29/04/2009

Question orale de J. Maus relative au plan communal de mobilité

Question

 

Je vous avais déjà interrogés en mars 2007 pour connaître le calendrier quant à l’adoption du plan communal de mobilité.  Vous aviez dit vouloir faire passer celui-ci en Conseil au cours du 2ème semestre 2007.

 

Ce timing n’ayant pas été respecté, je vous ai réinterrogés à ce sujet en mai 2008, toujours pour obtenir un timing ferme et définitif pour l’adoption du PCM.   Vous m’aviez répondu que le consultant externe chargé de la réalisation de celui-ci avait pris du retard et que vous l’aviez déjà relancé plusieurs fois.  Vous espériez à l’époque disposer du projet à présenter au Collège à la rentrée de septembre et ensuite au Conseil.

 

Or nous sommes en mars 2009 (soit pile 2 ans après ma 1ère question), et toujours pas de trace du PCM !

 

Ce plan de mobilité conditionne de nombreux dossiers importants, notamment celui de la rénovation de la Place Gilles Gérard à Vottem.  En effet, concernant celui-ci vous m’aviez répondu que « tout devrait commencer fin 2008, quand le plan de mobilité sera finalisé, le cahier des charges préparé et la modification budgétaire destinée à couvrir les honoraires de l’auteur de projet chargé de l’étude votée »

 

L’arrivée du tram est par ailleurs un enjeu stratégique important, pour lequel nous devons être correctement outillés. 

 

La mobilité sera de plus en plus un enjeu crucial au cours des mois et années à venir

 

Ma question est donc, sans surprise, celle-ci : pouvez-vous nous dire où en est le plan communal de mobilité qui aurait dû être adopté depuis 2007 ?

 

Quels sont les éléments qui justifient le retard pris par le consultant externe chargé de la réalisation de celui-ci ? 

 

Des pénalités de retard sont-elles prévues dans le contrat qui nous lie au consultant ?

 

Réponse

 

Le Bourgmestre s’est tout d’abord dit convaincu que la mobilité constitue quelque chose de fondamental, surtout au niveau supracommunal (PUM – plan urbain de mobilité).  Il ne peut donc, lui aussi, que regretter le retard pris dans l’élaboration du plan.

 

C’est cependant la Région Wallonne, et non la commune, qui est maître d’œuvre.  C’est elle qui a désigné le consultant.  Si des pénalités sont dues, c’est donc entre le consultant et la Région wallonne.

 

Le retard s’explique par des problèmes inhérents au consultant (départ de membres du personnel qui ont dû être remplacés, ce qui a nécessité le lancement d’une procédure de recrutement etc.) et donc indépendants de la volonté de la commune ou de la Région wallonne

 

A côté de cela, les interlocuteurs autour de la table n’ont pas toujours été, selon le Bourgmestre, de bonne volonté. 

 

Actuellement, une version qui se veut définitive du PCM a été remise par le consultant à la Région, mais il reste encore des points de discussion entre ces deux parties.  La commune n’a donc pas encore été sollicitée quant à l’adoption du plan.

 

Le Bourgmestre estime pour sa part qu’il est temps d’atterrir et que la Région Wallonne et le consultant doivent se mettre d’accord rapidement sur les points qui restent à régler.

 

Quant à la question de savoir quels sont les interlocuteurs qui, selon ses propres termes, « n’ont pas toujours été de bonne volonté » (est-ce la Région wallonne elle-même ??), Frédéric DAERDEN reste évasif, soulignant qu’il n’y a pas que la Région autour de la table mais également des représentants du monde associatif, de la SNCB, du TEC,… avec leur propre sensibilité.  Les services communaux se sont, quoiqu’il en soit, toujours montrés pleinement coopératifs.

 

Le Plan communal de mobilité a une finalité d’orientation stratégique et non de contrainte (lien précédent post).  Mais il mérite plus qu’une présentation de quelques minutes au conseil communal.  C’est pourquoi la création d’une commission restreinte et pluraliste « mobilité » est envisagée.

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