06/09/2011

Le Conseil communal du 30 septembre 2010 en bref

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- Le conseil a fait le point sur la mise en application des sanctions administratives communales.  La nouvelle réglementation votée par le Conseil en juillet est entrée en vigueur le 1er septembre 2010.  Le même jour, un folder est paru annonçant la mise en application de ces nouvelles sanctions.  Depuis lors, le Bourgmestre s’est adressé au corps de police pour leur expliquer l’importance de ce nouveau système.  Les principaux aspects techniques du règlement ont également été expliqués par la fonctionnaire sanctionnatrice.  Enfin, un service spécifique aux sanctions administratives a été créé au sein du corps de police.

 

- Le MR a voté une proposition de motion de soutien aux entreprises et aux travailleurs actifs dans le secteur de l’industrie de la défense à Herstal.  Cette motion demande au Gouvernement Wallon de mener une concertation étroite avec la direction et les représentants des travailleurs de ce secteur afin de déterminer une législation qui, dans le sillage des dispositions européennes, concilie règles éthiques, d’une part, et développement de l’emploi, d’autre part.

Au nom du groupe MR, j’ai fait remarquer que les partis composant la majorité au niveau de la Ville sont aussi ceux qui composent celle du Gouvernement wallon.  Dès lors, ce serait le moment que le Collège herstalien fasse jouer les « relais » dont il aime tant à se prévaloir en campagne électorale.  Il est regrettable de mettre en péril l’emploi en essayant de se montrer plus catholiques que le Pape

 

- Le Bourgmestre a été interpellé suite à l’arrêt du chantier du Boulevard Zenobe Gramme, bien que les congés du secteur de la construction soient terminés.  Il apparaît que l’AIDE a demandé à effectuer des travaux pour la pose d’une canalisation de refoulement entre la station de pompage de Herstal 3 et Milsaucy, afin de ne pas devoir rouvrir la voirie ultérieurement.  Ce chantier devrait initialement être terminé pour les grandes vacances mais il ne le sera finalement qu’à la mi-novembre 2010.

Le Bourgmestre a rappelé que la ville est dépendante des impétrants dont les sous-traitants travaillent à leur rythme et qui ne tiennent pas compte des impératifs et des contraintes pour les riverains.

 

- Le Conseil a été amené à se prononcer sur certains points relatifs au plan de cohésion socialeLe MR s’est abstenu sur un marché à passer par procédure négociée sans publicité relatif à l’achat d’un minibus.  En effet, un tel minibus aurait bien plus répondu aux préoccupations de la population s’il avait été acquis afin de relier entre elles les différentes entités de Herstal plutôt que pour relier les différentes maisons intergénérationnelles.

Le MR a également voté contre une Convention de partenariat à passer entre la Ville de Herstal et l’ASBL Anim’anerie pour la création d’un potager communautaire, estimant malsain de nouer, une fois de plus, un partenariat avec une ASBL gérée par un Echevin.  André NAMOTTE a toutefois tenu à souligner qu’il ne touchait pas un franc dans cette opération.

 

- Le MR a voté contre les règlements-taxes relatifs aux centimes additionnels au précompte immobilier et aux additionnels à l’IPP pour l’exercice 2011

 

- Le MR s’est abstenu sur un projet de marché de fournitures de 24 abris de jardin pour le terrain de la rue Pied du bois Gilles destiné aux forains.

 

- La majorité a résolu, le jour même du Conseil, un problème de signalisation soulevé par le MR au niveau du carrefour entre les rues Louis Demeuse et Célestin Demblon.  Le marquage au sol, obligeant à tourner à droite se trouvait sur un tout petit espace (3m), juste devant l'arrêt du bus.  Les automobilistes étaient ainsi obligés de venir se placer devant le bus si celui-ci était à l'arrêt, voire même de lui faire une queue de poisson afin de tourner à droite. De ce fait, la plupart des automobilistes restaient sur la bande centrale alors que les flèches au sol obligent à tourner à gauche, ce qui est source de danger en plein carrefour.

 

- Le MR a voté l’adoption provisoire du schéma de structure communal (SSC) et du règlement communal d’urbanisme (RCU) tout en précisant qu’il était regrettable d’avoir mis tant de temps pour élaborer ces documents (les études étaient en cours depuis 2005 pour le SSC).  Quand presque tout est bâti, il est un peu tard pour développer une vision stratégique en matière d’urbanisme ! 

Le Bourgmestre a répondu que diverses raisons expliquaient la lenteur mise à l’élaboration du SSC, dont notamment le fait que l’ULg n’avait pas que cette étude à réaliser. Il n’y a, selon lui, rien de mal fait car les options reprises confirment ce qui a été réalisé sur le terrain.  En ce qui concerne le RCU, l’administration faisait déjà référence au projet de règlement dans l’examen des dossiers d’urbanisme en cours.

 

- Comme la fois précédente, le MR s’est abstenu quant au règlement communal d’administration intérieure sur la collecte des déchets, établissant le principe d’un ramassage, par Intradel, au moyen de conteneurs à puce, avec un conteneur séparé pour la fraction organique.  En effet, trop d’inconnues subsistent, les exemptions dont pourra bénéficier la population n’étant toujours pas définies à ce stade.  Par ailleurs, le règlement-taxe, établissant le coût du nouveau système pour le citoyen, sera soumis ultérieurement au vote du Conseil.

 

- Le MR a voté contre le cahier des charges pour un appel d’offres concernant la mise en concession de la gestion du marché public de Vottem, souhaitant, au vu des nombreux problèmes rencontrés sur le marché de Herstal centre, que la Ville prenne désormais à sa charge la gestion de l’ensemble des marchés hebdomadaires.  Par ailleurs, il serait souhaitable de favoriser le paiement des ambulants par carte bancaire pour limiter les transactions de la main à la main.

L’Echevin a souligné que selon lui, gérer un marché hebdomadaire est un métier et que certains concessionnaires le font très bien.  Il n’y a jamais eu de plainte en ce qui concerne le concessionnaire en charge du marché de Vottem.

Le Bourgmestre a, quant à lui, signalé qu’il serait attentif à l’attitude qu’allait avoir le concessionnaire en charge du marché de Herstal centre d’ici à la fin de son contrat car il n’était pas satisfait du dialogue mené par lui avec les commerçants depuis le déplacement du marché en raison des travaux.  Le paiement par carte bancaire quant à lui nécessiterait une révision du règlement sur les marchés.

 

- Le MR a voté en faveur d’un nouveau déplacement du marché de Herstal centre.  Celui-ci avait été déplacé une première fois en raison des travaux publics sur la Place Jean Jaurès et alentours (ce à quoi le MR s’était opposé).  Cette implantation modifiée avait provoqué la colère des ambulants et des riverains dans la rue Nozé.  Par ailleurs, un test grandeur nature réalisé avec les pompiers fin août 2010 avait révélé qu’il serait difficile de respecter la distance légale de 3,50 mètres entre les échoppes dans le haut de la rue Nozé les jours d’affluence.

Le Conseil a donc décidé de retirer la rue Nozé du plan d’implantation du Marché de Herstal Centre et de rendre celle-ci à la circulation.  Il a également été décidé de replacer, en deux temps, les commerçants ambulants de la rue Nozé dans la rue Laixheau à partir du n°2 et sur une partie du parking situé face à la Crèche communale Avenue d’Alès.

Le phasage a été arrêté comme suit :

- au 1er octobre 2010 : le marché aura lieu rue Laixheau, à partir du n°2, parking de l’ancien Aldi, Place Laixheau, rue Thier des Monts jusqu’à l’avenue d’Alès, rue Nozé jusqu’au numéro 25 compris.

- au 1er novembre 2010 : le marché aura lieu rue Laixheau, à partir du n°2, parking de l’ancien Aldi, Place Laixheau, rue Thier des Monts jusqu’à l’avenue d’Alès, une partie du parking situé face à la Crèche communale.

Le MR a souligné qu’il était grand temps d’adopter cette nouvelle implantation.

18/11/2010

Le Conseil communal du 1er avril 2010 en bref

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- Le MR s’est abstenu de voter le rapport financier et le rapport d’activités 2009 de même que le budget 2010 relatifs au Plan de Cohésion sociale.  En effet, tout cela semble fort abstrait et un peu creux.  Le Bourgmestre s’est pour sa part dit satisfait car il s’agit d’une mise en route.  Les projets ne sont donc pas parfaits et devront être évalués quant à leur mise en œuvre.  Il a également invité les différents groupes politiques à envoyer leurs suggestions et idées au Collège.

 

- Des informations ont été communiquées en ce qui concerne la toute nouvelle procédure de droit de tirage en matière d’entretien de voiries communales, mise en place par la Région Wallonne.  En complément du plan triennal (notamment affecté à la réfection des voiries), une enveloppe spécifique à chaque commune, dédicacée à l’entretien des voiries communales, sera déterminée pour une période de 3 ans.  Chaque commune choisira les travaux à faire ainsi que la part communale qui y sera consacrée et disposera ainsi d’un droit de tirage dans son enveloppe.  L’enveloppe attribuée à chaque commune est fonction de 3 critères objectifs : le kilométrage de voiries communales (à hauteur de 50 %), le nombre d’habitants par commune (à hauteur de 50 %), ces deux critères étant pondérés par le revenu moyen par habitant.  Le montant de la subvention est lui calculé en fonction de l’état de dégradation de la voirie (ou du tronçon de voirie) : les voiries ou tronçons de voiries en très mauvais état (qui nécessitent une réfection totale, du coffre et du revêtement) pour lesquelles le montant maximal de la  subvention s’élèvera à 30€/m2, les voiries ou tronçons de voiries en mauvais état (qui nécessitent un raclage éventuel et la pose d’un nouveau revêtement) pour lesquelles le montant maximal de la subvention s’élèvera à 10€/m2, et les voiries ou tronçons de voiries dans un état peu dégradé (qui nécessitent un seul traitement de surface) pour lesquelles le montant maximal de la subvention s’élèvera à 2€/m2.  Les travaux ne seront donc pas subsidiés à 100%

Herstal devrait sur cette base obtenir pour trois ans une enveloppe d’un montant avoisinant les 675.000 EUR.  Plusieurs réunions ont déjà eu lieu en interne pour déterminer la méthodologie à adopter ainsi que le choix des voiries.  Ce choix n’est pas encore définitivement arrêté et ne peut donc pas encore être communiqué au Conseil.

 

- Le Collège a demandé au Conseil de voter l’adhésion au projet de rationalisation des collectes d’Intradel.  Pour rappel, en octobre 2008, Herstal avait choisi d’attendre avant d’entrer dans le système, qui prévoit le recours aux conteneurs en lieu et place du sac poubelle payant, et l’introduction d’un nouveau tri pour les déchets organiques.  La réflexion sur cette question sensible a été étendue à l’ensemble des groupes représentés au conseil, à travers un groupe de travail pluraliste dont les travaux ont été nourris et constructifs.

Le MR s’est abstenu sur ce vote.  En effet, le Mouvement Réformateur ne marque pas d’opposition sur le principe de la rationalisation des collectes et se montre favorable au tri sélectif et à une meilleure prise en compte de l’environnement et du principe pollueur-payeur.  Mais trop d’inconnues demeurent à l’heure actuelle dans la présentation qu’en fait le Collège : quid des immeubles à appartements ? Lorsque l’on vit par exemple en studio, devoir trier les organiques, les PMC, les cartons, les verres et les déchets résiduels implique de transformer une pièce de vie en parc à conteneurs ! Quid aussi de l’aspect financier ? Nous n’avons pas de données budgétaires. Si par exemple, il est nécessaire de recourir à un système de conteneurs collectifs enterrés à certains endroits, qui va payer ?  Intradel ou la Ville ?  Quels sont les endroits où ce système de collecte ne pourrait être envisagé et qui donc resteront dans le système des sacs poubelles payants ?  Quelles seront les mesures sociales prévues  (personnes à faibles revenus, gardiennes ONE, familles avec enfant en bas-âges et personnes âgées utilisant des langes) ? Des pistes ont été fournies lors des réunions du groupe de travail mais la proposition soumise au vote du Conseil ne mentionne aucune garantie par rapport à celles-ci.  Le MR s’abstient donc dans l’attente de connaître les modalités concrètes de l’opération et les conditions financières de celle-ci.

Lire l'article de la DH à ce sujet

 

- La question du retour éventuel au vote papier lors des différents scrutins, en lieu et place du vote électronique, a été posée.  En effet, le 18 mars 2010, la Ville a été interrogée afin de voir si elle souhaitait continuer ou pas à utiliser le vote électronique.  Une première réponse affirmative de la part de la Ville permettra de tester la fiabilité du matériel.  Une fois le rapport à ce sujet obtenu, la Ville se positionnera de manière définitive.  Ce rapport permettra en effet de voir s’il y aura des réparations ou remplacements à effectuer.  Les investissements déjà consentis en la matière valent la peine qu’on se positionne une première fois favorablement pour connaître l’état du matériel. 

01/02/2010

Le Conseil communal du 24 septembre 2009 en bref

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- Après concertation avec la zone de police de Liège, un accord est intervenu quant à l’intervention du PAB (peloton anti-banditisme) sur le territoire de Herstal.  Cela fait déjà un certain temps que le sujet était évoqué au niveau de la Ville de Herstal.  Dans une logique de répartition du peloton, il y aura 3 hommes pour Herstal.  Cela permet d’avoir une prestation d’en moyenne 63h/semaine du PAB sur la zone de police de Herstal avec une enveloppe budgétaire qui rentre dans le crédit budgétaire de 200.000 EUR prévu au budget.

 

-  Le Conseil a voté sur le Plan de cohésion sociale 2009-2013 (PCS) de la Ville de Herstal.

Le Plan de cohésion sociale est défini par la Région wallonne comme un plan d’actions orienté vers la promotion de l’accès de tous aux 6 droits fondamentaux de compétence régionale (le droit à un revenu digne, le droit à la protection de la santé et à l’aide sociale et médicale, le droit à un logement décent et à un environnement sain, le droit au travail, le droit à la formation, le doit à l’épanouissement culturel et social).

Le PCS s’élabore au départ d’un diagnostic local de cohésion sociale et se décline en actions coordonnées au sein de 4 axes :

1) l’insertion socio-professionnelle.  L’opérateur de terrain est ici l’ASBL Basse-Meuse Développement, qui va mettre sur pied  des formations dans les domaines de la logistique et des métiers de demain. 

2) l’accès à un logement décent.  Cet axe est projeté seulement pour la 2ème année du PCS.  Il s’agira d’un partenariat avec le CPAS et la SRL-Herstal visant à mettre un outil en place pour l’accompagnement social des personnes en recherche d’un logement.  Les logements d’urgence feront également partie de la thématique.
3) l’accès à la santé et le traitement des assuétudes.  Dans ce cadre, le point cannabis demandé par le MR sera créé en partenariat avec la Province de Liège.  Sa mission sera d’offrir un accueil anonyme, une information fiable, une écoute de toute personne souhaitant aborder le sujet du cannabis et une orientation des personnes vers d’autres organismes si cela s’avère nécessaire.
4) le retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels.  C’est sur cet axe que le Collège a décidé de mettre la priorité.  Une maison de la cohésion sociale sera créée, avec des antennes par quartier (Liers, Muraille, Vottem, Milmort, Pontisse).  Des maisons intergénérationnelles seront également établies dans les différents quartiers et mèneront des activités visant à mettre en relation les différentes tranches d’âge.  A noter que dans le quartier Marexhe, une maison « Marexhe Solidarité » sera gérée par l’AIGS, qui a obtenu un partenariat avec l’AWIPH.  La philosophie y sera la même.

Les PCS bénéficient de subsides de la Région wallonne mais la commune intervient quand même dans le financement.

Peu convaincu par le projet, le MR s’est abstenu sur le PCS, hormis sur le Point Cannabis qui répond réellement à un besoin et que le MR avait d’ailleurs réclamé lors d’un conseil précédent.

 

- Le délicat sujet de la mendicité a également été débattu au sein du Conseil.  En effet, des personnes font régulièrement l’aumône près du pont de Wandre ainsi qu’aux abords du « zoning commercial » de basse campagne.  La question portait tout d’abord sur le fait de savoir si la Ville avait mis en place des outils d’accompagnement social pour ces personnes.  A-t-on une idée de leur identité ? Viennent-elles d’Herstal ou d’ailleurs ?  Une aide est-elle prévue ?  Le deuxième aspect de la question portait ensuite sur la sécurité, tant pour les mendiants (peu visibles par les automobilistes dans le noir lorsque l’hiver arrive) que pour les habitants.  Le dernier volet de la question portait quant à lui sur l’impact au niveau de l’image de la Ville, que le Collège dit vouloir redynamiser. 

Le Bourgmestre a commencé par rappeler que la mendicité n’est plus une infraction pénale depuis de nombreuses années.  Néanmoins, la police de Herstal ne reste pas inactive par rapport au phénomène : les contrôles des mendiants sont réguliers, tout comme l’appel aux assistants sociaux de la police qui font avec eux le point sur leur situation (logement, revenus, mutuelle).  Certains sont pris en charge, notamment par le CPAS.  Il arrive également que la police découvre des personnes en séjour illégal sur notre territoire et prend alors contact avec l’Office des étrangers.  Les services de police sont intervenus à plusieurs reprises pour contrôler les personnes attendant au feu pour proposer aux automobilistes de laver les vitres de leur véhicule, afin que cela ne se reproduise plus, mais sans grand succès.  Le Bourgmestre a insisté sur l’impossibilité de mettre un policier à chaque carrefour, et sur la nécessité de distinguer contrôle de police et harcèlement.  En synthèse, la mendicité est un phénomène difficile à gérer.  A noter que certaines villes la réglementent en établissant des jours où elle est permise par quartier.  Dans ces cas-là, la police intervient pour faire respecter le règlement, mais il est impossible de l’interdire complètement.

 

- Dans le cadre de l’adoption du système des sanctions administratives, le fonctionnaire sanctionnateur, Mme Aglaé DISPA, a preté serment devant le Conseil.

 

- Suite à un reportage paru sur la chaîne de télévision régionale RTC, le Collège a confirmé son intention de profiter de la rénovation de la Tour Pépin par son propriétaire pour réaménager la Place Licour.  En effet, l’étude sur le commerce signale qu’il s’agit du zone dont on pourrait développer le potentiel, notamment en ce qui concerne le secteur HORECA.  Une réflexion est également en cours quant à la mobilité aux alentours.  L’idée est de mettre à double sens l’axe Coronmeuse-Intradel dans une logique de désengorgement de l’axe P.J. Antoine.  Une réflexion va avoir lieu sur sur la jonction entre les Boulevards et l’accès derrière l’IPES.  Cette occasion sera mise à profit pour revoir la circulation sur la Place Licour afin de la rendre plus attractive encore. 

 

- L’évolution de la situation financière de la Ville au cours des années à venir a été évoquée.  En effet, la crise a eu un impact indéniable sur le budget des communes.  Les dividendes (notamment du Holding Communal) ont diminué.  L’équilibre financier risque d’être plus difficile à trouver.  Or, beaucoup de chantiers sont en cours et les besoins sociaux sont importants.  Le Bourgmestre a tenu à rassurer, estimant que le Collège a fait preuve de prudence.  Aucune projection n’a été établie hormis un tableau prévisionnel à 5 ans établi suite à la mise de Herstal sous Plan Tonus, dont la fiabilité est fortement limitée en raison de ses imperfections et inconnues.

 

- Le conflit social au sein de l’intercommunale TECTEO a fait l’objet de longs débats au sein du Conseil.

Des membres du personnel de l’intercommunale sont tout d’abord intervenus en début de Conseil pour exprimer leur inquiétude quant à la création d’une « filiale énergie » sur laquelle l’assemblée générale de TECTEO est appelée à se prononcer le 25 septembre.  En effet, l’objet social de cette filiale recoupe, selon eux,  toutes les raisons sociale de TECTEO group mais aussi de l’ALG. Malgré les propos rassurants de la Direction voulant que la filiale cible les énergies renouvelables, la crainte des travailleurs est que l’intercommunale soit vidée de sa substance et que cela sonne par ailleurs le glas du service public.

Le conflit revenait également de manière indirecte via l’ordre du jour du Conseil, les conseillers étant amenés à prendre une décision par rapport à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de TECTEO prévue le lendemain et portant sur 3 axes : la création de ladite « filiale énergie », l’augmentation de la participation dans le capital d’Intermosane et la modification statutaire liée au point 1. 

Le MR a déclaré tout d’abord partager les craintes des salariés par rapport à la création de la « filiale Energie ».  Bien que n’ayant pas de représentants au sein du CA de TECTEO, le MR de Herstal est conscient de la nécessité d’assurer également la pérennité financière de l’entreprise.  La question se pose toutefois, eu égard aux éléments parus dans la presse, de savoir si la direction de l’Intercommunale s’est imposée à elle-même les mesures d’austérité prises à l’égard des travailleurs. Le Mouvement Réformateur posera cette question dans les instances adéquates.

Suite aux différents contacts pris, le Bourgmestre a soumis au vote du Conseil une proposition de délibération :

« Attendu que la ville de Herstal est membre de TECTEO, ayant son siège social rue Louvrex, 95 à 4000 Liège;

Vu l’ordre du jour de l’assemblée générale extraordinaire le vendredi 25 septembre 2009 ;

Attendu que l’ordre du jour de ladite assemblée est :

1. Décision de créer une filiale énergie ;

2. Augmentation de notre participation dans le capital d’INTERMOSANE ;

3. Modification statutaire;

Vu notre double souci

- de sauvegarder les droits des travailleurs et le niveau d’emploi au sein de TECTEO ;

- d’assurer aux actionnaires locaux de TECTEO leur pouvoir de contrôle sur les activités du groupe ;

Le Conseil décide :

Sous réserve de l’obtention d’un accord dans le cadre de la concertation sociale en cours au sein de TECTEO tant en matière de sauvegarde des droits des travailleurs et de la pérennité des structures intercommunales qu’en ce qui concerne les modalités d’application de l’objet social de la filiale Energie au-delà de l’alinéa 1er à savoir : « la production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables et/ou de cogénération »,

1/ d’approuver la proposition de décision de créer une filiale énergie,

2/ d’approuver la proposition d’augmentation de participation dans le capital d’INTERMOSANE,

3/ D’approuver la proposition de modification statutaire »

Le MR a voté pour cette proposition.  En effet, le fait de développer, via une filiale, des activités dans l’énergie renouvelable et la cogénération, ne pose pas problème et est même à encourager.  En revanche, pour le reste, l’objet de la filiale est très vaste et recoupe les missions actuelle de TECTEO group mais aussi de l’ALG..  Les interlocuteurs sociaux autour de la table de négociations sont prudents et vigilents.  L’accord de la Ville vaudra uniquement si ceux-ci sont d’accord.  Dans le cas contraire, les représentants de la Ville à l’assemblée générale de TECTEO s’opposeront à la création de la filiale.

 

- Le MR a voté contre les règlements-taxes établissant les centimes additionnels au précompte immobilier et les taxes additionnelles à l’impôt des personnes physiques pour l’exercice 2010, et dont le montant demeure inchangé.

 

- Le MR s’est abstenu quant à au projet de réalisation d’un audit sur la propreté publique et ce, en raison de son coût (81 000.EUR) : la phase de diagnostic aurait très bien pu être réalisée en interne.

 

- La question de la pollution sur le site de l’ancienne décharge de Vottem est revenue sur la table du Conseil.  Le résultat de l’analyse effectuée par la SPAQUE n’est pas encore connu.  Il est à noter que l’autorisation de la construction des maisons de repos n’a jamais été conditionnée au résultat de cette analyse. L’Echevin rappelle également que le site de l’ancien athénée est en dehors du site de la décharge.

06/11/2009

Question orale de J. Maus relative aux problèmes de sécurité et de vandalisme rue Emile Muraille

Question

 

Les habitants de la rue Emile Muraille se plaignent de nuisances occasionnées par une bande jeunes se réunissant près du hall omnisports : dégradations causées aux maisons, tapage nocturne, consommation d’alcool, immondices laissées sur la voie publique…

 

Outre cela, des dégradations sont causées à des biens appartenant à la SRL.  Des contacts pris à ce niveau, il ressort qu’il n’est pas possible de récupérer le préjudice subi auprès des parents de ces jeunes (ce qui serait peut être de nature à les responsabiliser par ailleurs) car les PV de la police ne citent pas de nom permettant d’identifier clairement les auteurs, même si la plupart des jeunes qui commettent ces méfaits sont connus.

 

La police a-t-elle examiné cette situation ? Quelles sont les mesures envisageables ?

 

Si la police se révèle impuissante à régler ce problème, envisagerez-vous d’introduire un couvre-feu comme l’ont fait certains de vos collègues (ex. : Axel Sœur à Courcelles, Paul Furlan à Thuin..).

 

Au-delà de la répression,  envisagez-vous d’engager des éducateurs de rue, par exemple, dans le cadre du plan de cohésion sociale (PCS) ?  Ne créerait-on pas une vraie maison de jeunes, qui les impliqueraient dans des projets et activités, encadrés d’éducateurs ?

 

Enfin, envisagez-vous d’engager des gardiens de la paix (loi du 15 mai 2007) ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre a tout d’abord refusé de lire la réponse du chef de corps dans son entièreté en raison du timing imposé par le ROI (lien). 

 

En synthèse, le chef de corps estime que ce n’est pas par une intervention policière pure et dure que l’on pourra résoudre des problèmes de ce type, qui ne sont pas faciles à gérer.  Selon ses propres termes : « la police n’est pas Dieu le Père ».

 

Le  plan de cohésion sociale est axé sur l’insertion sociale intergénérationnelle.  Les éducateurs de rue (que le Bourgmestre qualifie de mesure « anti-jeunes ») ne sont donc pas envisagés dans ce cadre. 

 

Le PCS, avec sa démarche axée sur l’intergénérationnel, ainsi que les sanctions administratives, ont pour but d’éviter ce genre de nuisances en améliorant le cadre de vie des Herstaliens, en faisant en sorte qu’ils se sentent bien chez eux, en rendant la Ville et son image plus attractives.  A cet égard, le Bourgmestre affirme qu’un fait de vandalisme relaté en long et en large dans la presse nuit à l’image de la Ville.

 

Il se refuse également à toute attitude qu’il estime « excessive » par rapport aux rassemblements de nuit.  Il relève qu’il n’y a pas de dégradations au hall omnisports Emile Muraille, et ce, selon lui, parce que les jeunes viennent y jouer le mercredi et se sont ainsi approprié le hall.

 

Les gardiens de la paix ne sont pas non plus envisagés.

 

A titre de réplique, j’estime tout d’abord interpellant de rendre la presse responsable de l’image catastrophique de notre commune.  Ensuite, je rappelle ne jamais avoir défendu de position « anti-jeunes », étant quand même jeune moi-même !  La proposition n’a jamais visé à créer un état policier, mais au contraire, au-delà de la répression nécessaire, à créer un encadrement des jeunes autour d’un projet développé par eux, pour eux et avec eux.  Se contenter de dire que « la police n’est pas Dieu le Père », à un moment, ne suffit pas : il faut prendre en considération le légitime ras-le-bol des gens qui habitent à cet endroit et y apporter une réponse concrète.  Il est regrettable que la majorité soit sourde aux différentes pistes de solution avancées par le MR (couvre-feu, maison de jeunes, éducateurs de rue et gardiens de la paix).  Les habitants de la Préalle apprécieront.

 

Lire l’article du journal La Meuse paru avant le Conseil

 

Lire l’article du journal La Meuse paru suite au Conseil

16/03/2009

Question orale de J. Maus relative à la création d’un « point cannabis » à Herstal

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Ma demande vise à la création d’un « point cannabis » sur notre commune. 

Loin d’être un lieu de délivrance de drogue, le point cannabis est un lieu gratuit et anonyme de prévention et d’information à destination des consommateurs, de leurs proches et de tout interlocuteur privilégié des jeunes. 

La tendance actuelle est à la banalisation des drogues dites « douces ».  Pourtant, différentes études tendent à démontrer que consommer de telles substances n’est pas si anodin que cela.  Outre les risques notamment de dépendance liés à la drogue elle-même, il y a ce qui entoure l’usage de celle-ci : problèmes de décrochage scolaire, sécurité routière, conflits familiaux etc.   

S’il ne faut pas diaboliser le cannabis, il est bien que les jeunes aient un interlocuteur privilégié vers qui se tourner pour recevoir des informations objectives, faire le point sur leur propre consommation voire recevoir un appui s’ils souhaitent diminuer ou arrêter.

C’est tout cela et bien plus encore qu’offre le « point cannabis » tel que développé par la Province de Liège.  Suite au succès du Point Cannabis de Liège, Visé et Seraing ont, à leur tour, mis en place ce type d’infrastructure avec le soutien de la Province. 

Sur le plan géographique, Herstal est proche de Maastricht et ses coffee-shops.  Par ailleurs, nous accueillons sur notre territoire plusieurs établissements d’enseignement secondaire.  Or, les adolescents sont un public particulièrement vulnérable face à la drogue.  Enfin, cette initiative pourrait également à mon sens s’inscrire dans le cadre du plan de cohésion sociale de la Région wallonne, auquel la commune projette d’adhérer.  En effet, l’accès à la santé et le traitement des assuétudes constitue l’un des quatre axes orientant la stratégie d’actions à mettre en place par les communes dans le cadre du PCS.

La venue des représentants provinciaux à Herstal le 4 février prochain m’a semblé être une bonne occasion pour prendre votre avis à l’égard de ce type de projet.

Pensez-vous que ce type d’initiative pourrait être étendue à Herstal ?  Quel est votre avis sur ce projet ?

Réponse 

L’Echevin de la santé reste très évasif.  Le collège communal et le collège provincial ont inscrit ce point à l’ordre du jour de leur réunion commune du 4 février 2009.  Il sera donc discuté lors de collège commun.

L’Echevin rappelle qu’il existe déjà un centre qui s’occupe de problèmes de toxicomanie rue St Lambert, à Herstal, et qui dépend de l’AIGS (Celui-ci s’occupe toutefois essentiellement des drogues dites « dures ») 

Lire l’article du journal La Meuse d’avant le Conseil

Lire l'article du journal La Meuse d'après Conseil

Lire l'article du journal La Meuse suite au collège commun Province/commune

En lien avec le sujet, voir le reportage d’RTC : « cannabis : forte consommation des jeunes »

27/05/2008

Question orale de J. Maus relative à la création de maisons de jeunes sur le territoire du Grand Herstal

Question

Dans votre déclaration de politique communale, vous vous engagez à « améliorer les infrastructures destinées à accueillir les jeunes et les organisations de jeunesse » ainsi qu'à « améliorer l'encadrement des jeunes par la mise en place de structures, notamment au travers du développement d'un projet social d'animation et de proximité sur le terrain, permettant aux jeunes de s'épanouir dans leur milieu de vie ».

Lorsque je vous avais interrogé sur ce point lors de la présentation de votre déclaration, vous aviez dit avoir l'intention d'effectuer un inventaire des infrastructures existantes pour les jeunes.  Cet inventaire a-t-il été réalisé et si oui, à quelle conclusion le collège est-il arrivé ?

Les jeunes manquent d'un endroit pour se réunir sans risquer de déranger les plus âgés.  Envisagez-vous de créer une ou plusieurs maisons de jeunes sur le territoire herstalien ?

Réponse

L'Echevin commence par rappeler l'existence de « Herstal J » qui quitte la rue Large Voie pour se répartir sur 3 sites dans différentes entités du Grand Herstal.  Ainsi, l'ancienne bibliothèque de Vottem accueillera des ateliers créatifs pour les plus jeunes ainsi qu'une école de devoirs.  Elle servira également de point de chute pour d'éventuels éducateurs de rue.  Une antenne sera également installée dans un appartement de la SRL Avenue de Brouckère à Herstal.  Enfin, un atelier rock sera créé dans une annexe de l'école de Liers.

Il souligne aussi l'intérêt d'une enquête sociologique menée par la SRL et qui met en évidence certains problèmes à ce niveau.  Un état des lieux des locaux disponibles est en cours de réalisation.

Dans la cité Wauters, un local est insalubre.  Une rencontre intergénérationnelle a été organisée.  Il a été décidé de faire en sorte qu'il leur soit à nouveau possible de fréquenter cet endroit.

Herstal souhaite également s'inscrire dans le cadre du futur plan de cohésion sociale du Ministre des Pouvoirs locaux qui sera opérationnel pour 2009.  Herstal se réinscrira donc dans un projet relatif à la jeunesse structuré et subsidié, ce qui permettra d'aller plus loin qu'actuellement en bénéficiant d'un personnel d'encadrement.