06/10/2008

Communiqué de presse relatif à l’absence de la commune de Herstal au salon de l’emploi de la Basse-Meuse

2008 039Les communes d’Oupeye, Visé et Bassenge, en collaboration avec l’ASBL Basse-Meuse Développement et le forem, organisent le 11 octobre prochain la 4e édition du salon de l’emploi de la Basse-Meuse.

 

Le MR s’étonne de constater qu’une fois de plus, la commune de Herstal brillera par son absence, et ce, alors même qu’un accord de partenariat avec Visé et Oupeye vient d’être voté au Conseil communal concernant la maison de l’emploi de la Basse-Meuse.  La logique aurait voulu que Herstal s’associe à ces mêmes communes dans le cadre du salon de l’emploi.

 

Interrogé à ce sujet l’an passé par J. MAUS, chef de groupe MR, F. DAERDEN avait estimé qu’il y avait suffisamment de concret pour l’emploi à Herstal et qu’aussi longtemps que l’organisation du salon ne serait pas confiée à l’ASBL Basse-Meuse Développement qu’il préside, Herstal n’y participerait pas !  (pour 2006, voir ici)

 

Evidemment, le dossier de la maison de l’emploi est, quant à lui, mis en œuvre par l’ASBL, et l’implantation principale sera située à Herstal…

 

Le Mouvement Réformateur regrette pour sa part que le parti dit « socialiste » herstalien laisse une question d’emprise politique l’emporter sur l’opportunité de participer à une démarche sociale, sur un thème primordial pour les citoyens, à l’heure où la hausse du pouvoir d’achat constitue une priorité.

 

D’autre part, même si la concrétisation toute proche de la maison de l’emploi – réclamée par l’opposition depuis deux législatures – est sans conteste une belle avancée,  aucune action n’est superflue en matière d’emploi, et surtout pas dans une commune comme Herstal, qui compte tout de même plus de 3500 demandeurs d’emplois inoccupés.

Commentaires

Mademoiselle Maus, que fais le MR pour dynamiser l'emploi à Herstal ou ailleurs dans la région? Le constat est accablant. Le boulevard de la Sauvenière grouille d'agences intérim, les emplois proposés sont assortis de salaires minables qui découragent à mon sens bon nombre de travailleurs. Des salaires qui encouragent surtout à prendre la train pour aller travailler dans la capitale ou à passer des examens au selor!A quand une réelle démarche sociale de la part d'un parti aussi riche en idées que le vôtre? Salutations distinguées.

Écrit par : Lucienne | 12/10/2008

Salon de l'emploi à Bierset Petit récapitulatif de la journée:
Des navettes étaient mise à disposition des demandeurs d'emplois. Celles-ci démarraient de la place St Lambert et nous ont amenés à l'aéroport de Bierset. Des centaines de personnes, se bousculaient, en espérant pouvoir monter dans les bus. Collés les uns aux autres, comme des boeufs, nous voilà partis à la conquête du Graal.La plupart des demandeurs d'emplois qui étaient présents sur place avaient reçus une convocation du FOREM. D'autres n'avaient pas reçu de convocation. La sélection se serait faite par ordinateur, au pif, sans tenir compte des critères de sélections qui donnaient accès aux emplois proposés sur place. Certains même n'étaient pas demandeurs d'emploi mais ceux-ci avaient reçus une convocation stipulant qu'ils devaient toutefois participer à l'évènement. Sur place, une multitude de stands, avec les responsables HR qui nous attendaient avec des offres d'emplois. La FN, Browning, H&M et j'en passe. La plupart des emplois proposés étaient accessibles à des personnes possédant au minimum un diplôme de gradué. Alors pourquoi envoyer des personnes qui n'avaient même pas de diplôme? Pour faire semblant qu'il y avait du monde?? Tout simplement révoltant. Et cerise sur le gâteau: les sandwich à l'aéroport coutaient 4 euros sans boisson. Joli joli pour un salon ouvert aux demandeurs d'emploi dont les revenus ne dépassent pas la barre des 1100 euros.

Écrit par : Lucienne | 12/10/2008

Réponse au 1er commentaire Madame,

Vous avez raison, lorsque l’on critique quelque chose, il faut proposer une alternative, donc, je vais tenter de vous présenter brièvement les idées du MR concernant l’emploi (sachant que ce sujet mériterait des discussions de plusieurs heures s’étalant sur plusieurs pages, mais je tâcherai d’être concise).

La création d’emploi ne naît pas d’une formule magique mais de la conjugaison d’actions menées à différents niveaux de pouvoirs et dans des domaines différents.

La première démarche doit être de favoriser l’implantation de nouvelles entreprises : sans entreprise, pas d’emploi ! Sans patron, pas d’ouvrier ! La diminution de la pression fiscale pesant sur les entreprises (et notamment les intérêts notionnels tant décriés par certains), la réduction des charges patronales, sont autant de facteurs qui favorisent l’émergence et/ou la pérennisation des PME, grandes pourvoyeuses d’emplois stables dans notre pays.

En ce qui concerne les salariés, la réforme fiscale a permis d’augmenter leur salaire-poche. Il faut continuer sur cette voie (la Belgique est à la quatrième place mondiale des pays les plus taxés selon une récente étude de KPMG). Il est également indispensable de créer l’écart entre les allocations de chômage et les plus faibles revenus du travail. Il n’est pas normal qu’il soit plus intéressant financièrement d’être au chômage que de travailler !

Bien des choses sont également à revoir dans l’enseignement. Il faut réinvestir dans le technique et le professionnel, trop souvent perçus comme filières « de relégation », alors qu’elles peuvent offrir de réels débouchés. Il faut également que les formations soient plus en adéquation avec les exigences des recruteurs.

Pour en revenir à Herstal, il est paradoxal de constater un tel taux de chômage alors que nous abritons le zoning des hauts-sarts et que les infrastructures du port autonome de Liège sont toutes proches. Des outils comme la maison de l’emploi et le salon de l’emploi de la Basse-Meuse permettent une meilleure prise en charge et une meilleure information des demandeurs d’emploi, même si ça ne suffira pas à résoudre tous les problèmes.

Ce qui me paraît fort peu social, c’est qu’il a fallu attendre des années avant de bénéficier d’une maison de l’emploi à Herstal, l’emploi étant toujours le parent pauvre du budget communal alors que des sommes considérables (et sans cesse croissantes) sont consacrées à l’autopromotion du collège et à des activités fancy-fairistes (façades illuminées, façades fleuries, etc.)certainement plus porteuses électoralement et médiatiquement parlant.

Écrit par : Jennifer Maus | 29/10/2008

Réponse au 2e commentaire Le salon de l’emploi de Bierset était organisé par le Forem (soi-dit en passant, administration de la Région wallonne dépendant du ministre socialiste Marcourt).
Je ne peux que vous rejoindre : il y a des choses à améliorer au niveau du fonctionnement du Forem. A cet égard, le MR plaide pour que les Régions proposent aux chômeurs des plans d’accompagnement en parfaite adéquation avec leur profil préalablement établi. Ce n’est qu’en ciblant strictement les aptitudes et aspirations du demandeur d’emploi que l’on peut mener une politique de mise ou de remise au travail réellement efficace. En outre, Le demandeur d’emploi doit être renseigné dès le début du chômage de la liste des fonctions critiques et des qualifications requises pour y accéder. La poursuite d’une formation dans ces domaines doit être encouragée et valorisée.
Le choix de l’aéroport de Bierset (société dirigée, entre parenthèses, par le socialiste L. Partoune) comme cadre n’était pas non plus, il est vrai, le plus adéquat et le moins coûteux.

Écrit par : Jennifer Maus | 29/10/2008

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