05/02/2006

Le Comité de participation de Vottem : une étape décisive dans mon combat pour le changement à Herstal

Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois des Comités de participation, je pensais qu’il s’agissait de groupements créés par et pour Frédéric Daerden. C’est donc par simple curiosité que je me suis rendue à la réunion du 25 novembre 2004, en compagnie de mon père.  J’étais très loin, à l’époque, de me douter de la suite des évènements…

 

Car ce jour là, à l’antenne administrative de Vottem, je découvre une trentaine de personnes, jeunes et moins jeunes, animées par une réelle envie de se mobiliser pour faire revivre le quartier, qui ressemble de plus en plus à une « cité dortoir ».  Ces gens ont la volonté de se faire entendre des autorités communales, c’est certain.  Mais il leur faut un porte-parole… 

 

Les employées du service de la Participation demandent au futur comité d’élire un bureau de trois personnes (Président, Vice-Président et secrétaire).  S’il est rapidement pourvu aux deux derniers postes, les choses s’annoncent plus difficiles pour le premier car, d’une part, les gens ne se connaissent pas assez, et, d’autre part, il faut une femme dans le bureau. 

 

C’est alors que la collaboratrice de F. Daerden me demande si je ne serais pas intéressée.  Après quelques instants de réflexion, je me dis « pourquoi pas ».  Je me présente à l’assemblée : 22 ans (à l’époque), juriste, et collaboratrice de Didier Reynders.  Contre toute attente, je suis plébiscitée à une majorité écrasante.  Manifestement, ces personnes sont à la recherche de quelqu’un qui saura (et osera) défendre leur cause.  Je rentre chez moi un peu « sonnée » par ce qu’il vient de se produire, je n’en reviens pas.

 

Les Comités sont instaurés pour deux ans (2004 à …2006).  C’est court pour défendre les projets de tout un quartier. Nous prenons les choses à bras le corps et faisons part de nos préoccupations à notre Echevin de tutelle, par courrier, comme le veut la procédure.  Et…rien, Enfin, si : des accusés de réception.  La procédure est longue puisque tout doit passer par F. Daerden avant d’être relayé vers les personnes compétentes.

 

Mais les membres du Comité attendent autre chose.  Si rien ne se passe, je sens qu’ils se lasseront, et c’est normal.  Ensemble, nous prenons donc la décision de « passer à la vitesse supérieure ».  Nous relayons dès lors les dossiers qui nous semblent les plus importants à d’autres autorités : les Chefs de groupe au conseil communal, le Gouverneur, la Ministre-Présidente de la Communauté française…et la presse ! Nous luttons pour nous faire entendre, et parallèlement, le mouvement prend de plus en plus d’ampleur.

 

L’Echevin de la Participation qualifie notre attitude de « dérapage », et entend recibler le fonctionnement des Comité de participation.  Il devient clair que nous dérangeons beaucoup de monde.  Ainsi, en séance publique du Conseil communal, le groupe Ensemble (ex-Cdh) précise : « quand on met un micro au milieu de la place, on peut s’attendre à ce qu’on l’utilise et quand les règles sont absentes cela peut-être dangereux ».  Lire « Les Comités de Participation remis en question », C. Dejardin, La Dernière heure ©

 

Qu’à cela ne tienne, nous poursuivons nos actions, même si l’écho auprès des autorités reste faible.  A coté de l’aspect revendicatif, nous prenons part à des activités citoyennes (journée de la propreté) et festives (synergie avec les organisateurs du jogging de la fraise et de « ça va fraiser »). 

 

Fin 2005, des divergences de vue s’installent au sein du bureau quant au fonctionnement du Comité (limitation éventuelle du nombre de membres et méthodes d’action).  Frédéric Daerden souhaite une démission collective du bureau.  Le 16 septembre 2005, je fais mes adieux aux membres du Comité par écrit (lire la lettre).

 

L’aventure prend fin pour moi (et pour moi seulement car il s’avèrera ultérieurement que je serai la seule à être « démissionnée »), mais deux choses sont claires à mes yeux.  D’une part, les citoyens ont besoin de changement.  D’autre part, j’aimerais pouvoir continuer à me faire l’écho de leur voix, mais de manière plus efficace, en ayant réellement la possibilité d’influer sur l’avenir de la commune.

 

Pour cela, il faut convaincre, prouver que, oui, il existe une autre manière de voir les choses, une autre culture politique que celle qui prévaut actuellement à Herstal.  Il faut mériter la confiance des électeurs.  C’est décidé : la politique, je suis faite pour ça.

11:24 Écrit par Jennifer Maus dans Présentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : comite de participation |  Facebook |

21/01/2006

Mon engagement en politique : pourquoi le MR ?

Pourquoi s’impliquer en politique ?

 

Le monde politique paraît souvent impénétrable pour les jeunes (et les moins jeunes), notamment en raison de la complexité des débats et des institutions, de l’image négative imputable au comportement nauséabond de certains élus, ou encore, de la difficulté, parfois de distinguer la philosophie sous-tendant les différentes formations politiques.  

 

Il est vrai qu’à regarder le journal télévisé, on a parfois l’impression d’assister davantage à une partie de « combat naval » ou à un épisode de « Dallas » qu’à la gestion de la chose publique !

 

Pourtant, la politique est un monde passionnant, et s'y intéresser,  c'est quelque part être acteur de son avenir.  Mon engagement est la concrétisation de ma volonté d’influer, à mon modeste niveau, sur le cours des choses pour tendre vers un mieux.  Plutôt que critiquer de manière stérile, je préfère agir !

 

Pourquoi choisir le MR ?

 

Après avoir pris connaissance des valeurs défendues par les différents partis, j’ai fait le choix d'adhérer au Mouvement Réformateur.

 

Ce choix, mûrement réfléchi, a été dicté par les considérations suivantes :

- le citoyen doit être responsabilisé.  Il doit redécouvrir la notion de devoirs a coté des droits, car l'un ne va pas sans l'autre. Il faut un « juste état », et non un état envahissant qui transforme les citoyens en assistés.

- le citoyen n'est pas con, il est capable de réfléchir et de prendre part aux décisions qui concerne son avenir. Une plus grande place doit être accordée aux mécanismes de démocratie participative tels que le référendum et la consultation populaire.

- il faut cesser de diaboliser l'économie pour lui donner sa juste place : un outil au service de l'homme, qui lui permet d'assurer sa prospérité, ainsi que celle de la société dans laquelle il vit. Comme le disait J. Gol, il ne peut y avoir de paradis social sur un désert économique

- l’esprit d’entreprise doit être encouragé. «Le patron » n'est pas l'ennemi du travailleur mais son allié : pas de travailleur sans employeur ! Une entreprise qui va bien, ce sont des emplois sauvegardés ou créés ! Les PME sont actuellement le plus grand employeur de Belgique

- il faut redonner aux gens (et surtout aux enfants) le goût du combat pour le mérite et l'excellence (comme le disait ma maman : « peu importe ce que tu fais, mais fais-le bien »).  A la base, plutôt une égalité des chances que l’égalitarisme.  A partir de là, l'effort doit être récompensé.  La solidarité se fonde sur ce que chacun apporte de lui-même au bien commun

- la fiscalité doit être juste, afin que chacun puisse bénéficier des fruits de son travail, et retrouver le goût de l’effort et de la créativité. 

- pas de tabou : il faut oser débattre de la sécurité, sans laquelle la liberté ne peut exister. L'Etat doit la garantir, tant par la prévention que par une répression adéquate.  C’est se voiler la face, et refuser de poser les vraies questions, qui fait le lit de l’extrême-droite, et non l’inverse

- un mouvement politique doit laisser à ses membres la liberté de pensée sur les sujets éthiques : euthanasie, adoptions par les couples homos, etc.

 

A l’heure actuelle, le terme « libéral » est fréquemment utilisé à mauvais escient, par des gens qui souhaitent créer la confusion dans les esprits en amalgamant libéralisme et ultra-capitalisme, ce qui n’a rien à voir.

 

Le libéralisme, est par essence social.  Mais nous, on fait du social autrement !

 

Ce que je souhaite démontrer, c’est que l’on peut être issu d’un milieu modeste, même ouvrier, et pourtant se reconnaître dans les valeurs énoncées ci-avant.  C’est mon cas, et, j’espère que c’est (ou ce sera) également le votre !

10:59 Écrit par Jennifer Maus dans Présentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, liberalisme |  Facebook |

27/12/2005

Mon parcours

Commençons par le commencement…J’ai effectué ma scolarité primaire à l’Ecole libre de Vottem, rue Ferdinand Nicolay, où je pense avoir laissé l’image d’une petite fille sage, un peu timide, douée pour le français et les maths….mais absolument nulle en gymnastique !

 

A la fin de ma 6ème primaire, j’ai pris la direction du centre-ville pour effectuer mes études secondaires, au D.I.C. Collège.  Passionnée de lecture et de communication, j’ai tout naturellement opté pour une filière latin-langues.  La petite fille sage est devenue un peu rebelle et révolutionnaire, avec, déjà, l’envie de changer le monde et de combattre les injustices. 

 

Si cette époque me rappelle l’éducation stricte que j’ai reçue et l’apprentissage des connaissances qui allaient me permettre, par la suite, de pouvoir suivre un cursus universitaire avec succès, je garde aussi, et je dirai même, surtout, des souvenirs d’amitié, et de virées mémorables dans le carré tout proche !

 

Le diplôme en poche à 17 ans seulement, mais néanmoins déterminée dans mes choix, je me suis inscrite à la fac de droit de l’Université de Liège, où j’ai très vite fait preuve d’un grand intérêt pour les matières civiles, qui me semblaient les plus concrètes, les plus proches des citoyens dans leur vie de tous les jours.

 

Membre passif depuis plusieurs années de l’ancien PRL puis du MR, j’ai peu à peu ressenti l’envie de m’investir activement et de faire plus ample connaissance avec le monde politique.  C’est ainsi qu’avec d’autres jeunes réformateurs, j’ai soutenu les liégeois du MR aux élections régionales de juin 2004 en participant à leur campagne.

 

Distribution de tracts, collage, meetings au son de la musique « jump » de Van Halen, rencontres politiques avec les citoyens : je suis contaminée par le virus de la politique !  Licenciée en droit avec grande distinction à 22 ans, je suis engagée au sein du cabinet du vice-premier ministre et ministre des Finances, Didier Reynders, où j’intègre la cellule fiscale.


27/11/2005

J'me présente, je m'appelle Jenny

C’est par une belle journée enneigée que je suis née, le 18 décembre 1981, à Rocourt, sur les hauteurs de Liège.

 

Mon père, plombier de formation, a commencé sa carrière à  la Fabrique Nationale (armes), à Herstal, avant de rejoindre les Hauts-sarts lors de la création de la FN moteurs (aujourd’hui Techspace aero). 

 

Après la faillite du magasin  où elle travaillait comme vendeuse, ma mère a pour sa part choisi de rester à la maison afin de m’élever et de me voir grandir. 

 

Mes grands-parents paternels ont également travaillé à la FN (longue tradition familiale…).  Mon grand-père maternel était, quant à lui, mineur de fond.

 

J'ai donc grandi dans un milieu modeste, même si je n’ai jamais manqué de rienFille unique, j’étais au contraire, plutôt gâtée 

 

Je ne pourrais clore ce petit portrait familial sans mentionner ma cousine, Christelle, qui a partagé les plus grands moments de mon existence et que je considère un peu comme ma grande sœur.

 

Ayant toujours aimé vivre à 100 à l’heure, mon agenda est bien chargé et je ne m’ennuie jamais ! Outre mon travail et ma passion pour la politique, je m’investis pas mal dans la vie associative de ma commune, je pratique l’aquagym avec deux amies, je lis énormément (principalement des romans de S. King et de J. Grisham mais aussi les grands classiques), je me rends régulièrement au cinéma, je fais la fête, je refais le monde 3500 fois avec mes potes, je rends visite à mes proches, je me ballade dans les rues de Vottem avec Gismo (mon chien) et, de temps en temps, je dors… Ouf !

 

Pour moi, la vie n’a de sens que si on la vit avec passion, et l’envie de contribuer au bonheur des autres tout en construisant le sien.



17:12 Écrit par Jennifer Maus dans Présentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jennifer maus |  Facebook |