23/04/2014

Le Conseil communal du 26 septembre 2013 en bref

PPP stationnement et parkings, stationnement, parking, parcs de stationnement, stationnement payant, parking payant, contrat de concession, plan communal de mobilité, PCM, stationnement rotatif, jetons, commerce, commerçants, zoning commercial, pôle économique de Basse-Campagne, Basse-Campagne, Besix Park, disque de stationnement, Visé, Verviers, parking de délestage, démagogie, éthique en politique, convention-cadre, pacte d’actionnaires, résiliation pour faute, indemnité, cartes riverains, budget communal, cartes d’abonnement, FN, Collège Saint Lambert, NHV, nouvel hôtel de Ville, Vottem, Milmort, Liers, travaux, réaménagement du centre urbain, sens de circulation, taxe sur les terrasses, terrasses, redevance sur les terrasses, cafés, Vers l’Avenir, Tecteo, intercommunale, comités de participation, taxe sur les pylones et les mats, taxe sur les antennes gsm, antennes gsm - Le MR a voté contre l’ensemble des points relatifs au PPP stationnement et parkings, soit :

- la concession conjointe de services pour l'exploitation du stationnement payant en voirie et l'exploitation de parcs de stationnement et délégation à la SEM de l'exploitation du stationnement payant et réglementé en voirie

- les règlements complémentaires instaurant un système de stationnement payant au centre ville sur les voiries communales et instaurant un système de zone bleue au centre ville sur les voiries communales et régionales

- le règlement relatif à la redevance de stationnement réglementé

En tant que chef de groupe, je me suis exprimée pour justifier cette position :

«  1. Sur la forme

Le MR a été le premier à s’inquiéter du projet de parking payant, tout d’abord dans le cadre du Plan communal de mobilité (PCM) en 2009, puis en septembre 2010.  En effet, à cette date, je vous avais interrogés sur le manque de places de parking et  sur l’évocation d’un stationnement « rotatif sauf riverains » dans le PCM.  Vous aviez annoncé votre volonté de rendre le parking payant, tout en minimisant les conséquences en évoquant la possibilité de prévoir une demie-heure de stationnement gratuite, des jetons pour les personnes se rendant à l’administration communale, etc.  Je vous avais interpellés déjà à cette époque sur les conséquences de l’opération pour les commerçants, qui souffrent déjà d’un zoning commercial à proximité où le parking est disponible et gratuit.  Vous m’aviez répondu que ces inquiétudes étaient « prématurées ».

« Prématuré », c’est le mot que vous n’avez cessé d’utiliser depuis lors lorsque nous avons demandé à de multiples reprises, à connaître les modalités concrètes de mise en œuvre du stationnement payant.

Malheureusement, de « prématuré », on s’aperçoit aujourd’hui que le débat est devenu « périmé ».  En effet, si  par obligation légale, les projets de règlements arrivent sur la table du conseil, tout a déjà été négocié en d’autres lieux avec Besix Park.  Il est bien regrettable, je le répète, qu’un débat d’une telle importance ait complètement échappé au Conseil communal.

2. Sur le fond               

2.1. Sur le principe

Nous n’avons cessé de nous opposer aux différentes conventions soumises au vote du Conseil et mettant en œuvre le stationnement payant  depuis le vote sur le PPP en avril 2011.

 Si nous vous rejoignons sur la nécessité de libérer des places de parking dans le centre de Herstal, nous estimons que

1.Il eut été préférable d’aménager des parkings en suffisance et ce, avant le lancement des travaux de réaménagement du centre

2. la rigueur, un système rotatif avec disque aurait été tout aussi efficace, même s’il aurait nécessité des moyens humains afin d’en assurer le contrôle : tout est une question de choix politique

A cet égard, je citerai les expériences de :

1.Visé : stationnement rotatif plein centre avec parking de délestage gratuit construit par la Ville sur fonds propres en périphérie immédiate du centre (Navagne)

2.Verviers : stationnement payant géré par Besix Park : il y a désormais beaucoup de places libres tant plus personne ne fréquente le centre (les commerçants parlent d’une perte de 30 à 60%)

Quant à la proposition du PTB+ : celle-ci, outre qu’elle est très imprécise sur bien des points, préconise en son point 5 « de ne pas appliquer le contrat avec Besix Park ».  Je peux concevoir que nous approchons de la campagne électorale et que chacun aime y aller de son petit coup de pub dans la presse, mais il ne faut quand même pas tomber dans la démagogie la plus complète.  En effet, juridiquement, qu’implique le fait de ne pas appliquer ce contrat ?  Si nous ne signons pas la convention de concession de services, vu qu’il y a eu appel public, désignation du partenaire et signature de la convention-cadre, du pacte d’actionnaires etc. (approuvés majorité contre opposition mais approuvés quand même), Besix Park serait en droit de réclamer au minimum l’indemnité prévue par la convention-cadre (approuvée majorité contre opposition) en cas de résiliation pour faute, soit 2,5 millions d’euros (la moitié des bénéfices escomptés sur les 40 ans de durée de ladite convention).  Ils pourraient aussi et plus vraisemblablement agir devant le tribunal contre la ville au motif que celle-ci aurait agit avec légèreté, voire de mauvaise foi et aurait donc commis une faute leur causant un préjudice.  On pourrait ainsi imaginer qu’ils réclament l’entièreté du bénéfice escompté (5 millions d’euros) et des dommages et intérêts complémentaires.

Si le PTB+ peut comprendre que la 1ère carte de riverains, soi-disant gratuite pour le citoyen, ne l’est en réalité pas tant que ça puisque payée par le budget communal et donc indirectement par le contribuable, le PTB peut également comprendre que les 2,5 millions d’euros (et plus) seraient à charge également du budget communal, et donc du citoyen.  Nous ne sommes pas prêts à courir ce risque.

 2.2. Sur les modalités

Sur les demandes pourtant raisonnables formulées lors du dernier conseil, le Collège n’en a négocié que quelques-unes avec Besix Park.  Cela démontre au mieux un manque d’intérêt du collège pour les propositions émises par les citoyens et acteurs économiques de la Ville, au pire une grande faiblesse du collège face à son partenaire Besix.  Dans tous les cas, cela n’augure rien de bon pour l’avenir et fait douter de la capacité du Collège à renégocier la convention si son impact s’avère catastrophique à l’usage.

Les cartes d’abonnement destinées aux travailleurs des entreprises herstaliennes coûteront 250 EUR (sauf la première à 80 EUR), ce qui représente un surcoût important pour une TPE ou une PME, mettant en péril l’emploi tant indépendant que salarié, que vous dites pourtant vouloir défendre.   

A cet égard, vous citez l’exemple de la FN, qui construit sur fonds propres un parking pour ses salariés, tout en regrettant que le Collège St Lambert n’en fasse pas autant, lui que vous estimez « coupable » d’engendrer la présence de bon nombre de voitures ventouses dans le centre.  Permettez-moi de vous rappeler que les élèves et professeurs du Collège font également vivre notre Ville et ses commerces, pendant leurs pauses de midi et après journée.

En ce qui concerne l’intervention financière de la Ville dans les cartes riverains et les frais de parkings des clients des commerces, rien ne figure dans les textes soumis au vote aujourd’hui et il n’y a donc aucune garantie à cet égard. Par ailleurs, la Ville pourrait faire preuve de plus de générosité qu’annoncé, puisque cette intervention doit se faire sur fonds propres.  Il s’agit donc, une nouvelle fois, d’un choix politique.

 3.Sur l’avenir

Vous nous avez engagez de manière très longue (40 ans).  Nous espérons sincèrement faire erreur, et que l’impact de votre politique ne sera pas aussi catastrophique que nous le pressentons.  Le cas échéant, nous espérons que vous pourrez renégocier les conditions de votre partenariat avec Besix, mais au vu de la faiblesse dont vous avez jusqu’ici fait preuve, nous en doutons.

Nous espérons également que vous n’avez pas pour ambition d’étendre votre politique de stationnement payant aux villages de Vottem, Milmort et Liers.  En effet, quand on sait qu’à la demande du MR, vous vous êtes engagés à rendre la place de Vottem plus conviviale, nous sommes en droit de craindre le pire lorsque ces travaux seront terminés.

Enfin, vous annoncez vouloir affecter une partie des recettes perçues à un fonds d’aide aux commerçants.  Sachant que vous avez justifié les travaux interminables du centre,  les changements de plan de circulation, et maintenant le stationnement payant et la nouvelle taxe sur les terrasses des cafetiers par votre soutien aux commerçants, j’ai envie de vous dire : surtout, arrêtez de les soutenir ! Car c’est de pire en pire !

       4.Conclusions

Nous voterons contre les propositions tant du PTB+ que de la majorité, la première étant, dangereuse financièrement pour les citoyens herstaliens et la Ville et, de l’aveu même de leurs auteurs, incomplète ; la seconde correspondant à un choix politique que nous n’avons jamais soutenu et ne soutiendrons pas davantage cette fois. »

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- Le Conseil a débattu du rachat de Vers l’Avenir par Tecteo. 

A cet égard, le MR a rappelé sa position, à savoir que Tecteo n’a pas pour mission de devenir propriétaire d’un groupe de presse. Ce n’est pas le rôle d’une intercommunale, agissant seule et en dehors de tout contrôle.

Le MR insiste sur la nécessité de garantir le pluralisme et l’indépendance de la presse francophone et d’éviter tout monopole. Il préconise la création d’un groupe de presse l’Avenir et IPM en demandant au gouvernement wallon de prendre ses responsabilités quant à la création d’un modèle adapté, transparent, répondant aux principes de bonne gouvernance, économiquement viable et privilégiant un maximum d’emplois en région wallonne. Ce modèle devra aussi garantir l’intérêt des communes et de tous les partenaires associés.

Cette mission confiée au gouvernement wallon, sur proposition du MR, semble d’ailleurs, comme le montrent les débats parlementaires, recueillir un large consensus des formations politiques démocratiques.

 

- Dans la même logique qu’au conseil du 4 septembre 2013(lien), le MR a voté contre le redécoupage géographique des quartiers et la modification de la charte des comités de participation.

 

- L’Echevin des finances s’est voulu rassurant quant au devenir de notre taxe sur les pylônes et les mats (30.000 EUR au role de 2012 et 27.500 EUR au rôle de 2013)

En effet, dans le cadre d'un recours de Belgacom contre la commune d'Auderghem, la Cour d'Appel de Bruxelles a estimé que le règlement relatif à la taxe sur les antennes émettant des ondes électromagnétiques n'était pas legal.  Toutefois, cet arrêt n'est pas transposable en Région Wallonne.  En effet, le règlement d'Auderghem taxe les antennes émettant un certain type d'ondes et crée une inégalité de traitement qui n'est pas motivée par ledit règlement. C'est d'ailleurs principalement un défaut de motivation qui a amené la Cour d'appel à déclarer le règlement d'Auderghem illégal. Le règlement de Herstal, lui, ne taxe pas les antennes mais les pylones et les mâts. De plus, il est motivé.

Ensuite, l'arrêt rendu par la Cour d'Appel de Bruxelles n'a d'effet que dans le litige en question et ne bénéficie donc qu'à Belgacom et pour ce contentieux précis.

Le contentieux actuellement en cours à Herstal en est au stade de l'audience fiscale du Collège communale (fixée au 15/10/2013) et est introduit par Mobistar d'une part et Belgacom d'autre part contre les taxes de l'exercice 2012.  Si ces redevables décidaient de porter le contentieux devant un juge, on ne peut préjuger de la décision qui serait prononcée. Auparavant, la cour Constitutionnelle (en 2011) et la Cour de justice des Communautés européennes (en 2005) avaient rendu des arrêts desquels il ressort qu'une telle taxe ne serait contraire ni au droit belge ni au droit européen.

 

- le MR a voté contre le règlement communal relatif à l'occupation privative du domaine public par des terrasses, qui instaure une harmonisation des terrasses dans le but de veiller à la qualité des équipements privés placés sur les espaces publics du centre ville et crée une prime pour aider les commerçants à remplir leurs nouvelles obligations en la matière… mais crée également une redevance pour l'occupation du domaine public par ces terrasses. 

En effet, pour le MR, au vu du préjudice causé aux commerçants par les travaux de réaménagements du centre, puis la modification des sens de circulation et enfin le stationnement payant, cette nouvelle taxe arrive au plus mauvais moment !

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31/03/2014

Le Conseil communal du 30 mai 2013 en bref

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 - Le MR s'est abstenu concernant la conversion des prêts consentis par la Ville à Urbeo en subsides en capital.

En sa séance du 18 décembre 2008, le Conseil communal a accordé à Urbeo un prêt à long terme d'un montant d'1.000.000 EUR et a arrêté les termes et conditions dans une convention de prêt entre la Ville et Urbeo. Ensuite, par une série d'avenants, le Conseil a porté le montant des prêts accordés à 8.354.720 EUR. Le montant global actuel des avances sur les prêts sollicités et octroyés à urbeo est de 8.337.992,92 EUR.

Le comité de direction d'urbeo (dans lequel le MR ne siège pas) a pris la décision de demander à la Ville la conversion en subsides en capital des différents prêts consentis à urbeo. Cette conversion est demandée car les investissements consentis concernent essentiellement le Pôle Jean Jaurès et ne pourront pas faire l'objet d'une réalisation équivalente.

Pour l'Echevin des Finances, cette opération est neutre pour la Ville d'un point de vue budgétaire et même plus intéressante fiscalement au vu des nouvelles dispositions en matière de précompte mobilier.

Le MR a tout d'abord regretté que ce point n'ait pas été discuté en Conseil d'administration d'Urbeo, mais seulement en comité de direction. Il s'est également étonné du fait que cette opération puisse être réellement neutre financièrement pour la Ville, puisque l'on passe d'un prêt (avec remboursement de capital et d'intérêts) à un subside (sans remboursement). Enfin, le MR s'est demandé s'il n'est au final pas plus coûteux de réaliser les opérations immobilières via Urbeo plutôt que directement par la Ville (ex : pour le centre culturel, la Ville a versé à Urbeo les sommes nécessaires aux acquisitions et paye en plus un loyer pour l'occupation des locaux) en dépit du gain de temps que cette solution procure.

 

- Le MR s'est également abstenu sur le règlement complémentaire de circulation rue André Deprez.

Avec ce nouveau règlement, la partie de la rue André Deprez comprise entre la rue de la Clawenne et la rue des Monteux est mise en sens unique (circulation en direction de la rue de la Clawenne interdite sauf aux vélos). Par ailleurs, le stationnement est interdit du côté des immeubles pairs. Le stationnement est également interdit du côté des immeubles impairs du carrefour avec la rue Clawenne jusqu'en face de l'immeuble n°148 et de l'immeuble 37 jusqu'en face de l'immeuble 26. Enfin, du côté des immeubles impairs, le stationnement sera limité en durée (disque de stationnement).

Ces nouvelles mesures ne recueillent pas l'adhésion des riverains.

 

- Suite à une modification apportée au Code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD), on avance doucement vers la mise en place d'un accès à distance aux documents du Conseil communal pour les mandataires, demandée par le MR.

En effet, à la demande des mandataires, la convocation au conseil pourra dorénavant se faire de manière subsidiaire par voie électronique. Or, pour le Secrétaire communal, il peut être utile de le mettre en place de manière générale plutôt que d'attendre les demandes au coup par coup. Les instruments nécessaires à la gestion d'un e-conseil vont donc être mis en place dans les mois qui viennent. Il s'agit non seulement de mettre une adresse électronique à disposition de chaque conseiller mais aussi de disposer en interne d'un logiciel permettant la gestion du flux documentaire. Des discussions sont donc initiées avec l'intercommunale IMIO dont la ville est membre, puisqu'elle semble disposer d'un outil intéressant en la matière. Sur base de cela, une phase test pourra être envisagée avant le démarrage définitif

 

- Le Conseil a voté pour le projet de marché de travaux dans le cadre du plan « trottoirs 2011 » visant à améliorer la sécurité des piétons et le cadre de vie des citoyens. Il s'agit de passer un marché de travaux ayant pour objet la réalisation de trottoirs dans la rue Jules Destrée et l'Avenue Cité Wauters. La subvention promise par la RW est de 150 000 EUR (sur un coût total estimé à 320 000 EUR TTC)

 

- Le MR s'est abstenu sur une mission complémentaire dans le cadre de l'étude de consultance fonctionnelle du service informatique

 

- Le Bourgmestre a confirmé son souhait de mettre sur pied un conseil extraordinaire dédié à la Police une fois par an. En effet, Herstal étant une zone de police monocommunale, il n'y a ni Conseil ni Collège de police. Or c'est un thème important. Ce conseil extraordinaire pourrait être tenu lors d'une prochaine étape de l'audit organisationnel de la police, ou encore lors de la présentation du budget ou du compte de police

 

- Le MR a voté contre le point relatif à la convention-cadre et ses annexes précisant les droits et obligations des parties dans le cadre du PPP stationnement et parkings.

Ce point est la suite logique des décisions successives du 28 avril 2011 de passer avec Urbeo une concession conjointe de services pour l’exploitation du stationnement payant en voirie et l’exploitation de parcs de stationnement et du 24 novembre 2011 d'attribuer ladite concession à Besix Park.

Comme lors de ces décisions antérieures, le MR a rappelé son opposition au principe du stationnement payant.

En outre, en l'absence de précisions quant aux modalités et aux tarifs, le MR a dénoncé la volonté de la majorité de vouloir faire signer « un chèque en blanc » au conseil communal. Comment seront découpées les zones de stationnement ? Y aura-t-il bien des jetons permettant aux commerçants d'offrir le parking à leur clients ? A combien seront vendus les abonnements et les cartes riverains ? Quid des fonctionnaires communaux ? La Ville va-t-elle leur offrir le parking (ce qui serait normal mais serait un coût supplémentaire à charge du budget communal déjà en mauvaise posture) ?

Enfin, au vu des délais prévus, le MR constate que le stationnement deviendra payant avant que le parking derrière le nouvel hôtel de Ville (NHV) soit construit et donc en l'absence d'une offre suffisante. Pour les réformateurs, la majorité communale a fait les choses à l'envers : pourquoi ne pas avoir d'abord construit un nombre de places de parking suffisant avant d'arriver à la conclusion qu'il fallait rendre le stationnement payant pour en libérer ? Pourquoi asséner coup sur coup aux commerçants du centre, déjà victimes de la longueur des travaux, et ne pas plutôt d'abord rendre au centre son attractivité face à la concurrence du Pôle de Basse-Campagne où le parking est aisé et gratuit ? N'est-il pas un peu trop avant-gardiste de miser sur le fait que les gens, découragés par les sens de circulation et le prix du stationnement, vont abandonner leur voiture au profit des transports en commun ?

Lire l’article de la DH

Lire l'article du journal La Meuse

 

19/02/2014

Déclaration de politique communale 2013-2018 : la position du MR

déclaration de politique communale, déclaration de politique communale 2012-2018, régie communale autonome du commerce, comité de commerçants ambulants, commerçants, commerçants ambulants, cantonniers, propreté publique, immeubles inoccupés, marchands de sommeil, parkings, stationnement, agents de quartier, présence policière, caméras de surveillance, caméras, mobilité, ruralité, villages, cadastre des voiries, Place Gilles Gérard, Vottem, Basse-Campagne, e-conseil, médiation, route des terrils, observatoire du commerce, observatoire du commerce en ligne, réaménagement du centre urbain, stationnement payant, nouvel hôtel de Ville, NHV, politique de la jeunesse, primo-arrivants, intégration, mobilité intracommunale, mobilitéLe groupe MR s’est abstenu sur la déclaration de politique communale 2013-2018.  En tant que chef de groupe, je me suis exprimée pour justifier ce choix.

 

« Comme je suis d’humeur aimable, je ne relèverai pas le fait que votre déclaration de politique communale soit le fil rouge de la législature (désolée, André).  Je ne m’appesantirai pas davantage sur tout ce que vous déclarez vouloir « poursuivre », « optimiser », « accentuer » et qui constitue une partie considérable de votre déclaration (rien de neuf sous le soleil à cet égard, donc)

 

Je préfèrerai relever les quelques idées plus novatrices que vous citez, telles que la création d’une régie communale autonome du commerce, celle d’un comité de commerçants ambulants, l’engagement de cantonniers et la création d’un service communal chargé d’identifier les immeubles inoccupés et de traquer les marchands de sommeil.  Ce sont des idées judicieuses qui rejoignent des préoccupations que le MR a mises en avant lors de la campagne électorale.

 

Sans doute avez-vous voulu être aimable également en soulignant votre volonté de concertation avec l’Union des Classes Moyennes, et plus encore en reprenant bon nombre de demandes émanant du groupe MR, dont nous avons largement débattu sans qu’elles aient pu être concrétisées jusqu’ici.  Il s’agit notamment :

- Des solutions de parkings pour l’hyper centre

- De la revalorisation des agents de quartier et d’une plus grande présence policière sur le terrain

- Des caméras de surveillance

- Des aménagements de mobilité pour la préservation du caractère rural des villages

- Du cadastre des voiries

- De la rénovation de la Place Gilles Gérard à Vottem

- Du désengorgement du quartier Basse-Campagne

 

Il est inutile de dire que sur tous ces thèmes, nous attendons, enfin, votre passage à l’acte avec beaucoup d’impatience !

 

Monsieur le Bourgmestre, j’irais jusqu’à dire que vous nous avez bluffés, car je ne vous pensais pas aimable au point de défendre des idées jadis portées par le MR et jugées impraticables par vous, telles que l’e-conseil, la mise en œuvre d’un service de médiation via le PCS, l’affiliation à la route des terrils ou encore la création d’un observatoire du commerce en ligne !

 

Néanmoins, temporisons notre enthousiasme !

 

En effet, nous continuons à regretter non le principe, mais la manière dont a été pensé le réaménagement du centre, nous n’approuvons pas plus le passage prochain à un stationnement payant et nous regrettons que le Nouvel Hôtel de Ville grève le budget communal.  Par ailleurs, votre déclaration manque à notre sens d’une véritable politique de la jeunesse ainsi que d’une véritable politique d’aide à l’intégration des primo-arrivants.  L’amélioration de la mobilité intracommunale mériterait également une réflexion approfondie.

 

Il vous manque donc encore un peu de touche libérale…Ce sera pour la prochaine fois !

 

Peut mieux faire, donc.

 

A titre d’encouragement, nous voterons l’abstention ».

 

Lire l’article du journal la Meuse

14/02/2014

Le Conseil communal du 20 décembre 2012 en bref

pôle Marexhe-Gare, rénovation urbaine, stationnement, vitesse, police, présence policière, écoulement des eaux, rue Petite Voie, parking, parking provisoire, signalisation, réaménagement du centre urbain, tram, PPP, Basse-Campagne

- Le MR a relayé les craintes des habitants du Pôle Marexhe-Gare.  En effet, si la rénovation urbaine est indispensable, encore faut-il qu'elle corresponde à la réalité du terrain.  Or, suite à une réunion d'information le 7 novembre 2012, il apparait que des arbres seraient plantés dans la rue principale et que le stationnement y deviendrait alternatif, faisant craindre la perte de plusieurs emplacements de parking.  Les riverains souhaiteraient par ailleurs une présence policière accrue afin d'y limiter la vitesse.  Enfin, dans la nouvelle configuration de la rue Petite Voie, celle-ci n'aurait plus de trottoirs, ce qui inquiète les riverains en termes d'écoulement des eaux en cas de fortes pluies.

Le Bourgmestre a promis de prendre en considération les remarques des riverains dans le cadre de l'avant projet de l'étude des voiries du quartier qui sera présenté au Conseil de fin janvier 2013, tout en gardant à l'esprit l'intérêt général.  Selon lui, la végétation est utile, en ce qu'elle permet d'agrémenter le quartier et de lui donner une autre dynamique mais aussi en ce que ces arbres obligeront naturellement les conducteurs à ralentir.  Il y aura certes un impact au niveau du parking, mais selon le Bourgmestre, sans perte réelle.  En effet, les emplacement seront mieux tracés et établis en fonction des garages.  Le parking devrait donc être plus efficace qu'avant.  En ce qui concerne la rue Petite Voie, le Bourgmestre assure que l'écoulement des eaux sera pris en compte. 

 

- Le Conseil a voté la prolongation pour un an du contrat de mise à disposition précaire à titre gratuit du terrain de la SRL situé rue Elisa Dumonceau et où a été aménagé un parking provisoire

 

- Le MR a voté pour la conclusion de conventions de mise à disposition à titre gratuit en vue de la pose de bâches d'information relatives à la circulation et la signalisation de l'hypercentre et a en revanche voté contre l'engagement de dépenses dans le cadre énièmes travaux supplémentaires et modificatifs.

- Le Conseil a marqué son accord sur une convention de coopération publique-publique relative à l'exécution via un PPP de la 1ère phase du projet de création d'une première ligne de tram dans l'agglomération liégeoise, entre Seraing (Jemeppe) et Herstal (Basse-Campagne). Cette convention publique-publique a pour but de faciliter l'exécution du projet par le partenaire privé et de permettre aux gestionnaires de voirie de préciser les conditions d'exécution des travaux (nuisances, autorisations de chantier, signalisation à placer, mobilier urbain, travaux à réaliser hors tracé du projet, …) qu'ils entendent voir respectées sur leurs domaines respectifs.

12/09/2012

Le programme

Au-delà de ces petites et grandes victoires, différents combats initiés par le MR depuis 2006 n’ont malheureusement pas (encore) trouvé écho auprès de la majorité.  Il va de soi que ces préoccupations demeurent au cœur de notre programme :

- Engager des gardiens de la paix

- Installer des caméras de vidéosurveillance dans les endroits sensibles et concrétiser la sécurisation des commerces via télépolice Vision

- Accentuer la lutte contre les incivilités

- Elargir le champ de passage de l’aspirateur de déchets urbains (Glutton)

- Créer un cadastre des voiries pour la réfection des voiries communales

- Finaliser enfin l’égouttage

- Installer des panneaux anti-bruits le long de toutes les autoroutes

- Concrétiser le réaménagement de la Place Gilles Gérard à Vottem

- Classer les terrils en zone naturelle et y créer des lieux de promenade

- Engager un conseiller en mobilité dont ce serait l’unique tâche

- Fluidifier le trafic à Basse-Campagne

- Améliorer l’offre de transports en commun entre les villages et le centre de Herstal

- Protéger Milmort du trafic de poids lourds en transit (signalisation, aménagements routiers)

- Diminuer les additionnels à l’IPP et au précompte immobilier

- Revoir la taxation des déchets en assurant l’application stricte du principe pollueur-payeur

- Créer un observatoire du commerce herstalien

- Recréer un accès rapide, aisé et gratuit aux commerces de l’hyper-centre

- Créer une maison de jeunes, encadrée par des éducateurs

- Interdire le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles communales, l’administration et le CPAS

- Ne plus prendre à charge du budget communal les voitures de fonction et smartphones des échevins

- Rationnaliser les dépenses de réception, représentation, séjour, jumelages, audits etc.

 

Le programme du MR comporte aussi évidemment certaines propositions nouvelles, issues des rencontres des élus et candidats avec la population :

- Amender le nouveau système de collecte des déchets afin d’apporter une réponse au problème de place dans certains logements et de nuisances liées à la fraction organique

- Créer une prime visant à encourager la fréquentation du parc à conteneurs

- Mettre en place des récyparcs mobiles

- Créer une prime à l’installation de nouveaux commerces dans le périmètre de rénovation urbaine

- Octroyer une remise de la taxe communale additionnelle au précompte immobilier aux contribuables qui réalisent une rénovation significative de leur habitation unifamiliale ou qui transforment un immeuble composé de plusieurs petits appartements ou kots en maison unifamiliale

- Octroyer un subside pour le ravalement et l’embellissement des façades à rue d’immeubles privés non classés

- Créer des plaines de jeux dans les différents quartiers de la Ville, comprenant des modules adaptés aux enfants handicapés

- Organiser des consultations populaires sur les grands projets entrepris au niveau communal

- Développer des services en ligne de l’administration communale sans déplacement du citoyen via le timbre digital (IntelliStamp)

- Créer une crèche dans le zoning des hauts-sarts, éventuellement via un partenariat public-privé

 

Découvrez ici le programme du Mouvement Réformateur pour Herstal

L'heure du bilan

1.      Bilan de la majorité

 

Le bilan que dresse le Mouvement Réformateur n’est pas tendre pour la majorité.

 

Peu d’initiatives concrètes été prises pour permettre aux herstaliens de se sentir plus en sécurité.  Depuis la déclaration de politique communale, la réflexion est toujours en cours quant à l’installation de caméras de sécurité et à l’éclairage.  Les gardiens de la paix n’ont pas non plus été engagés et la présence policière de proximité fait défaut.  En matière de sécurité routière, de nombreuses voiries nécessitent encore d’être aménagées afin de ralentir le trafic.  Par ailleurs, le caractère sale et délabré  de nombreux endroits de la Ville contribue à accentuer le sentiment d’insécurité.

 

Pour parler précisément du cadre de vie, l’on peut dire qu’en dépit d’audits et de grands travaux coûteux, la ville a globalement gardé le même aspect sinistré qu’en 2006, particulièrement dans les anciens quartiers commerçants.  Le manque d’espaces verts  se fait toujours cruellement sentir, et ceux qui existent, à l’image des terrils, sont en sursis.  La Ville ne dispose toujours pas d’un cadastre des voiries permettant une meilleure gestion des travaux de réfection.  Le passage aux conteneurs à puce ainsi que la collecte séparée de la fraction organique sont sources de problèmes de place dans certains logements et de différentes nuisances,  particulièrement par temps chaud.

 

La rénovation des Boulevards et la création du rond-point au XIIe de ligne ne suffisent pas à rendre le bilan de la majorité positif en termes de mobilité.   Aucune solution n’a encore été dégagée concernant le goulot de Basse-Campagne, considérablement engorgé aux heures de pointe et le week-end alors pourtant qu’il s’agit d’un pôle économique majeur de la Ville. De profondes modifications ont été apportées à la circulation dans l’hyper-centre, aboutissant à la quasi-piétonnisation de celui-ci, sans offrir au préalable de solution au manque criant de places de parking, portant ainsi préjudice aux riverains et commerçants.   Enfin, aucune solution n’a encore été apportée pour protéger le caractère rural du village de Milmort victime du transit de poids-lourds lié au zoning des Hauts-Sarts, ni pour améliorer la mobilité intracommunale, bien que la majorité s’y était engagée.

 

Si la fiscalité communale demeure inchangée depuis 2006, elle reste particulièrement élevée et frappe de plein fouet la classe moyenne, dont les revenus sont à la fois trop importants pour bénéficier des primes et réductions octroyées aux plus démunis, et trop faibles pour garantir un niveau de vie confortable.  De nombreux efforts sont demandés aux citoyens en matière de tri des déchets sans qu’ils en soient récompensés. 

 

Dans l’hyper-centre, les commerçants de proximité et professions libérales, souffrent d’un cadre de vie morose et peu attractif comme du peu de considération qui leur est accordée à l’occasion du réaménagement de la Place et de la construction du Nouvel Hôtel de Ville.  Le marché hebdomadaire, au rang des derniers fleurons herstaliens, a également perdu de sa superbe.  L’absence de cadastre des surfaces commerciales disponibles,  pourtant promise afin de faciliter la tâche d’investisseurs potentiels, de même que la volonté de la majorité de rendre les parkings payants, n’augure rien de positif pour l’avenir. 

 

Le rapport entre l'ensemble des demandeurs d'emploi inoccupés et la population active figure parmi les plus mauvais de la province (taux de demande d’emploi supérieur à 20% en 2011).

 

Particulièrement dans les zones urbaines, l’habitat privé herstalien demeure vétuste, dégradé et parfois même en ruine, engendrant un impact négatif direct sur l’image du quartier voire de l’ensemble de la Ville.  Si les pouvoirs publics ont mis en œuvre une opération de rénovation urbaine et diverses expropriations, les initiatives privées visant à la réhabilitation ou la rénovation d’immeubles restent peu encouragées, malgré les promesses formulées à cet égard en 2006.  Le nouveau règlement communal sur la qualité du logement n’a pas permis de mettre un terme au phénomène des boîtes aux lettres multiples qui pullulent sur certains immeubles.  Enfin, les initiatives privées en matière d’amélioration énergétique restent peu encouragées.

 

Si de nombreux investissements ont été réalisés en termes d’infrastructures sportives, la culture reste le parent pauvre, en dépit d’un terreau d’associations locales plus qu’intéressant.  Les ambitions relatives au centre culturel (salle de 400 places, à proximité de la place Jean Jaurès, avec gradins rétractables, espace forum pour accueillir les expositions, loges, etc.) ont été revues nettement à la baisse (salle de 100 places dans une habitation réhabilitée de la rue Large Voie).  Celui-ci n’a toujours pas été reconnu officiellement par la Communauté française, pas plus que l’Académie de musique en dépit des promesses formulées à cet égard.

 

En dépit d’un beau plan subsidié par la Région Wallonne, la cohésion sociale existe bien plus sur papier que dans les rues à Herstal.  L’absence d’une réelle politique de la jeunesse et le manque d’infrastructures leur étant dédicacées conduit celle-ci tout droit dans les rues, au grand dam des plus âgés, renforçant ainsi le fossé entre générations.  De fossé, il est tout autant question entre les différentes communautés et cultures qui se côtoient sans se connaître ni se comprendre.  La volonté de la majorité d’éluder les problèmes  et questions, comme lors du débat initié par le MR en vue d’une interdiction du port de signes religieux au sein des administrations et écoles communales, accentue au mieux le malaise, au pire la méfiance au sein d’une frange de plus en plus large de la population qui arrive au constat que l’intégration est un échec.   

 

Pour terminer sur le volet éthique, les Echevins herstaliens bénéficient, en vertu de la loi, d’un traitement annuel de 73.252 EUR.  Mettre à leur disposition des iPhones (5000 EUR) et des berlines (80.000 EUR) financés par les caisses communales et donc l’argent de contribuables qui, pour beaucoup d’entre eux, ont du mal à boucler leurs fins de mois, est indécent.  A cela s’ajoutent les frais de représentation, de séjour, de téléphone sans parler de ceux de communication voire de propagande (35.000 cartes de vœux en 2012, pouvant aller jusque 7 pour un seul habitant), qui n’ont eu de cesse d’augmenter au cours de la législature, grevant le budget de la Ville.  La démocratie locale est malmenée, avec une opposition brimée dans son rôle par une limitation du nombre de questions orales autorisées par séance et un chronométrage de ses interventions.  Face à ces constats, le citoyen, par ailleurs fort peu consulté sur les projets communaux, se sent de plus en plus en décrochage avec ses représentants. 

 

Que retenir de tout ceci ?

 

C’est le fossé qui s’est creusé entre les Echevins, leurs 35.000 cartes de vœux, leurs iPhones dernier cri, leurs voyages dans le cadre du jumelage avec Castelmauro et Fécamp et leur nouvel hôtel de Ville à toiture végétale face aux citoyens, bien plus concernés par la quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, le mal-être dans le quartier Marexhe, les asticots dans leur conteneur vert et la quote-part communale dans les taxes qu’ils paient…Toutes des préoccupations auxquelles la majorité « bling bling » n’apporte aucune réponse

 

C’est aussi la déception face à un Echevin « d’ouverture » qui, bien qu’ayant le commerce et la culture dans ses attributions, a assisté sans broncher à l’agonie des petits commerçants du centre qui souffrent et souffriront du réaménagement de la Place J. Jaurès avec ses conséquences sur le trafic et le stationnement qui deviendra payant, ainsi qu’au délitement du marché du jeudi, ancien fleuron herstalien ; qui se contente d’un centre culturel au rabais par rapport à ses promesses et qui a cautionné les dépenses bien peu éthiques de la majorité qui, autrefois, l’auraient fait hurler.

 

 

2.      Le travail du MR

 

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail. 

 

Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition :

√ Le taxi-sénior, devenu taxi-social (février 2007)

√ La sensibilisation des jeunes quant à une utilisation abusive du GSM (mars 2007)

√ La mise en place d’un droit d’interpellation du citoyen (mars 2007)

√ La réglementation des night-shops et phone-shops (juin 2007)

√ La sécurisation de la rue du Bouxthay à Vottem (juin 2007)

√ la création d’espaces multisports (août 2007)

√ la création d’une agence immobilière sociale avec les communes d’Oupeye et de Bassenge (octobre 2007)

√L’adoption des sanctions administratives communales (mars 2007, janvier 2008 et septembre 2008)

√ La mise en place d’un conseil consultatif des sports (décembre 2006, mars 2008)

La prise en compte de la problématique de la mendicité dans les règlements communaux (septembre 2009)

√ Le maintien de l’accessibilité du hall omnisports de Vottem en dehors des heures scolaires (avril 2010)

√ Une réglementation équitable de l’affichage électoral (mars 2009 et mai 2010)

√La création d’une aide sous forme de subvention-intérêt pour les commerçants préjudiciés par des travaux publics(mars 2011)

√ L’examen de la possibilité de sécuriser les commerces via Télépolice Vision (avril 2011)

√ L’étude en vue d’une réfection de la place de Vottem et la mise en sens unique de la rue Lombard (mars 2007, février 2008, novembre 2009, septembre 2010, mai 2011, juin 2011)

02/09/2012

Proposition de motion J. Maus relative à la création d’une ligne de tram entre Seraing et Herstal

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Proposition

 

«Considérant que l’agglomération liégeoise connaît des problèmes croissants de mobilité ;

 

Considérant que toutes les grandes métropoles européennes disposent d’un réseau de transport en commun structurant ;

 

Considérant que Liège et Seraing sont les deux Villes les plus peuplées non seulement de l’arrondissement de Liège, mais également de la Province ;

 

Considérant que Liège a rentré sa candidature en vue d’accueillir l’exposition internationale de 2017, et que l’existence projetée du tram est un élément essentiel du dossier de candidature ;

 

Considérant que depuis plusieurs années la réinstauration d’un tram à Liège est à l’étude et qu’un consensus politique s’est dégagé en vue de la réalisation d’un premier tronçon entre Seraing et Herstal ;

 

Considérant que le gouvernement wallon s’est à plusieurs reprises engagé à soutenir cette réalisation et à dégager les moyens budgétaires utiles pour y parvenir ; que le tram liégeois est par ailleurs repris dans la déclaration de politique régionale ;

 

Que le Ministre Antoine en particulier s’était engagé avant les élections régionales de juin 2009 à soutenir la réalisation du tram à Liège, de même que le Ministre Henry tant avant qu’après ces élections ;

 

Considérant que la coordination provinciale des pouvoirs locaux soutient également la mise en œuvre d’un tram entre Seraing et Herstal ;

 

Considérant qu’en décembre dernier, le gouvernement wallon s’est toutefois accordé sur un tracé réduit à un axe Sclessin-Coronmeuse ;

 

Considérant qu’un tel projet s’adresserait à un public potentiel réduit et circonscrit à une partie seulement de la Ville de Liège, sans connexité avec les villes et communes voisines ; qu’une telle version du tram ne permettrait pas une réelle amélioration ni réorganisation de l’offre de transports en commun sur l’agglomération liégeoise et serait purement et simplement un gaspillage d’argent public ;

 

Considérant qu’aucune garantie n’est par ailleurs donnée sur un prolongement effectif de la ligne après la réalisation du tronçon projeté ; que si un phasage de la réalisation du tram pouvait être accepté, voire imposé par la nature des travaux à accomplir, un phasage des décisions et des moyens est susceptible de condamner le projet dans son ensemble ;

 

Considérant que les forces vives liégeoises se sont accordées sur l’intérêt qu’il y a à travailler au redéploiement de Liège sur une base supracommunale ; que la mise en œuvre du tram est un des axes forts de la supracommunalité ; qu’un projet de tram limité à une partie seulement de la Ville de Liège n’est pas de nature à répondre aux impératifs de la supracommunalité ;

 

Le conseil

 

1.   Répète son souhait de voir réaliser une ligne de tram entre Seraing et Herstal, et ce de manière significative d’ici à 2017 ;

2.   Demande instamment au gouvernement wallon de revoir sa délibération limitant le tracé projeté au tronçon entre Sclessin et Coronmeuse, et de décider d’emblée de la réalisation d’une ligne complète à tout le moins entre Seraing et Herstal

 

La présente délibération sera envoyée au Gouvernement wallon ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires wallons de la Province de Liège. »

 

Réponse

 

Le Bourgmestre est d'accord : limiter le tracé du tram à ce tronçon n'a pas de sens. La volonté initiale était de restructurer la mobilité dans toute l'agglomération liégeoise. Or, la décision prise équivaut à peu de choses près à remplacer une ligne de bus par un tram. Ce serait payer fort cher pour pas grand chose. Partant, le risque est grand qu'il n'y ait pas de tram du tout.

 

A l'heure actuelle, le Bourgmestre estime toutefois qu'il ne faut pas encore perdre espoir et continuer à se battre. La décision du Gouvernement n'est pas limpide. Le thème est par ailleurs à l'ordre du jour de la prochaine réunion de Liège Métropole (conférence des Bourgmestres). Le Bourgmestre espère que la décision de la Région ne vise qu'à un phasage des travaux, qui seraient dans un premier temps réduits à l'axe Sclessin-Coronmeuse, et garde l'espoir que le permis et le financement soient envisagés globalement pour toute la ligne, ce qui offrirait plus de garantie de voir un jour le tram arriver à Basse-Campagne.

 

Le Conseil s'est ainsi mis d'accord sur une motion légèrement retravaillée, rappelant les concessions déjà faites par la Ville de Herstal (révision de la proposition de tracé initial afin de réduire le nombre d'expropriations, de faciliter la réalisation technique du parcours, d'écourter le délai des travaux et limiter l'impact budgétaire sur son territoire) et mentionnant les revendications de la Ville concernant le tram (notamment, la réalisation d'aménagements routiers préalables tels la mise à double sens des boulevards derrière l'IPES, la création de ronds-points et de zones alternatives de parking ; la réalisation d'un Park and ride à Basse-Campagne ; une attractivité équivalente en terme de fréquence entre le tronçon vers Bressoux et celui vers Basse-Campagne ; ainsi que la restructuration de l'offre des TEC sur le territoire de la Ville en lien avec le tracé retenu). Cette motion vise à répéter la volonté de la Ville de Herstal de voir se réaliser une ligne de tram entre Seraing et Herstal et à demander au Gouvernement wallon de garantir, au-delà du phasage décidé par les travaux, la réalisation d'un tram qui relie Jemeppe à Basse-Campagne en passant par le centre de Liège par un mode de financement adéquat et un permis unique pour toute la ligne.

 

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