26/03/2009

Communiqué de presse : Frédéric DAERDEN tente de vendre à l’opposition un chat dans un sac

2008 039

Les groupes Ecolo, PTB et MR au conseil communal de Herstal s’unissent pour dénoncer les nombreuses zones d’ombre du projet de revitalisation urbaine pour l’Esplanade de la paix.

 

Ils ont en effet l’impression que leur Bourgmestre tente de leur vendre un chat dans un sac.  Pourquoi ?

 

Lorsque le conseil a été appelé à se prononcer sur le périmètre et le dossier-projet de rénovation urbaine ainsi que sur la convention entre la commune et le promoteur en octobre 2008, le projet a été présenté aux conseillers sous son meilleur jour, en dissimulant tous les éléments dérangeants de celui-ci, dont notamment la hauteur de la tour.  C’est une fois de plus grâce à la presse que les élus ont pu être informés de la teneur exacte du projet, et non par les autorités communales.  La question qui se pose aujourd’hui est : pourquoi cette volonté de dissimulation ?  Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

 

Tout d’abord, il faut regretter l’absence de réponse du Bourgmestre à deux courriels envoyés par une conseillère à ce sujet.

 

Ensuite, ce n’est pas, contrairement à ce qu’ont avancé certaines mauvaises langues lors des débats, le travail de l’opposition qui est ici à remettre en cause : en octobre 2008, c’est en urgence que le point avait été inscrit à l’ordre du jour.  Les conseillers n’en ont donc pris connaissance que lors des débats, sur base des seuls éléments que la majorité PS-EPH a bien voulu leur expliquer, sans possibilité de consultation préalable du dossier. 

 

La notion d’urgence permet l’inscription d’un point supplémentaire le jour même du Conseil lorsque le vote sur celui-ci ne peut attendre le mois suivant sans porter préjudice aux intérêts de la commune et, selon les termes du Code de la démocratie locale « occasionner du danger ».  Ayant enfin pu prendre connaissance des pièces du dossier, Anne-Marie BALTHASART (ECOLO), Jennifer MAUS (MR) et Nadia MOSCUFO (PTB+) ont rédigé ensemble un courrier à l’attention du Secrétaire communal demandant que la motivation de l’urgence leur soit clairement expliquée par écrit, celle-ci n’ayant pas été développée en conseil et n’apparaissant pas au procès-verbal.

 

Afin d’éviter une crise de confiance dans le fonctionnement démocratique communal, les trois drôles de dames exigent aujourd’hui que toute la lumière soit faite sur ce dossier.  Les arguments – du reste contradictoires – de Frédéric Daerden quant à l’étendue de sa connaissance du projet et des plans n’ont pas convaincus, voire même, inquiètent.  Après avoir passé l’ensemble du dossier au peigne fin, trop d’inconnues subsistent encore, par exemple, quant au titre de propriété du terrain sur lequel la construction de la tour est envisagée.

 

Anne-Marie BALTHASART (Ecolo)

Jennifer MAUS (MR)

Nadia MOSCUFO (PTB+)

 

Lire l’article du journal La Meuse

 

Lire l’article du journal Le Soir

23/03/2009

Le Conseil communal du 29 janvier en bref

Maison cale

- Les problèmes de mobilité dans le quartier Basse-Campagne ont été débattus.  En effet, depuis l’arrivée du Mediamarkt et l’agrandissement du pôle commercial, les embouteillages se sont considérablement accrus dans ce quartier, au point que nombreux sont ceux qui évitent de prendre leur véhicule le samedi après-midi.  A l’époque de la création du rond-point du 12e de Ligne, le Bourgmestre nous avait joué l’Arlésienne, revenant sur la prolongation du tronçon de route à la sortie d’Intradel.  La question était donc de savoir quand les citoyens pourront espérer retrouver enfin un semblant de mobilité à Basse-Campagne. 

Le Bourgmestre a reconnu l’existence d’un problème de fluidité du trafic.  Le rond-point de Clawenne a amélioré les choses, tant au niveau de la sécurité que de la mobilité, mais cela ne suffit pas.  Toutefois, en dépit des excellents contacts qu’il entretien avec le MET (et « Papa »), le Bourgmestre a souligné l’impossibilité d’exiger de lui à la fois, la réfection du Boulevard, la bretelle d’Intradel, etc. Cela sera demandé, mais il est impossible de réaliser tous les travaux de manière concomitante tant il y a à faire.

- Les préoccupations des habitants de la rue Brixhe ont été relayées au collège.  Ceux-ci se plaignent en effet des dégâts et désagréments causés par les camions d’une entreprise qui y est implantée lors de la réalisation de manœuvres.  Le collège a tout d’abord nuancé le problème, en rappelant que, vu la configuration des lieux, il était question de poids lourds roulant à faible allure et à raison de 5 véhicules/semaine. La rue ne pouvant être élargie, la conclusion et qu’il est impossible de trouver une solution à ces nuisances sans porter atteinte à l’activité même de l’entreprise (qui est bien consciente que l’endroit n’est pas idéal, mais ne peut envisager un déménagement à l’heure actuelle)

 

- La polémique a fait rage sur le projet de construction d’une nouvelle tour à l’Esplanade de la paix.   Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, il faut savoir que le CWATUP défini l’opération de revitalisation urbaine comme « une action visant, à l’intérieur d’un périmètre défini, l’amélioration et le développement intégré de l’habitat, en ce compris les fonctions de commerce et de services, par la mise en œuvre de conventions associant la Commune au service privé ».

Le dossier de l’Esplanade est ainsi arrivé une première fois sur la table du Conseil en juillet 2008.  A cette occasion, il a été dit qu’un promoteur privé avait un projet d’appartements sur deux propriétés lui appartenant, jouxtant l’espace communal de l’Esplanade de la Paix et de l’autre côté de la rue.  Grâce à l’opération de revitalisation urbaine, la commune peut ainsi réaliser le réaménagement de l’espace de l’Esplanade de la Paix donnant sur la rue Hayeneux.  Le Conseil a donc été invité à décider de la passation d’un marché public de services par procédure négociée sans publicité visant à arrêter une convention avec un auteur de projet, chargé de la mission de réaménagement de l’espace public de l’esplanade de la paix et de l’élaboration du dossier de revitalisation urbaine.  Il a également été décidé de solliciter des subsides auprès de la Région wallonne.

Suite à cette décision du Conseil, le Collège a désigné, fin juillet 2008, 3 bureaux d’architecture à consulter.  Parmi ceux-ci, un seul a rentré une offre, à savoir le bureau Valentiny, qui a ainsi été retenu comme adjudicataire, toujours par le collège, début octobre 2008.

Le dossier est alors revenu devant le Conseil communal en séance du 30 octobre 2008.  Le point a été admis en urgence, ce qui signifie qu’il n’était pas repris dans l’ordre du jour que reçoivent les conseillers une semaine avant la tenue du Conseil (il faut également savoir que, dans ce cadre, le Conseil est appelé à voter sur l’urgence d’un point dont il ne connaît pas le contenu…or, dans ce cas, comment savoir si le point est urgent ?).  Nous avons alors été informés du fait que le Collège avait retenu le bureau Valentiny comme auteur de projet. En ce qui concerne le projet de Visimmo (promoteur privé) pour l’Esplanade, il nous a été dit qu’il s’inscrivait parfaitement dans les enjeux du schéma directeur de rénovation urbaine ; que le promoteur envisageait la création d’un parking souterrain afin de dégager la vue ainsi que des espaces verts.  Il nous a également été dit que, pour que la commune puisse bénéficier d’une subvention de 100% accordée par la Région pour les aménagements publics, le Conseil devait approuver le périmètre de revitalisation englobant le domaine du privé et le domaine communal d’intervention ainsi que le dossier projet de revitalisation urbaine.  Au vu ces quelques éléments, le Conseil a dans une très large majorité approuvé le point.  De la même manière, le Conseil a adopté la convention de revitalisation urbaine passée avec le promoteur immobilier Visimmo.  Jamais il n’a été question lors de cette séance des plans et encore moins de la hauteur de la tour !

Depuis ce vote en octobre, les conseillers n’ont eu aucune information supplémentaire.  Par contre, le projet envisagé par Visimmo et Valentiny a été dévoilé dans la presse et présenté aux habitants de l’Esplanade.  Les riverains ont clairement marqué leur opposition à cette idée de gigantesque tour de 27 étages, qui ajouterait 300 habitants à un quartier déjà très densément peuplé, allant ainsi à l’encontre des objectifs de convivialité, de mobilité et de sécurité que la commune dit poursuivre au travers de la rénovation urbaine.  Une proposition a donc été déposée visant à suspendre l’évolution du projet et organiser une réunion de consultation et d’information objective des comités de gestion des immeubles actuels de l’Esplanade, du Comité de participation de Marexhe, du comité de Rénovation urbaine, de la CCATM, et des chefs de groupes des partis représentés au Conseil communal.

Pour le Bourgmestre, qui, clairement séduit par le projet, compare la tour à « un phare signalant l’entrée de Herstal et de la Basse-Meuse », il est impossible de suspendre ce qui n’a pas démarré, la demande de permis n’ayant pas encore été introduite.  Le processus d’enquête publique sera lancé dès la demande de permis introduite et à ce moment, chacun pourra exprimer ses remarques.  Après avoir tenu, en présence des nombreux riverains présents au fond de la salle, des propos aussi flous que contradictoires au sujet de sa connaissance des plans et de l’état d’avancement du dossier, il s’en est ensuite pris à l’opposition, l’accusant de ne pas avoir consulté le dossier lorsque celui-ci a été présenté en octobre.  Le MR a pour sa part rappelé qu’en octobre, il n’avait jamais été question d’une tour de 27 étages et a exprimé son sentiment d’avoir été trompé par le Bourgmestre, qui a tronqué la vérité en ne montrant du projet que ce qui pouvait en être perçu comme positif.  Il a également souligné le caractère grotesque du projet, qui prévoit la création d’une tour tout en hauteur à une époque où les constructions s’envisagent « à taille humaine », dans un souci de convivialité, de sécurité et de mobilité.  Ce projet va donc à l’encontre des préoccupations partagées et des objectifs poursuivis par l’ensemble des conseillers dans le cadre de la rénovation urbaine.  Majorité et opposition se sont en revanche rencontrées sur la nécessité de tenir des séances d’information avec les personnes concernées avant toute procédure officielle.

Lire l’article du journal La Meuse

 

-Nombreux sont les passages pour piétons qui mériteraient de connaître une nouvelle jeunesse sur le territoire communal.  Un certain nombre d’entre eux a pu être refait en 2008 mais c’est loin d’être terminé.  Il faut de surcroît attendre des jours plus cléments, l’opération ne pouvant être réalisée efficacement en-dessous d’une certaine température.  La commune va toutefois tester un nouveau matériel avec une durée de vie fort supérieure.

 

- l’Echevin a fait le point sur les problèmes de pollution à l’ancienne décharge de Vottem, dénoncés par un médecin en décembre 2008.  Des contacts ont été pris avec la SPAQUE, qui, avant toute mesure de forage, de sondage ou autre, réalise un historique.  A ce titre, elle cherche d’ailleurs des personnes ressources pour nourrir le dossier.  Avis aux connaisseurs !  Aucun délai n’est actuellement connu pour la réalisation du travail de la SPAQUE.

16/03/2009

Question orale de J. Maus relative à la création d’un « point cannabis » à Herstal

minilogoQuestion

Ma demande vise à la création d’un « point cannabis » sur notre commune. 

Loin d’être un lieu de délivrance de drogue, le point cannabis est un lieu gratuit et anonyme de prévention et d’information à destination des consommateurs, de leurs proches et de tout interlocuteur privilégié des jeunes. 

La tendance actuelle est à la banalisation des drogues dites « douces ».  Pourtant, différentes études tendent à démontrer que consommer de telles substances n’est pas si anodin que cela.  Outre les risques notamment de dépendance liés à la drogue elle-même, il y a ce qui entoure l’usage de celle-ci : problèmes de décrochage scolaire, sécurité routière, conflits familiaux etc.   

S’il ne faut pas diaboliser le cannabis, il est bien que les jeunes aient un interlocuteur privilégié vers qui se tourner pour recevoir des informations objectives, faire le point sur leur propre consommation voire recevoir un appui s’ils souhaitent diminuer ou arrêter.

C’est tout cela et bien plus encore qu’offre le « point cannabis » tel que développé par la Province de Liège.  Suite au succès du Point Cannabis de Liège, Visé et Seraing ont, à leur tour, mis en place ce type d’infrastructure avec le soutien de la Province. 

Sur le plan géographique, Herstal est proche de Maastricht et ses coffee-shops.  Par ailleurs, nous accueillons sur notre territoire plusieurs établissements d’enseignement secondaire.  Or, les adolescents sont un public particulièrement vulnérable face à la drogue.  Enfin, cette initiative pourrait également à mon sens s’inscrire dans le cadre du plan de cohésion sociale de la Région wallonne, auquel la commune projette d’adhérer.  En effet, l’accès à la santé et le traitement des assuétudes constitue l’un des quatre axes orientant la stratégie d’actions à mettre en place par les communes dans le cadre du PCS.

La venue des représentants provinciaux à Herstal le 4 février prochain m’a semblé être une bonne occasion pour prendre votre avis à l’égard de ce type de projet.

Pensez-vous que ce type d’initiative pourrait être étendue à Herstal ?  Quel est votre avis sur ce projet ?

Réponse 

L’Echevin de la santé reste très évasif.  Le collège communal et le collège provincial ont inscrit ce point à l’ordre du jour de leur réunion commune du 4 février 2009.  Il sera donc discuté lors de collège commun.

L’Echevin rappelle qu’il existe déjà un centre qui s’occupe de problèmes de toxicomanie rue St Lambert, à Herstal, et qui dépend de l’AIGS (Celui-ci s’occupe toutefois essentiellement des drogues dites « dures ») 

Lire l’article du journal La Meuse d’avant le Conseil

Lire l'article du journal La Meuse d'après Conseil

Lire l'article du journal La Meuse suite au collège commun Province/commune

En lien avec le sujet, voir le reportage d’RTC : « cannabis : forte consommation des jeunes »

Conseil communal du 29 janvier 2009 : les points déposés par le MR

groupe MR

1. Question orale relative à la sécurité des habitants de la rue Brixhe

2. Question orale relative à la mobilité

3. Question orale relative à la nécessité de retracer les bandes blanches des passages pour piétons

4. Question orale relative à la création d’un « point cannabis » à Herstal