27/12/2010

Question orale de J. Maus relative à l’avenir du terril de la Petite Bacnure et des terrils herstaliens de manière générale

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Question

 

D’après un article paru récemment dans la presse, les travaux de sécurisation et de remise en état liés à l’éboulement du terril de la Petite Bacnure touchent à leur fin.

 

La ville avait été condamnée solidairement avec des sociétés privées (SIR et FSA) à effectuer ces travaux.  Qu’en est-il des sommes avancées ?  Pourront-elles être récupérées ?  Quel est l’état des démarches à cet égard ? 

 

Le même article fait état de votre volonté de vider le terril de ses schistes.  Le conseil communal avait voté la saisie conservatoire de ceux-ci  afin de garantir notre créance sur la société FSA en difficultés financières.  S’agit-il pour la commune de vendre les schistes afin de récupérer le montant de la créance en tout ou en partie ?

 

Pouvez-vous nous confirmer la levée des arrêtés d’inhabitabilité rue Campagne de la Banse pour fin de cette année ?  Cette levée sera-t-elle dans certains cas assortie de conditions ?

 

Je vous avais interrogés en 2006 par rapport au projet de « route des terrils », dont notre commune ne fait actuellement toujours pas partie.  Vous m’aviez dit à l’époque marquer votre intérêt pour ce projet mais attendre le dénouement du dossier de la Petite Bacnure car il aurait été inopportun d’inscrire d’abord les autres terrils puis éventuellement celui-là, qui présente un grand intérêt au niveau environnemental et touristique.  Quelle est votre position à cet égard aujourd’hui ? 

 

Réponse

 

En ce qui concerne la récupération des sommes, le Bourgmestre souligne tout d’abord qu’il regrette la décision rendue en appel.  En effet, la Ville n’est, selon lui, en rien responsable dans les évènements.  Toutefois, la justice s’est prononcée et Herstal a été co-condamnée.  La Ville a donc, contrairement aux deux autres sociétés également condamnées (FSA et SIR), pris ses responsabilités et fait sécuriser le site.  A présent, les travaux touchent à leur fin et bientôt, le problème sera donc réglé, conformément au jugement.  Il va s’agir de récupérer ce qui peut l’être auprès de la FSA et de la SIR, avec l’aide de l’avocat engagé par la Ville.  Les mesures conservatoires qui s’imposent seront prises, notamment la saisie conservatoire des schistes.  Toutefois, le Bourgmestre n’est pas très optimiste quant à nos chances de succès à ce niveau.

 

La levée des arrêtés d’inhabitabilité pourra avoir lieu dès que le jugement aura été appliqué dans toutes ses facettes techniques, et donc, quand la commune aura été dégagée entièrement de sa responsabilité.  Le timing à cet égard n’est pas précis, car tout dépend de la réception des travaux de sécurisation, mais on peut considérer que ce sera le cas vers la fin du mois d’octobre, au plus tard en décembre.  Dès la levée de ces arrêtés, les propriétaires et locataires pourront officiellement réintégrer leur habitation.  Des demandes de permis d’urbanisme pourront également être à nouveau introduites.

 

Enfin, l’avenir du terril devra également être envisagé.  Pour le Bourgmestre, un terril qui serait seulement là pour être regardé, cela ne sert à rien.  Tout le monde s’accorde sur un point : il s’agit d’un héritage du passé dont nous devons être fiers et qui doit être valorisé.  Mais quant à cette valorisation du terril, le Bourgmestre entrevoit plusieurs possibilités : soit en faire un lieu de promenade, soit en valoriser les schistes.  Le bourgmestre ne ferme donc pas la porte à un projet éventuel de qualité permettant une valorisation écologique et environnementale du site mais il laisse également la porte (grande) ouverte à un arasement du terril aux fins d’y construire des logements (qui seraient, dans son optique, minoritaires par rapport aux espaces verts qui y seraient créés).  Il souligne que les articles parus dans la presse et faisant état d’une décision quasiment certaine d’évacuer les schistes ne sont que pure provocation…La presse appréciera ! Selon le Bourgmestre, il est trop tôt pour dire quoique ce soit à ce niveau et il espère que l’on pourra y voir plus clair prochainement, ce qui, implicitement, signifie qu’il existe bel et bien un projet de logements à cet endroit.

 

Pour le MR, l’arasement du terril, à partir du moment où le site est entièrement sécurisé, ne pourra qu’être une source de nouvelles nuisances considérables, même si les schistes sont évacués par le rail, sans compter la perte écologique que représenterait la disparition du terril de la Petite Bacnure, au vu de la flore et de la faune qui s’y est développées au fil des ans.

 

Lire l'article du journal Le Soir

 

Lire l'article du journal La Meuse

 

Voir le reportage d'RTC-Liège

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