30/09/2009

Plan communal de mobilité : les remarques formulées par le MR

Remarques

 

Je ne vais pas revenir sur mes précédentes interventions mais le moins que l’on puisse dire est que l’accouchement de ce plan a été lent et douloureux. 

 

Comme M. le Bourgmestre l’a dit « il était temps d’atterrir », ce avec quoi nous sommes bien d’accord.  On peut toutefois regretter que, malgré le temps mis par « l’expert » pour élaborer le PCM, celui-ci présente de nombreuses incohérences, s’en tient à des lieux communs se retrouvant dans presque toutes les études menées par son auteur, démontre parfois une méconnaissance de la réalité du terrain local et tient peu compte de l’arrivée programmée du tram.

 

Même s’il ne s’agit que d’un outil stratégique et non de contrainte, on aurait pu s’attendre à un travail un peu plus sérieux de la part du consultant qui, s’il est payé par la région et non par la commune, n’en est pas moins payé par le contribuable.

 

Le groupe MR remercie dès lors des fonctionnaires communaux et de police qui ont été amenés à coopérer avec l’expert sur ce plan car sans leur contribution, on est en droit de se demander si le PCM aurait servi à autre chose qu’à l’obtention de certains subsides conditionnés par l’adoption de celui-ci.

 

Il convient également de rappeler que le plan communal de mobilité se heurte, comme son nom l’indique, aux limites de l’autonomie communale.  En effet, certains projets envisagés dans des communes limitrophes (ex. : le trilogiport, le Standard) auront inévitablement des conséquences en termes de mobilité sur notre ville.  C’est alors au niveau du PUM (plan urbain de mobilité) qu’il faudra agir et que les autorités communales devront se montrer particulièrement vigilantes. Il en va de même pour les sites problématiques situés à cheval sur deux communes ou situés sur une autre commune tout en ayant des implications pour Herstal (ex. : carrefour Bonnier du Chêne-rue du Plope à Vottem, sortie d’autoroute de Vottem dangereuse à hauteur du feu)

 

Le PCM prend l’option de désengorger le centre de Herstal du trafic de transit, ce qui en soi, est plutôt une bonne chose pour préserver les zones d’habitat.  Cela soulève néanmoins deux craintes :

-         par rapport à la circulation sur les quais d’une part : si le gros du trafic contourne le centre de Herstal via les quais, ne risque-t-on pas d’avoir un engorgement à ce niveau qui paralysera l’axe Liège-Herstal-Oupeye ?  Avec les nombreux ronds-points programmés sur le Boulevard, ne risque-t-on pas de se retrouver dans une situation similaire à celle de Fléron ? Le trafic y est certes ralenti…tellement bien qu’il est à l’arrêt !   

-         par rapport à l’animation du centre ville d’autre part : si l’on évacue la grosse partie du trafic vers les voies rapides, on l’amène directement sur le pôle économique de Basse-Campagne où se trouvent les grandes surfaces et où le parking est aisé.  Or, les petits commerces qui font vivre la ville sont déjà délaissés au profit des grandes surfaces.  Si l’on décourage le passage dans le centre, qui se rendra encore dans les commerces qui s’y trouvent ?  Les boutiques de la rue Laixheau, ont, par exemple, souffert de la mise en sens unique de la rue qui y a réduit le passage.  Ne va-t-on pas créer de la sorte une cité dortoir adossée à un zoning commercial ? Il faut dès lors avant toute chose recréer un centre dynamique, agréable et convivial afin de donner l’envie aux herstaliens qui souhaitent se balader et faire du shopping de se rendre dans l’hypercentre

 

Le stationnement est et demeure « une problématique très problématique » comme l’énonce le PCM, qui n’apporte pas de solution convaincante, à tout le moins pour l’hypercentre :

-         les zones suggérées pour le stationnement hors voirie se situent sur des terrains privés et sont déjà exploitées aujourd’hui

-         le système rotatif nécessitera une surveillance constante alors qu’il y a actuellement, d’autres priorités en termes d’incivilités à traquer sur Herstal

-         si l’on introduit un système payant, on achève les derniers commerces du centre ville en encourageant la clientèle à se diriger vers les grandes surfaces dont le parking est gratuit

 

Pour le reste, les conseillers du groupe MR sont satisfaits de voir pris en compte plusieurs points soulevés par eux lors de précédents conseils :

-         l’amélioration de la liaison entre les entités du haut (Vottem, Milmort, Liers) et Herstal

-         la réflexion menée avec la SRWT, dans le cadre du réaménagement de la Place gilles Gérard à Vottem, au sujet de la possibilité de déplacer le stationnement du bus 24 rue Visé-Voie du côté du centre fermé

-         la sécurité au carrefour Meunier-Bouxthay où l’on a finalement bien décelé un problème...

-         la nécessité de revoir le plan de circulation dans le quartier de la rue Lombard à Vottem (circulation en double sens, stationnement difficile et trottoirs quasiment inexistants)

-         la nécessité de réduire la vitesse dans la rue de l’Agriculture (il faudrait aussi y créer des trottoirs)

 

Nous espérons également que le problème d’engorgement du quartier Basse-Campagne que nous avons soulevé lors d’un précédent conseil pourra être solutionné via les différentes pistes de solution proposées par le PCM.  Néanmoins, il est dommage de constater déjà que certains schémas de réaménagement sont irréalisables par manque de place sur la voirie !

 

Les habitants ont fréquemment le sentiment d’une vitesse excessive dans leur rue.  A ce titre, on peut saluer l’idée de généraliser les zones 30 dans les zones d’habitat, mais cela ne peut se faire que moyennant les aménagements nécessaires (plateaux, chicanes, ralentisseurs, coussins berlinois et autres) et partant, cela semble fort utopique.  Il sera donc nécessaire de sérier les priorités.

 

Nous continuons à être contactés par des habitants qui rencontrent des problèmes de vitesse inadaptée ou de stationnement dans leur rue (ex. : dans la rue Jean-Michel courard).  Pouvez-vous nous dire quand démarrera l’enquête publique ?  Pourriez-vous informer la population sur la manière de se faire entendre dans ce cadre via les « billets du bourgmestre » et pages d’actualités communales ?

 

Enfin, vu l’objectif de développer les voies de circulation lente, ne pourrait-on revenir sur l’idée précédemment émise de mettre à jour l’atlas des sentiers et chemins vicinaux et améliorer leur entretien ? Nous avons là un potentiel sous-exploité

 

Réponse

 

Le PCM a été réalisé par un expert commandé et financé par la RW. 

 

Le rapport a été émis après consultation de nombreux acteurs et notamment les services communaux

 

Le Bourgmestre reconnaît qu’il présente des lacunes et des incohérences et le regrette mais rappelle qu’il ne s’agit que d’un outil, un guide pour demain dans les décisions que la Ville devra prendre.

 

Au-delà de ce rôle, le PCM permettra d’obtenir certains subsides conditionnés par l’adoption d’un tel plan.

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