24/02/2014

Le Conseil communal du 31 janvier 2013 en bref

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- Le MR a voté contre le remplacement de la berline destinée au Collège communal (concrètement, au Bourgmestre).

Outre le principe même de l'achat, auquel il s'était déjà opposé en 2009, le MR a dénoncé le prix du véhicule (montant estimé du marché : 60.000 EUR), mais aussi les caractéristiques techniques que celui-ci devra remplir pour répondre aux attentes du Bourgmestre. En effet, selon le cahier des charges, le moteur devra être au minimum un 2,5 litres avec une puissance d'au moins 165 Kw. Quelle est l'utilité d'acquérir un des véhicules les plus puissants mais aussi les plus polluants et gourmands en carburant du marché ? Quelle est l'utilité d'avoir un véhicule capable de rouler à 240 Km/h alors que la vitesse maximale est de 120 ? Est-il nécessaire que le Bourgmestre se déplace si vite ?

Le Bourgmestre a tenté de minimiser le coût de cet achat, avançant qu'il couterait « seulement » 10.000 EUR/an à la Ville. Pour le MR, 10.000 EUR c'est le prix que le herstalien moyen débourse pour un véhicule, ce qui rend la dépense d'autant plus choquante. Il est également paradoxal de se permettre tant de frais et de prétendre en même temps défendre la cause des travailleurs d'Arcelor Mittal qui risquent fort de ne plus pouvoir s'offrir une Twingo ! Enfin, le montant avancé par le Bourgmestre ne tient pas comptes de tous les frais annexes tels que la taxe de mise en circulation et de circulation mais aussi le prix de l'assurance, des pneus, des entretiens...qui sont considérables pour un véhicule de cette gamme.

 

- Le MR a interpellé la majorité sur la vitesse de circulation excessive des automobilistes empruntant la rue Nadet afin que soit installée au plus vite un radar, un casse-vitesse ou tout autre dispositif ralentisseur de vitesse. Le Bourgmestre a promis l'installation d'un radar mobile, tant dans un but préventif que dans le but de mesurer la vitesse réelle dans cette rue.

 

- Le Conseil a voté à l'unanimité une motion de soutien aux travailleurs de la sidérurgie, issue de discussions entre les différents chefs de groupes (lire l'article de la DH)

 

- Le MR a voté pour une modification du règlement d'ordre intérieur du Conseil communal, visant principalement à le mettre en conformité avec les nouvelles dispositions du code de la démocratie locale.

 

- Dans la continuité du conseil du 5 juillet 2012, le MR a voté pour l'avant-projet de l'étude des voiries du Pôle Marexhe-Gare dans le cadre de la rénovation urbaine (phase 2). En effet, d'après les éléments fournis en commission, les remarques des riverains ont été prises en considération dans la mesure du possible, comme promis lors du conseil du 20 décembre 2012.

17/02/2014

Conseil communal du 31 janvier 2013 : les points déposés par le MR

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1. Question orale relative à la vitesse dans la rue Nadet

2. Question orale relative à l’appel à projets « propreté publique et déchets sauvages »

10/02/2014

Question orale de J. MAUS relative à un projet de lotissement rue Gaillard-Cheval à Vottem

Question

 

Les habitants de la rue Gaillard Cheval s’inquiètent d’un projet de lotissement sur un terrain situé sur le territoire de la Ville de Herstal et actuellement cultivé.  Ce projet prévoirait la construction d’un certain nombre de maisons et d’un immeuble à appartements.

 

La rue Gaillard-Cheval est une voirie étroite, cabossée et dépourvue de trottoir.  Déjà actuellement, les GPS y amènent un charroi disproportionné (nombreuses voitures mais également camions, autocars, etc.), essentiellement en provenance de Coronmeuse.  La vitesse de circulation y est également excessive et dangereuse au vu de l’absence de trottoirs, de la difficulté de croisement des véhicules et des nombreux piétons et promeneurs qui y circulent.

 

De nouvelles habitations risquent fortement d’aggraver les problèmes déjà présents.

 

Pouvez-vous confirmer l’existence et la teneur du projet de lotissement tel qu’évoqué supra ?

 

Des aménagements de voirie sont-ils prévus dans ce cadre pour apporter une réponse aux problèmes tant actuels qu’à venir concernant cette route ?  Est-il envisageable de la mettre en sens unique, sachant que, sur Liège, cette configuration est déjà celle du chemin de la Soquette qui en est le prolongement ?  Etant entendu que les riverains tiennent à préserver le caractère rural et bucolique de leur quartier, est-il envisageable de faire de cette route une zone résidentielle ? Des ralentisseurs ou coussins berlinois sont-ils envisagés ?

 

Quels sont exactement les moyens d’action de la Ville de Herstal sachant que la rue Gaillard Cheval se situe également sur le territoire de la Ville de Liège ?

 

Réponse

 

Le projet immobilier, rue Gaillard Cheval prévoit la réalisation de 24 logements répartis en 8 maisons individuelles et 16 appartements.

 

La demande est en cours d’examen par les services techniques. Elle devra faire l’objet d’une enquête publique.

 

Le projet prévoit, sous réserve de l’accord du Collège et du Conseil communal :

- La cession gratuite d’une emprise en vue de l’élargissement de la voirie ;

- La réalisation des travaux suivants par et aux frais de requérant au droit de la propriété :

o   D’un trottoir de 1,50 mètre de large en briques de ciment ;

o   Une bordure-filet d’eau de 0,50 m ;

o   Une voirie hydrocarbonée de 5,50 mètres de largeur ;

o   L’équipement en eau, électricité et égout public.

 

Le projet voirie et son équipement ont été réalisés en concertation avec les représentants techniques de la Ville de Liège.

 

Selon l'Echevin, la rue Gaillard Cheval, à l’instar de la rue Voie de Liège, est une liaison inter-quartiers et ne peut dès lors être aménagée en zone résidentielle.

 

En outre, elle est probablement appelée à jouer un rôle lors des aménagements d’un P+R à Sainte Walburge lié a une restructuration des transports collectifs.

 

Par ailleurs, toujours d'après l'Echevin, l’exigüité des entrées de rue en amont et aval du projet ne justifie pas la pose de coussin berlinois. Ceux-ci pourront être envisagés au vu de la circulation future.

05/02/2014

Question orale de J. MAUS relative au placement des égouts rue de l’Amitié et du Patar

Question

 

Les habitants des rues de l’Amitié et du Patar attendent patiemment l’installation d’égouts dans leurs rues depuis de très nombreuses années.

 

Cette fois devrait être la bonne.  Pouvez-vous confirmer que les égouts seront bien installés pour le mois de mars 2013 ?

 

En ce qui concerne la rue du Patar, pouvez-vous confirmer que les égouts iront au-delà de la dernière maison de la rue de manière à couvrir les terrains constructibles non encore bâtis actuellement qui s’y trouvent ?

 

Selon certains riverains, le gabarit et le débit des égouts de la rue verte serait insuffisant pour faire la jonction avec ceux à venir de la rue de l’amitié, de sorte que ces derniers seraient plutôt raccordés à de plus grosses conduites passant le long du chemin de fer ?  Confirmez-vous cette information ? Des expropriations sont-elles à réaliser dans cet objectif ? Où en sont les démarches à cet égard ?

 

Enfin, est-il envisagé, après le placement d’égouts, d’équiper la rue de l’Amitié de trottoirs et de ralentisseurs de vitesse afin d’y garantir la sécurité des piétons ?

 

Réponse

 

Les futurs égouts étant appelés à rejoindre un collecteur existant le long du chemin de fer, des emprises s'avèrent nécessaires.

 

En tant que pouvoir adjudicateur, c'est l'AIDE (Association Intercommunale pour le Démergement et l'Epuration) qui a mandaté le comité d'acquisition d'immeubles (CAI) pour la réalisation de celles-ci. Des négociations sont actuellement en cours avec les différents propriétaires concernés.

 

C'est seulement une fois l'accord de tous les propriétaires obtenu que l'AIDE pourra lancer les procédures visant à attribuer le marché de travaux. Après accord de ensemble des parties concernées (AIDE, Ville de Herstal, Tutelle générale et SPGE) sur la désignation de l'adjudicataire, l'entreprise choisie recevra alors notification du marché et ordre de commencer les travaux.

 

Le Bourgmestre s'est donc reconnu dans l'impossibilité de communiquer avec certitude un timing pour le placements des égouts. En effet, le refus d'un seul propriétaire dans le cadre des négociations avec le CAI peut bloquer toute la procédure.

 

Par ailleurs, aucun projet d'aménagement de la voirie n'est prévu, le dossier subsidié ne concernant que l'égouttage. La décision de construire des trottoirs ou d'effectuer des travaux visant à ralentir la vitesse peut toutefois être prise par la Ville ultérieurement, sur fonds propres et/ou moyennant l'obtention d'autres subsides.

27/01/2014

Le Conseil communal du 5 juillet 2012 en bref

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- Le MR est le seul parti à avoir voté contre les différents règlements destinés à mettre en place les nouveaux sens de circulation autour de la Place Jean Jaurès ainsi que la zone de rencontre à savoir :

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la rue Faurieux, qui prévoit notamment que la circulation est interdite à tout conducteur en direction de la Place Camille Lemmonier, excepté pour les cyclistes

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la rue Nadet, qui prévoit notamment que la circulation en direction de la rue Guillaume Delarge ainsi qu'en venant de la place Laixheau en direction de la rue Martin Herman est interdite à tout conducteur, excepté pour les cyclistes

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la rue Nozé, qui prévoit notamment que dans la partie comprise entre la place Laixheau et l'Avenue d'Alès, la circulation est interdite à tout conducteur en direction de la Place Laixheau, excepté pour les cyclistes

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la Place Laixheau, qui prévoit notamment qu'un panneau sera placé au carrefour avec la rue Nadet pour obliger les usagers à circuler en direction de la rue Laixheau

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la rue Laixheau, qui prévoit notamment que la circulation est interdite à tout conducteur en direction de la rue Thier des Monts, excepté pour les cyclistes

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la rue Voie de Liège, qui prévoit notamment que dans la partie comprise entre la rue Jolet et la rue Laixheau, la circulation est interdite à tous les usagers dans le sens Laixheau vers Jolet et que dans l'autre sens, la circulation est interdite aux véhicules de plus de 5 tonnes.

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à la rue Large Voie, qui prévoit notamment que dans la partie comprise entre la rue Jolet et la Place Jean Jaurès, la circulation est interdite à tout véhicule en direction de la Place Jean Jaurès, excepté pour les bus et les cyclistes

- le Règlement complémentaire de circulation relatif à l'implémentation d'une zone de rencontre englobant la Place Jean Jaurès, la Place Camille Lemoninier ainsi qu'une partie de la rue Laixheau, de la rue Large Voie, de la rue des Mineurs, de la rue Voie de Liège, de la rue Elisa Dumonceau et de la rue Faurieux. La logique dans cette zone est le partage de l'espace par les différents usagers dont les automobilistes et autres conducteurs d'engins motorisés avec une vitesse maximale formellement fixée à 20 km/h

 

- Le Conseil a enfin voté la passation d'un marché de services d'étude pour la requalification et le réaménagement de la Place Gilles Gérard et alentours à Vottem demandé de longue date par le MR et a approuvé le cahier spécial des charges relatif à celui-ci.

En effet, suite à la réponse négative du TEC et de la SRWT, il a été décidé que la Ville gérerait seule le marché de l'étude de la place. Dès lors, il est devenu souhaitable de réaliser une analyse plus pointue de l'aménagement de l'espace public de la place et de ses abords immédiats. Le marché en question vise ainsi à mener une réflexion urbanistique et à réaliser un plan d'amnéagement du centre de Vottem avec pour objectifs :

- la Place, lieu privilégié de la vie urbaine

- la priorité aux piétons

- la réflexion sur la mobilité

- l'espace de vie et de séjour

- l'amélioration du cadre commercial et des services

- la mise en valeur du patrimoine historique

- l'amélioration du cadre de vie

 

- Le Conseil a également voté la mise en sens unique d'une partie de la rue de l'Agriculture et la réalisation de différents aménagements dans celle-ci, ce qui correspond également à une demande de longue date du MR. Les dits aménagements consistent en la réalisation d'un trottoir en saillie d'1,50 m côté droit en direction de Milmort, la réalisation de 3 aménagements de sécurité visant à ralentir la circulation et la réalisation de 3 aménagements spécifiques de sécurité dans le carrefour entre les rues de l'Agriculture, de la Limite et des Martyrs.

 

- Le MR n'a pas approuvé les comptes annuels de l'ASBL Basse-Meuse Développement pour l'exercice 2011. Le Compte de résultats se solde par une perte de 80.408,19 EUR.

 

- le Conseil a voté à l'unanimité l'esquisse déposée par le bureau Espace-mobilités concernant l'aménagement des voiries du Pôle Marexhe-Gare (phase 1). Cette esquisse porte sur une récapitulation de la situation existante et l'énoncé des différentes problématiques rencontrées, la définition des objectifs visés et une proposition d'aménagement avec estimation des gros postes.

12/09/2012

L'heure du bilan

1.      Bilan de la majorité

 

Le bilan que dresse le Mouvement Réformateur n’est pas tendre pour la majorité.

 

Peu d’initiatives concrètes été prises pour permettre aux herstaliens de se sentir plus en sécurité.  Depuis la déclaration de politique communale, la réflexion est toujours en cours quant à l’installation de caméras de sécurité et à l’éclairage.  Les gardiens de la paix n’ont pas non plus été engagés et la présence policière de proximité fait défaut.  En matière de sécurité routière, de nombreuses voiries nécessitent encore d’être aménagées afin de ralentir le trafic.  Par ailleurs, le caractère sale et délabré  de nombreux endroits de la Ville contribue à accentuer le sentiment d’insécurité.

 

Pour parler précisément du cadre de vie, l’on peut dire qu’en dépit d’audits et de grands travaux coûteux, la ville a globalement gardé le même aspect sinistré qu’en 2006, particulièrement dans les anciens quartiers commerçants.  Le manque d’espaces verts  se fait toujours cruellement sentir, et ceux qui existent, à l’image des terrils, sont en sursis.  La Ville ne dispose toujours pas d’un cadastre des voiries permettant une meilleure gestion des travaux de réfection.  Le passage aux conteneurs à puce ainsi que la collecte séparée de la fraction organique sont sources de problèmes de place dans certains logements et de différentes nuisances,  particulièrement par temps chaud.

 

La rénovation des Boulevards et la création du rond-point au XIIe de ligne ne suffisent pas à rendre le bilan de la majorité positif en termes de mobilité.   Aucune solution n’a encore été dégagée concernant le goulot de Basse-Campagne, considérablement engorgé aux heures de pointe et le week-end alors pourtant qu’il s’agit d’un pôle économique majeur de la Ville. De profondes modifications ont été apportées à la circulation dans l’hyper-centre, aboutissant à la quasi-piétonnisation de celui-ci, sans offrir au préalable de solution au manque criant de places de parking, portant ainsi préjudice aux riverains et commerçants.   Enfin, aucune solution n’a encore été apportée pour protéger le caractère rural du village de Milmort victime du transit de poids-lourds lié au zoning des Hauts-Sarts, ni pour améliorer la mobilité intracommunale, bien que la majorité s’y était engagée.

 

Si la fiscalité communale demeure inchangée depuis 2006, elle reste particulièrement élevée et frappe de plein fouet la classe moyenne, dont les revenus sont à la fois trop importants pour bénéficier des primes et réductions octroyées aux plus démunis, et trop faibles pour garantir un niveau de vie confortable.  De nombreux efforts sont demandés aux citoyens en matière de tri des déchets sans qu’ils en soient récompensés. 

 

Dans l’hyper-centre, les commerçants de proximité et professions libérales, souffrent d’un cadre de vie morose et peu attractif comme du peu de considération qui leur est accordée à l’occasion du réaménagement de la Place et de la construction du Nouvel Hôtel de Ville.  Le marché hebdomadaire, au rang des derniers fleurons herstaliens, a également perdu de sa superbe.  L’absence de cadastre des surfaces commerciales disponibles,  pourtant promise afin de faciliter la tâche d’investisseurs potentiels, de même que la volonté de la majorité de rendre les parkings payants, n’augure rien de positif pour l’avenir. 

 

Le rapport entre l'ensemble des demandeurs d'emploi inoccupés et la population active figure parmi les plus mauvais de la province (taux de demande d’emploi supérieur à 20% en 2011).

 

Particulièrement dans les zones urbaines, l’habitat privé herstalien demeure vétuste, dégradé et parfois même en ruine, engendrant un impact négatif direct sur l’image du quartier voire de l’ensemble de la Ville.  Si les pouvoirs publics ont mis en œuvre une opération de rénovation urbaine et diverses expropriations, les initiatives privées visant à la réhabilitation ou la rénovation d’immeubles restent peu encouragées, malgré les promesses formulées à cet égard en 2006.  Le nouveau règlement communal sur la qualité du logement n’a pas permis de mettre un terme au phénomène des boîtes aux lettres multiples qui pullulent sur certains immeubles.  Enfin, les initiatives privées en matière d’amélioration énergétique restent peu encouragées.

 

Si de nombreux investissements ont été réalisés en termes d’infrastructures sportives, la culture reste le parent pauvre, en dépit d’un terreau d’associations locales plus qu’intéressant.  Les ambitions relatives au centre culturel (salle de 400 places, à proximité de la place Jean Jaurès, avec gradins rétractables, espace forum pour accueillir les expositions, loges, etc.) ont été revues nettement à la baisse (salle de 100 places dans une habitation réhabilitée de la rue Large Voie).  Celui-ci n’a toujours pas été reconnu officiellement par la Communauté française, pas plus que l’Académie de musique en dépit des promesses formulées à cet égard.

 

En dépit d’un beau plan subsidié par la Région Wallonne, la cohésion sociale existe bien plus sur papier que dans les rues à Herstal.  L’absence d’une réelle politique de la jeunesse et le manque d’infrastructures leur étant dédicacées conduit celle-ci tout droit dans les rues, au grand dam des plus âgés, renforçant ainsi le fossé entre générations.  De fossé, il est tout autant question entre les différentes communautés et cultures qui se côtoient sans se connaître ni se comprendre.  La volonté de la majorité d’éluder les problèmes  et questions, comme lors du débat initié par le MR en vue d’une interdiction du port de signes religieux au sein des administrations et écoles communales, accentue au mieux le malaise, au pire la méfiance au sein d’une frange de plus en plus large de la population qui arrive au constat que l’intégration est un échec.   

 

Pour terminer sur le volet éthique, les Echevins herstaliens bénéficient, en vertu de la loi, d’un traitement annuel de 73.252 EUR.  Mettre à leur disposition des iPhones (5000 EUR) et des berlines (80.000 EUR) financés par les caisses communales et donc l’argent de contribuables qui, pour beaucoup d’entre eux, ont du mal à boucler leurs fins de mois, est indécent.  A cela s’ajoutent les frais de représentation, de séjour, de téléphone sans parler de ceux de communication voire de propagande (35.000 cartes de vœux en 2012, pouvant aller jusque 7 pour un seul habitant), qui n’ont eu de cesse d’augmenter au cours de la législature, grevant le budget de la Ville.  La démocratie locale est malmenée, avec une opposition brimée dans son rôle par une limitation du nombre de questions orales autorisées par séance et un chronométrage de ses interventions.  Face à ces constats, le citoyen, par ailleurs fort peu consulté sur les projets communaux, se sent de plus en plus en décrochage avec ses représentants. 

 

Que retenir de tout ceci ?

 

C’est le fossé qui s’est creusé entre les Echevins, leurs 35.000 cartes de vœux, leurs iPhones dernier cri, leurs voyages dans le cadre du jumelage avec Castelmauro et Fécamp et leur nouvel hôtel de Ville à toiture végétale face aux citoyens, bien plus concernés par la quantité de déchets qui jonchent les trottoirs, le mal-être dans le quartier Marexhe, les asticots dans leur conteneur vert et la quote-part communale dans les taxes qu’ils paient…Toutes des préoccupations auxquelles la majorité « bling bling » n’apporte aucune réponse

 

C’est aussi la déception face à un Echevin « d’ouverture » qui, bien qu’ayant le commerce et la culture dans ses attributions, a assisté sans broncher à l’agonie des petits commerçants du centre qui souffrent et souffriront du réaménagement de la Place J. Jaurès avec ses conséquences sur le trafic et le stationnement qui deviendra payant, ainsi qu’au délitement du marché du jeudi, ancien fleuron herstalien ; qui se contente d’un centre culturel au rabais par rapport à ses promesses et qui a cautionné les dépenses bien peu éthiques de la majorité qui, autrefois, l’auraient fait hurler.

 

 

2.      Le travail du MR

 

Avec plus de 239 interpellations depuis 2006, le Mouvement Réformateur n’a pas à rougir de son travail. 

 

Les conseillers sortant ont la fierté du travail accompli et du respect de la parole donnée, avec même, ici et là, quelques victoires obtenues depuis les bancs de l’opposition :

√ Le taxi-sénior, devenu taxi-social (février 2007)

√ La sensibilisation des jeunes quant à une utilisation abusive du GSM (mars 2007)

√ La mise en place d’un droit d’interpellation du citoyen (mars 2007)

√ La réglementation des night-shops et phone-shops (juin 2007)

√ La sécurisation de la rue du Bouxthay à Vottem (juin 2007)

√ la création d’espaces multisports (août 2007)

√ la création d’une agence immobilière sociale avec les communes d’Oupeye et de Bassenge (octobre 2007)

√L’adoption des sanctions administratives communales (mars 2007, janvier 2008 et septembre 2008)

√ La mise en place d’un conseil consultatif des sports (décembre 2006, mars 2008)

La prise en compte de la problématique de la mendicité dans les règlements communaux (septembre 2009)

√ Le maintien de l’accessibilité du hall omnisports de Vottem en dehors des heures scolaires (avril 2010)

√ Une réglementation équitable de l’affichage électoral (mars 2009 et mai 2010)

√La création d’une aide sous forme de subvention-intérêt pour les commerçants préjudiciés par des travaux publics(mars 2011)

√ L’examen de la possibilité de sécuriser les commerces via Télépolice Vision (avril 2011)

√ L’étude en vue d’une réfection de la place de Vottem et la mise en sens unique de la rue Lombard (mars 2007, février 2008, novembre 2009, septembre 2010, mai 2011, juin 2011)

05/09/2012

Le Conseil communal du 26 janvier 2012 en bref

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- Le Conseil communal a marqué son accord sur le découpage territorial de la Province de Liège en 6 zones de secours (dont une formée par le territoire actuel de l'IILE).

Cette question avait déjà été évoquée en avril 2008. A l'époque, le Conseil avait émis un avis défavorable sur le découpage proposé sous réserve de l'obtention de certaines garanties (le MR s'était abstenu). Un arrêté royal déterminant la délimitation territoriale des zones de secours était néanmoins paru, puis avait été annulé par le Conseil d'état sur un recours introduit par l'IILE (dont le but n'était pas de contester le découpage territorial mais d'amener le Gouvernement fédéral à revoir la loi du 15 mai 2007 pour permettre le maintien de l'intercommunale). Le Gouverneur est donc amené à redémarrer entièrement la procédure de consultation des communes liégeoises afin qu'un nouvel arrêté royal soit pris sur cette base pour délimiter les zones de secours de la province. Le découpage territorial proposé reste toutefois le même que le précédent.

 

- Le 27 juin 2002, le Conseil a désigné l'association momentanée CRAU/IUAT comme auteur de projet du marché relatif à l'élaboration d'un schéma de structure communal (SSC) et du règlement communal d'urbanisme (RCU). Le 30 septembre 2010 (soit 8 ans plus tard...), le Conseil a approuvé provisoirement le SSC et le RCU.

Toutefois, l'avis de la Direction de l'Aménagement Local de la Région Wallonne rendu le 21 septembre 2011 s'avère particulièrement sévère à l'égard du projet de SSC et hypothèque ses chances d'être approuvé par le Gouvernement. De profondes corrections du document sont donc rendues nécessaires, relatives notamment à des points prépondérants de nature à modifier de manière sensible la structuration du territoire. Les projets de SSC et de RCU amendés devront également être à nouveau soumis à enquête publique.

L'auteur de projet n'étant pas responsable des retards par rapport aux délais initialement fixés ni des amendements à apporter aux études déjà réalisées, des prestations supplémentaires seront facturées à la Ville pour un montant de 34.379,49 EUR.

 

- Le Conseil a voté le remplacement de la pelouse du terrain de football existant de la plaine des sports Emile Muraille par un revêtement synthétique.

 

- Le Conseil a discuté de l'opportunité pour le Bourgmestre et les Echevins d'avoir envoyé 35.000 cartes de vœux pour le Nouvel an. A titre de comparaison, la Ville de Liège en envoie 6300. Encore une dépense bien peu éthique qui s'ajoute aux berlines de luxe et aux iPhones du Collège...

 

- Le Conseil communal du 11/05/2009 a confié au groupe AMSR le soin de se livrer à une étude concernant les aménagements de sécurité les plus adaptés à chaque configuration d’école sur l'entité. Selon le Bourgmestre, cela a déjà permis de mener différentes actions sur des thèmes tels que l'éclairage des passages pour piétons, l'entretien des infrastructures, la prise en compte des écoles lors de réfections de voiries, etc.

 

- L'Echevin a confirmé que le placement de conteneurs collectifs de déchets est à l'étude pour les habitats verticaux comptant au moins 80 habitants (essentiellement des immeubles de la SRL et ceux de l'Esplanade de la Paix, actuellement soumis à collecte privée) et uniquement pour les déchets résiduels (les citoyens devraient donc également disposer d'un conteneur pour les organiques).

Selon l'Echevin, le recours à ce conteneur collectif aurait pour avantage de permettre un tri des déchets organiques et résiduels, ce qui n'est pas le cas actuellement pour les ménages qui utilisent les sacs roses. Cela diminuerait également le nombre de personnes devant venir à la commune chercher des sacs roses. En revanche, il reconnaît que cela impliquerait un changement d'habitudes pour les personnes concernées ainsi que la nécessité d'assurer une maintenance régulière des conteneurs. De plus, le stockage des conteneurs verts reste malaisé dans les endroits où l'installation d'un conteneur collectif est envisagée. Pour les immeubles recourant actuellement à un collecteur privé, le choix ne serait pas évident car le système proposé est moins cher mais plus compliqué.

Une rencontre est prévue prochainement avec Intradel et la SRL pour pour mesurer l'opportunité concrète de ce système.