11/12/2013

Proposition de motion J. Maus au Gouvernement wallon l’incitant à adopter une réforme de la procédure des licences d’armes praticable, concertée et garantissant l’emploi

Proposition

 

«Considérant que le 9 février 2012, le Gouvernement wallon a approuvé en première lecture l’avant-projet de Décret relatif à l’importation, à l’exportation, au transit et au transfert de produits liés à la Défense ;

 

Considérant que cet avant-projet est actuellement à l’examen au Conseil d’Etat ;

 

Considérant que cet avant-projet exécute deux Directives européennes (91/477/CEE et 2009/43/CE) relatives au contrôle, à l’acquisition et au transfert d’armes ;

 

Considérant que sur les 15.000 emplois directs et indirects dans le secteur de la sécurité et de la défense comptabilisés en Wallonie, le bassin liégeois en compte 7500 ;

 

Considérant que l’industrie de sécurité et de défense, c’est du travail pour des personnes qualifiées et non-qualifiées, mais aussi pour des entreprises de travail adapté (Ateliers Jean Delcour par exemple) ;

 

Considérant que l’industrie de sécurité et de défense, c’est un savoir faire qui fait la réputation de notre région et de notre Ville ; 

 

Considérant que de nombreuses d’entreprises actives dans la défense sont présentes dans un ou plusieurs pôles de compétitivité (R&D) et recueillent des subventions dans le cadre du Plan Marshall ;

 

Considérant que le projet de réforme aura un impact sur bien d’autres secteurs économiques, car la Wallonie s’y réserve le droit d’imposer ses propres embargos en dehors de toute décision internationale ;

 

Considérant qu’une plate-forme d’experts – fait unique et remarquable – des organisations patronales et syndicales du secteur appelle à la concertation et fait des propositions constructives ;

 

Considérant que la concertation a été brutalement rompue par l’adoption de l’avant-projet de décret et qu’une série d’amendements au texte initial sont ainsi repoussés sans dialogue ;

 

Considérant que le texte actuel de l’avant-projet fait peser une menace sur l’industrie de sécurité et de défense en lui imposant des conditions d’octroi de licence d’exportation peu concurrentielles ;

 

Considérant qu’il est notamment prévu d’interdire, dans certains cas, la production de matériel tant qu’une licence d’exportation n’est pas accordée, ce qui place les entreprises wallonnes hors concurrence en Europe et dans le monde ;

 

Considérant que dans le cadre des processus de production, la réforme touche au modèle de gestion industrielle des entreprises du secteur ce qui constitue une ingérence des Pouvoirs publics dans la gestion de l’entreprise ;

 

Attendu cependant qu’une réforme rencontrant les légitimes exigences éthiques et participant à l’amélioration de la sécurité des populations à travers le monde est nécessaire ;

 

Le conseil

 

appelle le Gouvernement wallon :

-          à renouer la concertation avec la plate-forme des experts des organisations patronales et syndicales du secteur de sécurité et de défense ;

-          à mettre en place une réforme praticable pour les entreprises ;

-          à mettre en place une réforme qui garantit à l’industrie de ne pas être isolée et fragilisée sur la scène européenne et internationale ;

-          à mettre en place une réforme qui garantit les milliers d’emplois qui dépendent de l’industrie de sécurité et de défense en lui assurant un avenir.  »

 

Réponse

 

Le Bourgmestre commence par rappeler que la Défense est un secteur délicat.

 

L'avant-projet de décret adopté par le Gouvernement wallon ne rencontre pas les préoccupations du secteur et risque d'aboutir à des pertes d'emplois.

 

Herstal est évidemment particulièrement concernée par le sujet avec la FN mais aussi beaucoup d'autres entreprises.

 

Le Collège pense dès lors comme le MR qu'il convient d'adopter une motion sur le sujet. En effet, la Belgique ne doit pas aller plus loin que l'Europe en mettant en place des règles plus dures qui nous affaiblissent par rapport à la concurrence. Il convient d'adopter les mêmes logiques de fonctionnement dans toute l'Europe pour que les entreprises européennes soient sur un pied d'égalité par rapport aux pays non-européens.

 

Le MR rejoint la majorité : il ne faut pas vouloir “laver plus blanc que blanc” au risque de crouler les entreprises et les emplois qui vont avec... Les motions déposées par le MR et par la majorité étant sensiblement les mêmes, le MR a accepté de retirer la sienne pour voter celle de la majorité.

 

Lire l'article du journal Le Soir

 

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27/06/2011

Proposition de motion de soutien au développement de la plate-forme multimodale du trilogiport

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Proposition

 

« Considérant la loi du 21 juin 1937, relative à la création de l’établissement public du Port autonome de Liège, modifiée par la loi du 10 janvier 1969 ;

 

Considérant que le Port autonome de Liège est le premier port intérieur belge et le troisième européen après Duisbourg et Paris ;

 

Considérant que le Port autonome de Liège est un centre de transport intermodal à haut potentiel remarquablement bien situé, à proximité des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la France, au cœur d’un réseau routier, ferroviaire et fluvial des plus denses d’Europe ;

 

Considérant l’étude européenne « Cushman & Wakefield » qui met en exergue le fait que Liège est la première province en Europe pour accueillir les grands centres de distribution ;

 

Considérant que le Port autonome de Liège porte des projets novateurs favorisant la création de nouveaux emplois et la mobilité, dans le respect de l’environnement et des riverains ;

 

Considérant que le Port autonome de Liège se positionne comme un acteur incontournable du redéploiement économique de la Province de Liège, générant près de 12.000 emplois directs, traitant plus de 21,8 millions de tonnes de marchandises et représentant pas moins de 15% de l’ensemble du PIB de la Province ;

                                                                                          

Considérant que le modèle économique développé par le Port autonome de Liège fait aujourd’hui l’objet d’une reconnaissance européenne ;

 

Considérant que le 11 juin 2004, cent hectares de terrain ont été remis pour gestion, par la Région wallonne, au Port autonome de Liège ;

 

Considérant que la Direction générale de l’aménagement du territoire, du logement et du patrimoine (DGATLP) du Ministère de la Région wallonne a octroyé le 9 octobre 2006 le permis d’urbanisme relatif à la construction de la plate-forme multimodale Liège Trilogiport ;

 

Considérant les conclusions de l’étude Ecorem du mois de juin 2009 établissant un risque envers la santé humaine très faible et ne recommandant aucune mesure particulière ;

 

Considérant que le Port autonome de Liège a pu passer des contrats avec des concessionnaires qui permettent 115 millions d’investissements sur Liège Trilogiport, d’importants trafics portuaires et de nombreux emplois ( 2000 emplois )  ;

 

Considérant les retards pris dans les conclusions de l’étude d’incidence et dans la délivrance d’un nouveau permis d’urbanisme ;

 

Considérant les inquiétudes du Port autonome de Liège et de ses concessionnaires par rapport au timing précis pour le début des travaux et des activités ;

 

Considérant l’importance pour les concessionnaires d’avoir des engagements fermes à ce sujet afin de pouvoir commercialiser les terrains ;

 

Considérant que les retards pris dans la réalisation des travaux pourraient entraîner des problèmes de budget notamment en ce qui concerne l’exécution du plan Marshall ;

 

Considérant la décision du Ministre des travaux publics d’introduire le 16 août dernier une demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de la plate-forme et de son accès nord ;

 

Le Conseil

 

-         réaffirme son soutien total et unanime au projet du Trilogiport. 

-         soutient les démarches du Port autonome auprès du Ministre compétent afin que le permis puisse être octroyé dans les plus brefs délais et dans la plus grande sécurité juridique »

 

Réponse

 

Le Bourgmestre dit rejoindre globalement les préoccupations du MR. 

 

Le seul point noir éventuel du Trilogiport sur Herstal concerne la mobilité, au niveau du Pont de Wandre (si le passage se fait par Chertal).  Ces nuisances potentielles ont été en leur temps signalées par la Ville et la création d’un nouveau pont a été demandée (Voir le Conseil communal du 11 mai 2009).  Ce pont, s’il est effectivement construit, permettra d’éviter ces nuisances.

 

Au-delà de ce petit élément, il s’agit d’un beau projet en termes de développement économique et d’emplois, à la fois pour Herstal et pour la Basse-Meuse.  Ne pas profiter de cette opportunité serait un vrai gaspillage.

 

La motion du MR est ainsi adoptée à l’unanimité.

 

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