05/02/2006

Deuxième dossier du Comité de participation : l’athénée de Vottem

Premier volet : le sort de l’athénée

 

Le bâtiment principal de l’ancien athénée de Vottem (propriété de la Communauté française) est à l’abandon depuis de nombreuses années, et se trouve dans un état de délabrement avancé, de sorte qu’il présente un danger réel pour les gens et les enfants s’y aventurant.

 

Par ailleurs, ce site est également l’un des derniers coins de verdure du quartier.  Or, le rapport préalable à l’élaboration du schéma de structure communal relève le manque d’espaces verts et invite à la réflexion de groupes locaux pour préserver et aménager le paysage.

 

Au plan de secteur, le site de l’ancien athénée est répertorié comme « zone de services publics et d’équipements communautaires ».  Toutefois, à bien des égards, ce plan de secteur ne colle plus à la réalité.

 

Alarmé par les rumeurs au sujet de la future affectation du site (implantation d’une entreprise qui risquerait de nuire à la tranquillité des riverains), le Comité de participation a souhaité être rassuré sur ce point.

 

N’obtenant aucune réponse de la commune, nous avons décidé de mener l’enquête nous-mêmes.  Après avoir pris contact avec la SPI+, qui nous a confirmé qu’une étude en vue de l’installation d’une entreprise avait été envisagée mais était au point mort, nous avons adressé une note à l’ensemble des chefs de groupe du Conseil communal et contacté la presse (voir articles de Mme Comminette, journal La Meuse © et de Mme Dejardin, La D.H. ©).

 

Par cette note, nous demandions au bourgmestre d’une part, de veiller à la sécurisation du site afin de prévenir tout accident, et d’autre part, de demander un changement du plan de secteur en vue de la réalisation d’un parc sur le site de l’ancien athénée.

 

En ce qui concerne la sécurisation du site, les autorités communales ont rappelé à la Communauté française ses obligations.  Par ailleurs, les bâtiments ont été occupés à titre temporaire par un club de motards (?) ainsi qu’un club de danse.

 

En ce qui concerne son affectation, la commune n’a tout d’abord exclu ni la possibilité d’y créer un parc, ni la possibilité d’y installer une PME.  Il semblerait toutefois qu’à l’heure actuelle, une autre affectation, qui ne nécessiterait pas de changement du plan de secteur, soit envisagée, et que les actes seraient sur le point d’être signés.

 

Deuxième volet : les risques de présence d’amiante dans les bâtiments

 

Suite à la parution d’un article du journal La Meuse © établissant que de nombreux bâtiments scolaires construits dans les années 1960 contiennent de l’amiante, nous avons interrogé la Ministre-Présidente de la Communauté française afin de savoir si ce type de matériau avait été utilisé lors de la construction de l’ancien athénée.

 

Dans sa réponse, la Ministre se veut rassurante.  La présence d’amiante inerte est possible sous forme de plaques d’Eternit, mais il n’y a danger que lorsque celles-ci sont forées et que la poussière dégagée est respirée en quantité importante dans un espace confiné.  La Ministre promet également une nouvelle inspection du site, dont le comité n’a toutefois pas encore obtenu les résultats.

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