, se sent de plus en plus en décrochage avec ses représentants. 

 

Que retenir de tout ceci ?

 

C’est le fossé qui s’est creusé entre les Echevins, leurs 35.000 cartes de vœux, leurs iPhones dernier cri, leurs voyages dans le cadre du jumelage avec Castelmauro et Fécamp et leur nouvel hôtel de Ville à toiture végétale face aux citoyens, bien plus concernés par la quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, le mal-être dans le quartier Marexhe, les asticots dans leur conteneur vert et la quote-part communale dans les taxes qu’ils paient…Toutes des préoccupations auxquelles la majorité « bling bling » n’apporte aucune réponse

 

C’est aussi la déception face à un Echevin « d’ouverture » qui, bien qu’ayant le commerce et la culture dans ses attributions, a assisté sans broncher à l’agonie des petits commerçants du centre qui souffrent et souffriront du réaménagement de la Place J. Jaurès avec ses conséquences sur le trafic et le stationnement qui deviendra payant, ainsi qu’au délitement du marché du jeudi, ancien fleuron herstalien ; qui se contente d’un centre culturel au rabais par rapport à ses promesses et qui a cautionné les dépenses bien peu éthiques de la majorité qui, autrefois, l’auraient fait hurler.

 

 

2.      Le travail du MR

 

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail. 

 

Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition :

√ Le taxi-sénior, devenu taxi-social (février 2007)

√ La sensibilisation des jeunes quant à une utilisation abusive du GSM (mars 2007)

√ La mise en place d’un droit d’interpellation du citoyen (mars 2007)

√ La réglementation des night-shops et phone-shops (juin 2007)

√ La sécurisation de la rue du Bouxthay à Vottem (juin 2007)

√ la création d’espaces multisports (août 2007)

√ la création d’une agence immobilière sociale avec les communes d’Oupeye et de Bassenge (octobre 2007)

√L’adoption des sanctions administratives communales (mars 2007, janvier 2008 et septembre 2008)

√ La mise en place d’un conseil consultatif des sports (décembre 2006, mars 2008)

La prise en compte de la problématique de la mendicité dans les règlements communaux (septembre 2009)

√ Le maintien de l’accessibilité du hall omnisports de Vottem en dehors des heures scolaires (avril 2010)

√ Une réglementation équitable de l’affichage électoral (mars 2009 et mai 2010)

√La création d’une aide sous forme de subvention-intérêt pour les commerçants préjudiciés par des travaux publics(mars 2011)

√ L’examen de la possibilité de sécuriser les commerces via Télépolice Vision (avril 2011)

√ L’étude en vue d’une réfection de la place de Vottem et la mise en sens unique de la rue Lombard (mars 2007, février 2008, novembre 2009, septembre 2010, mai 2011, juin 2011)

31/08/2012

Budget communal 2012 : la position du MR

Le groupe MR a voté contre le budget communal 2012.  En tant que chef de groupe, je me suis exprimée pour justifier ce choix :

 

"Le budget communal 2012 donne l’impression d’être particulièrement ambitieux.

 

Toutefois, un examen attentif révèle que, comme l’année passée, le budget extraordinaire comporte majoritairement des réinscriptions de montants inscrits en 2011 voire avant.

 

Pire, parmi ces réinscriptions se trouvent des dépenses dont le Bourgmestre reconnaît lui-même qu’il y a une chance infime qu’elles soient mises en œuvre en 2012.  C’est le cas notamment du centre culturel promis par l’Echevin Namotte qui est réinscrit d’année en année alors que l’on sait pertinemment que cela prendra encore 4 à 5 ans.  On peut donc dire que le montant des investissements est artificiellement gonflé.

 

Par ailleurs, on constate que le NHV est un gouffre financier (+ 410.000 EUR encore d’honoraires complémentaires), alors pourtant qu’il ne remplira pas son objectif initial de regrouper tous les services et que même la CCAT doute de son intégration dans le patrimoine architectural herstalien.

 

Les investissements font la part belle aux infrastructures sportives.  La culture reste le parent pauvre du budget herstalien (centre culturel « au rabais » rue Large Voie, investissements relatifs au musée reportés,…)

 

Quel impact aura le budget 2012 sur le quotidien des citoyens herstaliens ?

- Les taxes restent inchangées mais étaient déjà à un niveau très élevé.

- Par ailleurs, le recours au système de rationalisation des collectes d’Intradel coute cher au contribuable, à qui l’on demande pourtant par ailleurs un effort supplémentaire de tri.  Il existe pourtant d’autres solutions, moins couteuses pour le contribuable et aussi écologiques, comme à Visé. 

- De plus, le parking va devenir payant dans le centre de Herstal.

- A côté de cela, le nombre de minimexés ne cesse d’augmenter.  La dotation au CPAS augmente, ce qui est une bonne chose mais traduit également une paupérisation de la population herstalienne.

- On ne voit pas d’investissements destinés à améliorer la mobilité intracommunale. La Ville investit de manière considérable dans les infrastructures sportives…dommage qu’un jeune qui habite à Liers, Milmort, ou Vottem ait du mal à en bénéficier par manque de transports en commun !

- Il fait toujours aussi sale et les audits n’y ont rien changé. 

- La politique économique et commerciale semble inexistante, tout comme la politique de la jeunesse.

- En revanche, on peut se réjouir des montants consacrés à la construction de trottoirs, à la réfection de voiries et à des aménagements de sécurité routière…On sent que l’échéance de 2012 approche ! La Ville poursuit également son projet de création d’un espace vert et de terrains multisports.  Bien qu’il soit regrettable d’avoir attendu la fin de la législature, ce sont des investissements, certes moins fastueux que le NHV, mais importants pour la population et réclamés par le MR depuis longtemps.  Espérons que ces investissements seront réellement mis en œuvre…et pas reportés comme le reste sur des années ultérieures !

 

En conclusion, le budget 212 est un budget électoraliste et un peu « bling bling », pour une qualité de vie et un cadre de vie qui reste globalement médiocre sur l’ensemble de Herstal."

 

Lire l'article du journal Le soir

 

Lire l'article de la Dernière Heure

 

Visionner le reportage de RTC Télé-Liège

27/12/2010

Question orale de J. Maus relative à l’avenir du terril de la Petite Bacnure et des terrils herstaliens de manière générale

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Question

 

D’après un article paru récemment dans la presse, les travaux de sécurisation et de remise en état liés à l’éboulement du terril de la Petite Bacnure touchent à leur fin.

 

La ville avait été condamnée solidairement avec des sociétés privées (SIR et FSA) à effectuer ces travaux.  Qu’en est-il des sommes avancées ?  Pourront-elles être récupérées ?  Quel est l’état des démarches à cet égard ? 

 

Le même article fait état de votre volonté de vider le terril de ses schistes.  Le conseil communal avait voté la saisie conservatoire de ceux-ci  afin de garantir notre créance sur la société FSA en difficultés financières.  S’agit-il pour la commune de vendre les schistes afin de récupérer le montant de la créance en tout ou en partie ?

 

Pouvez-vous nous confirmer la levée des arrêtés d’inhabitabilité rue Campagne de la Banse pour fin de cette année ?  Cette levée sera-t-elle dans certains cas assortie de conditions ?

 

Je vous avais interrogés en 2006 par rapport au projet de « route des terrils », dont notre commune ne fait actuellement toujours pas partie.  Vous m’aviez dit à l’époque marquer votre intérêt pour ce projet mais attendre le dénouement du dossier de la Petite Bacnure car il aurait été inopportun d’inscrire d’abord les autres terrils puis éventuellement celui-là, qui présente un grand intérêt au niveau environnemental et touristique.  Quelle est votre position à cet égard aujourd’hui ? 

 

Réponse

 

En ce qui concerne la récupération des sommes, le Bourgmestre souligne tout d’abord qu’il regrette la décision rendue en appel.  En effet, la Ville n’est, selon lui, en rien responsable dans les évènements.  Toutefois, la justice s’est prononcée et Herstal a été co-condamnée.  La Ville a donc, contrairement aux deux autres sociétés également condamnées (FSA et SIR), pris ses responsabilités et fait sécuriser le site.  A présent, les travaux touchent à leur fin et bientôt, le problème sera donc réglé, conformément au jugement.  Il va s’agir de récupérer ce qui peut l’être auprès de la FSA et de la SIR, avec l’aide de l’avocat engagé par la Ville.  Les mesures conservatoires qui s’imposent seront prises, notamment la saisie conservatoire des schistes.  Toutefois, le Bourgmestre n’est pas très optimiste quant à nos chances de succès à ce niveau.

 

La levée des arrêtés d’inhabitabilité pourra avoir lieu dès que le jugement aura été appliqué dans toutes ses facettes techniques, et donc, quand la commune aura été dégagée entièrement de sa responsabilité.  Le timing à cet égard n’est pas précis, car tout dépend de la réception des travaux de sécurisation, mais on peut considérer que ce sera le cas vers la fin du mois d’octobre, au plus tard en décembre.  Dès la levée de ces arrêtés, les propriétaires et locataires pourront officiellement réintégrer leur habitation.  Des demandes de permis d’urbanisme pourront également être à nouveau introduites.

 

Enfin, l’avenir du terril devra également être envisagé.  Pour le Bourgmestre, un terril qui serait seulement là pour être regardé, cela ne sert à rien.  Tout le monde s’accorde sur un point : il s’agit d’un héritage du passé dont nous devons être fiers et qui doit être valorisé.  Mais quant à cette valorisation du terril, le Bourgmestre entrevoit plusieurs possibilités : soit en faire un lieu de promenade, soit en valoriser les schistes.  Le bourgmestre ne ferme donc pas la porte à un projet éventuel de qualité permettant une valorisation écologique et environnementale du site mais il laisse également la porte (grande) ouverte à un arasement du terril aux fins d’y construire des logements (qui seraient, dans son optique, minoritaires par rapport aux espaces verts qui y seraient créés).  Il souligne que les articles parus dans la presse et faisant état d’une décision quasiment certaine d’évacuer les schistes ne sont que pure provocation…La presse appréciera ! Selon le Bourgmestre, il est trop tôt pour dire quoique ce soit à ce niveau et il espère que l’on pourra y voir plus clair prochainement, ce qui, implicitement, signifie qu’il existe bel et bien un projet de logements à cet endroit.

 

Pour le MR, l’arasement du terril, à partir du moment où le site est entièrement sécurisé, ne pourra qu’être une source de nouvelles nuisances considérables, même si les schistes sont évacués par le rail, sans compter la perte écologique que représenterait la disparition du terril de la Petite Bacnure, au vu de la flore et de la faune qui s’y est développées au fil des ans.

 

Lire l'article du journal Le Soir

 

Lire l'article du journal La Meuse

 

Voir le reportage d'RTC-Liège

06/12/2010

Le Conseil communal du 29 avril 2010 en bref

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- Le manque d’Espaces verts sur le territoire de la Ville a été évoqué.  Le futur schéma de structure soulignera d’ailleurs la nécessité d’en préserver.

Le conseil a ainsi voté de nouvelles acquisitions de parcelles en vue de la création d’un espace vert entre l’arrière de la Ferme Thiry et la rue de la Ceinture.  Le Conseil s’était déjà prononcé sur l’acquisition d’une parcelle mais, pour l’octroi d’une subvention, la Région Wallonne exige que la Ville garantisse plus de possibilités d’accès aux citoyens que ce qui était prévu dans le projet initial.  Celui-ci sera donc plus ambitieux que prévu.

Les chemins de Ravel sont également des espaces de promenade (même s’ils se limitent à quelques centaines de mètres actuellement). 

L’arboretum derrière la Résidence Louis Demeuse mérite aussi d’être mis en avant.  Le Bourgmestre ne veut toutefois pas en faire trop la promotion, afin d’éviter que les gens le détériorent ( !)

En ce qui concerne les espaces de loisirs, des projets sont en cours.  Il faut toutefois noter que les terrains sur lesquels de tels espaces pourraient être créés ne sont pas toujours la propriété de la commune mais bien de la SRL.  Par ailleurs, sur Vottem, une tentative de créer un espace de jeux avait abouti à d’importantes nuisances il y a une dizaine années.  L’ensemble des jeux avait ainsi dû être démonté (A noter que le Collège trouve toujours des arguments derrière lesquels se retrancher en ce qui concerne les demandes de plaines de jeux : nuisances, responsabilité de la commune en cas de chute d’un enfant…C’est à se demander comment d’autres communes parviennent à créer des aires de jeux !)

 

- Pour l’amélioration du site Internet de la Ville, demandée par le MR depuis longtemps, le choix s’est porté sur Agoracité, partenaire de la Région wallonne.  Le nouveau site devrait être opérationnel fin mai ou début juin 2010 et sera mis à jour de manière régulière.  Il sera présenté lors de Fête la fête.

 

- La problématique des garages de la Résidence Mercator, expropriés dans le cadre de la construction du Nouvel Hôtel de Ville (NHV) a été une nouvelle fois soulevée au Conseil communal.  En effet, la solution avancée par le Bourgmestre d’offrir un emplacement de remplacement dans le parking du futur NHV serait, selon la rumeur, limitée à une tranche horaire comprise entre 18h et 6h du matin.  Comment feront les personnes concernées si elles travaillent de nuit ?  Cette solution est peu réaliste.  Par ailleurs, il n’existe déjà pratiquement plus aucune place de parking libre en voirie et ce problème risque de ne pas s’arranger avec ces expropriations.  Les riverains sont inquiets.

Le Bourgmestre répond qu’Urbeo, la régie communale immobilière, est responsable des expropriations liées au NHV.  Ce n’est effectivement pas évident. Les acquisitions à l’amiable avancent.  Des expertises ont été réalisées.  Il devrait y avoir très prochainement une proposition de rachat assorti d’emplacements de parking alternatifs.  A court et moyen-terme, une solution pourrait être trouvée dans le cadre de l’immeuble appartenant à la régie des bâtiments.  A long-terme, il y aura le parking sous le NHV mais aussi le parking destiné à abriter les véhicules des futurs habitants de la promotion immobilière qui sera créée derrière le NHV ainsi que ceux des utilisateurs de la place afin que ceux-ci bénéficient d’une possibilité de stationnement proche dans une courte plage horaire.  Il est évident que les personnes concernées préféreraient bénéficier d’un box que d’emplacement mais il faudra voir ce qui est possible techniquement.

 

- De même, le problème des embarras de circulation entre le Rond point du 12e de Ligne et Basse-Campagne est également revenu sur la table du Conseil.  En effet, la mise en place d’une bretelle de circulation supplémentaire ainsi qu’un double sens derrière l’IPES a été promise mais quel est le calendrier des travaux ?

Le Bourgmestre a rappelé qu’il s’agit d’un axe géré par le SPW (ancien MET).  Cela dépend donc du budget régional, pas forcément au beau fixe en ce moment.  Des contacts pris avec le SPW, il apparaît que celui-ci considère ces travaux comme le 4e tronçon de la rénovation des Boulevards.  Le risque est donc grand de devoir patienter encore plusieurs années avant que ces travaux puissent être réalisés.  Par ailleurs, le tram, s’il va bien jusque Basse-Campagne, devrait permettre, selon lui, de réduire le flux de véhicules, mais ce ne sera pas non plus pour toute suite…

 

- Un autre dossier « chaud » est également revenu sur la table : celui de l’Esplanade de la paix.  En effet, la société Visimmo ne sera pas à même de concrétiser son projet, faute de capacités financières suffisantes.  Cette société n’était pas propriétaire du terrain concerné par le projet, mais bénéficiait simplement d’une option.  A présent, le propriétaire du terrain retrouve donc sa liberté et a fait part au Bourgmestre de son souhait de valoriser celui-ci.  De nouveaux investisseurs se sont fait connaître, avec quelques pistes « intéressantes» (selon le Bourgmestre).  Toutefois, il n’y a actuellement aucune demande de permis déposée au service de l’urbanisme, ni d’esquisses dévoilées qui pourraient être concrétisées. 

 

- Les résultats du sondage sur les incivilités ont été dévoilés.  Il y a eu 3.426 réponses sur un total de 18.327 envois (soit un pourcentage de participation de 18,69%).  Les 5 comportements les plus dérangeants selon les sondés sont les crottes de chien, suivies des dépôts clandestins de déchets, des chiens dangereux, des tags et graffitis et de la dégradation d’immeubles.  Les sanctions administratives seront pleinement d’application à partir de septembre 2010.