12/08/2010

Le Conseil communal du 29 octobre 2009 en bref

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-  On a avancé sur le système des sanctions administratives : les deux fonctionnaires constatateurs ont été désignés.

 

- Le Conseil a été amené à se prononcer sur le projet de marché de travaux pour le réaménagement du centre urbain de Herstal.  Le coût des travaux est estimé à 7 millions d’euros TVAC, en partie à charge du FEDER et en partie à charge de la ville. 

Le MR a voté contre, en rappelant que les commerçants, tout comme les riverains, se sont opposés massivement au projet, de manière légitime, et que malgré tout, la majorité en place continue à avancer avec des œillères.  Or, lorsque l’on envisage de modifier à ce point le visage d’une ville, il faut avoir l’adhésion des habitants et des acteurs économiques sur le projet, ce qui du reste était promis par la majorité dans sa publicité à ce sujet.

Le Bourgmestre a tout d’abord relativisé : il ne s’agit pour lui que de craintes émises par quelques commerçants rétifs au changement.  Ces craintes se portent surtout sur les sens de circulation et l’insuffisance de places de stationnement, et il se dit disposé à retenir l’une ou l’autre suggestion.  Au niveau du parking, plusieurs réunions ont eu lieu avec l’expert en mobilité, Guy HUBENS.  Un mesurage de l’utilisation actuelle des parkings a été effectué, sur base des questions suivantes : par qui et pour combien de temps ?  Le dépouillement de ce recensement est en cours.  Des contacts ont aussi été pris quant à l’aménagement ou la construction d’espaces de parking.  Le Bourgmestre s’est dit ouvert à certaines modifications mais tout en annonçant que la philosophie du projet est immuable.

Le MR a donc fait remarquer que c’est bien beau de se prétendre ouvert aux suggestions, mais concrètement, la majorité continue à avancer et si à un moment, il faut revenir en arrière sur certains points, comment fera-t-on ?  Il est par conséquent peu plausible que des concessions quelconques soient faites par rapport au projet tel qu’envisagé.  Des promesses sont faites mais on ne voit rien de concret venir et le problème du parking, pourtant essentiel à la survie d’un noyau commercial attractif, n’a toujours pas été solutionné.

L’Echevin de l’urbanisme a clôturé le débat en disant que l’opposition au projet se résumait à quelques courriers et à une pétition, mais que globalement, tout le monde est content.

 

- Lors du Conseil du 5 mars 2009, les conseillers ont appris que l’ancien stade de football du pré Wigi avait été vendu par le MET à un promoteur dont l’intention était d’y construire une implantation commerciale de 5000m².  Le 6 juillet 2009, la commune a été sollicitée concernant un permis d’urbanisme pour la construction d’une surface commerciale.  L’enquête a eu lieu du 28 août au 14 septembre et n’a pas soulevé de remarque ni de réclamation.  Le projet a été soumis à la CCAT, qui elle a rendu un avis défavorable, fondé notamment sur le risque d’aggravation des problèmes de mobilité déjà réels à cet endroit.  Le Collège communal, en sa séance du 5 octobre 2009, a remis un avis favorable mais conditionnel.  A ce jour, le dossier est toujours à l’étude chez le fonctionnaire délégué.

 

- Il a été demandé de placer des miroirs aux carrefours où un virage limite la visibilité.  Le Bourgmestre, se basant sur l’avis du Commissaire HUBENS, a fait savoir qu’il s’agit d’un thème bien plus controversé qu’on peut le penser a priori.  En effet, tout d’abord, il s’agit le plus souvent d’une solution de facilité pour le demandeur.  Or, le miroir donne une image déformée des distances.  Des notes élaborées par le MET attirent l’attention des décideurs sur ce sujet.  Ensuite, installer un miroir revient à reconnaître un danger potentiel, ce qui pourrait être un élément permettant d’établir une responsabilité de la commune dans le cadre d’une éventuelle procédure judiciaire.  Enfin, il y a tout l’entretien et le remplacement régulier de ce genre de matériel, souvent brisé.

Toutefois, le service technique n’a pas une attitude catégorique de refus à cet égard, une réflexion doit être menée au cas par cas.

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